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Communiqué, en réponse à l’argumentation de Kokopelli : "Légumes anciens : des lois pour protéger le consommateur et la biodiversité"

Mis en ligne mardi 23 janvier 2007 par Accueil Tela Botanica - Points de vue

A l’issue d’un procès à fort retentissement médiatique, le président de l’association Kokopelli a été reconnu coupable de vente de semences de variétés non conformes par la cour d’appel de Nîmes. Ce procès a été intenté à la suite de fraudes constatées par la DGCCRF*. Le Gnis* et la FNPSP* étaient parties civiles.

Pourquoi Kokopelli a été condamné
Le président de l’association était poursuivi en raison de la commercialisation illicite de graines de variétés non inscrites au catalogue européen des espèces et variétés. Or cette inscription est obligatoire pour les plantes les plus cultivées, comme par exemple la tomate ou la carotte : elle sert à identifier les variétés vendues, afin de ne pas abuser les acheteurs - jardiniers amateurs ou agriculteurs -. Ainsi n’ont-ils pas la mauvaise surprise de constater, trop tard, que leurs légumes ne correspondent pas à la variété désirée.
Les lois sur les semences sont faites pour protéger les consommateurs de tous les abus éventuels des vendeurs. L’Etat, par l’action de la DGCCRF, a la responsabilité de les faire respecter. En l’occurrence, 3 426 infractions ont été constatées chez Kokopelli. Chargé depuis 1962 par les pouvoirs publics d’encadrer la filière semences et de contrôler la production, la conservation et la distribution des semences et plants, le Gnis devait se porter partie civile.

La réglementation encourage la conservation des légumes anciens
L’association Kokopelli justifie ses actes illégaux en invoquant la conservation de la biodiversité et des légumes anciens menacés, selon elle, de disparaître du territoire français.
La conservation des variétés anciennes est une grande préoccupation des entreprises de semences, et la réglementation française l’encourage. Une liste particulière du catalogue a été spécialement créée à cet effet en France en 1997, sous l’impulsion des professionnels des semences et des associations de conservation, qui permet d’inscrire ces variétés et de les vendre aux amateurs. Les critères d’inscription sur cette liste sont plus souples que ceux exigés pour les nouvelles variétés mises sur le marché professionnel. Par ailleurs, l’inscription est gratuite, car son coût est totalement pris en charge par le Gnis, la FNPSP et le Geves*, et donc à la portée de toute petite structure désireuse de conserver ces précieuses variétés. Les variétés anciennes sont ainsi conservées et vendues par des entreprises et artisans semenciers qui respectent les règles, et donc les consommateurs, en leur garantissant la qualité des semences et l’identité des variétés annoncées. Enfin, ce sont les entreprises de semences, qui, aux côtés d’un certain nombre d’associations, se sont investies dans la conservation de milliers de variétés anciennes, souvent depuis des dizaines d’années, et qui sont à l’origine des grandes collections nationales françaises.

Kokopelli ne conserve pas la biodiversité
De nombreuses variétés commercialisées par l’association Kokopelli, qui se fixe pour mission la conservation de la biodiversité "de nos aïeux", proviennent en réalité soit des Etats-Unis, soit d’autres pays du monde. Ce "plus grand réservoir génétique français" ne conserve par exemple que 37 carottes, lorsque les réseaux associatifs, dont font partie les entreprises de semences et les instituts publics, en conservent plus de 400. Enfin, certaines des variétés "anciennes" de l’association Kokopelli, qui seraient menacées de disparition, sont pourtant soit inscrites au catalogue européen, ou sur la liste pour amateurs (par d’autres entreprises distribuant des semences de variétés anciennes et qui jouent le jeu réglementaire), soit déjà commercialisées à l’étranger. La description des variétés, non inscrites, vendues ou conservées par l’association Kokopelli, est souvent imprécise : elle ne répond pas aux critères scientifiques d’identification, ce qui sème un doute sur la qualité de la conservation de ces variétés.

