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Mis en ligne lundi 27 novembre 2006 par Daniel MATHIEU - Brèves de l’Actualité - Environnement
Parlement - 22/11/2006
La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté le 21 novembre un amendement au projet de loi sur l’eau visant à permettre l’usage de "préparations naturelles issues de fabrication artisanales", telle que le purin d’ortie, sans autorisation préalable de mise sur le marché.
La commission, qui a commencé le 21 novembre l’examen en deuxième lecture du projet de loi, a adopté un amendement des députés UDF François Sauvadet et André Santini, visant à exclure ces préparations naturelles et artisanales du "champ de l’homologation préalable à la mise sur le marché et à la distribution des produits phytosanitaires".
Au mois de septembre, un horticulteur de l’Ain, qui dispensait des formations sur les désherbants et engrais naturels, notamment le purin d’ortie, avait subi une inspection dans le cadre de la nouvelle loi d’orientation agricole. Ce contrôle avait suscité l’indignation de la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna), qui trouvait "scandaleux que la promotion et la mise en ouvre de traitements naturels soient soumises à une telle répression".
Les travaux en commission se poursuivent le 22 novembre sur ce projet de loi qui sera examiné en séance plénière le 30 novembre.
Voir l’article publié précédemment à ce sujet et les nombres réactions des lecteurs : Guerre de l’ortie
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Faut arrêter de dire que parce que c’est naturel, ce n’est pas nocif ! Cette affirmation est une ineptie totale et mensongère (ex : la nicotine, qui est très toxique et cancérigène) ; la roténone, utilisée en agriculture biologique est également très cancérigène et serait sûrement recalée si ce n’était la seule possibilité de traitement à l’heure actuelle en agriculture biologique.
D’un autre côté, je ne suis pas opposé au principe que l’on puisse utiliser chez soi les produits que l’on veut, dans la mesure où : on accepte les risques éventuels pour soi liés à leur utilisation ; on assume les conséquences éventuelles (en terme financier) liées à une pollution ou à dégât important lié à cette utilisation ; on ne puisse pas commercialiser sa production (pour consommation personnelle uniquement).
Enfin je précise également que les produits chimiques, contrairement à ce que certains semblent croir, subissent des tests longs et couteux avant leur mise sur le marché qu’il y en a et en aura de moins en moins à l’avenir (directive Reach notamment) et qu’il ya des précautions d’emplois à lire et A RESPECTER.
Enfin les produits vendus en magasin pour le jardin, bénéficient (et doivent bénéficier) d’une AMM comme tous les autres produits phytos
Cordialement
Christophe G.
des tests longs et couteux,...certes
mais pas de remise en cause sur les produits qui furent homologués avant 1980 (dans ces eaux là) (sauf quelques cas, trop rares) mais pas sur les mélanges, qui sont régulièrement employés par les agriculteurs (j’ai passé mon été dans les champs et vergers à en interroger, je sais de quoi je parle..) et recommandés par les industriels et uniquement sur la molécule active et non sur le produit fini, c’est à dire celui qui est employé !
de gros doutes font donc plus que planer... et pour paraphraser un doux utopiste des lignes précédentes " Faut arrêter de dire que parce que c’est testé, controlé, ce n’est pas nocif !" (ou "c’est d’un risque acceptable"... ) utopiste et peut être révisionniste, qui serait peut être bien fichu de nous dire que l’amiante, c’était un "détail de l’histoire" des mensonges industrielles... par ailleurs une AMM identique pour les produits naturels est parfaitement inenvisageable, car tout cela se situe dans un autre référentiel économique et social. C’est comme si on essayait bétement d’appliquer les codes des brevets et de la propriété intellectuelle aux logiciels libres, la propriété privée à des indiens d’amazonie, où si l’on essayait de vous obliger à conventionner votre grand mère pour qu’elle est l’autorisation de garder vos enfants... ces produits correspondent à d’autres pratiques, à d’autres circuits économiques, auxquels nous devons aménager une place pour réguler les dérives des systèmes économiques et industrielles "classques" et redynamiser nos territoires en "re"créant de l’emploi local. (défaire et refaire, c’est toujours du PIB) mais le corrolaire est bien sur de faire des études préalables et d’obliger à des tests et controles. Pour les plantes médicinales, il y a des chromatographies et autres analyses obligatoires. il sagit toujours de se protéger des charlatans, depuis ceux qui vendent des pastilles de sapin gout sapin, à ceux qui vendent des produits miracles toxiques mais homologués ... il est long le chemin du bon sens et de l’honnéteté... si on commencait chez soi ?
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