Exemples de la tomate et de la carotte
Quelques chiffres suffisent à montrer où la biodiversité est en réalité conservée et disponible.
-  2565 variétés de tomates sont inscrites au catalogue européen ou sur la liste des variétés anciennes pour amateurs (85) et commercialisables en France, tandis que des milliers de variétés, populations et cultivars de tomates sont conservés par les entreprises de semences qui respectent la réglementation. L’association Kokopelli dit en conserver 600 et en vend 286, dont 14 sont inscrites au catalogue européen et 37 sur la liste de variétés anciennes. Sur les 235 variétés non inscrites, 150 sont d’origine américaine.
-  Plus de 400 variétés de carottes, espèce historiquement développée en France et en Europe, sont conservées par les semenciers, et 500 sont inscrites au catalogue et commercialisables (4 sur la liste de variétés anciennes). L’association Kokopelli affirme en conserver 37, et les 10 variétés qu’elle vend sont toutes inscrites au catalogue.

La directive européenne 98/95 ne résoudra pas le problème de Kokopelli
Kokopelli fait croire, avec certaines organisations, que sa condamnation est due à la non application par la France d’une directive européenne de 1998 (CE 98/95) sur les variétés de conservation. Il convient d’apporter les précisions suivantes :
-  C’est la commission européenne qui tarde à sortir la directive d’application permettant la préservation des variétés menacées d’érosion génétique dites "variétés de conservation".
-  L’interprofession des semences n’a cessé de faire savoir tant à Bruxelles qu’à Paris qu’elle souhaitait une sortie rapide de ce texte.
-  Ce texte ne permettra de toute façon pas de vendre, comme le fait Kokopelli, des variétés américaines non inscrites, nullement menacées d’érosion génétique.

*DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
*Gnis : Groupement national interprofessionnel des semences et plants. Le Gnis représente l’ensemble des professionnels de la filière semences, constituée de 71 entreprises de sélection (dont 80% sont des PME), 243 entreprises de production, 20 300 agriculteurs- multiplicateurs, 15 000 salariés et 24 000 points de vente.
*FNPSP : Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales
*Geves : Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences

Contact Gnis : Jean WOHRER,
Tél : 01.42.33.51.12

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Vos commentaires sur cet article

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  • Le 22 octobre 2014 par TERRAZAS

    Bonjour M. Wohrer, votre article me semble très intéressant pour traiter le subjet de Kokopelli : un bienfaiteur ou un criminel ? je fais une présentation à ce propos au Gymnase d’Yverdon, et je voudrais avoir l’autorisation d’utiliser votre article comme une source pour argumenter de points de ma présentaion. En attendant une réponse positif je vous souhaite une bonne journée.
  • Le 13 avril 2009 par Wilfrid

    Désolé cher monsieur Jean Wohrer, pour ce qui est de la défense du consommateur ma confiance va aux association de consommateurs plutôt qu’aux syndicats professionnels tel le GNIS. Or je ne sache pas qu’aucune association de consommateur ne se soit portée partie civile contre Kokopelli. L’argumentation du GNIS est parfaitement tartuffienne, que penserait-on d’un industriel de l’armement qui attaquerait en justice un fabricant de couteaux pour non respect des conventions de Genève ? Or propos me direz-vous, pas si sûr, que produisait Monsanto pendant la guerre du Vietnam ? Votre argumentation est inique, empêcher des citoyens d’avoir accès aux semences de leur choix, c’est au mieux du totalitarisme.
  • Le 5 décembre 2008 par

    Il y a un très intéressant article à lire dans les "4 saisons du jardinage", n°170, mai-juin 2008, sur les dessous de l’affaire kokopelli. On y apprend que nombreux semenciers "graines anciennes" (Biaugerme, Germinance...) essayaient de faire un accord avec le GNIS et que kokopelli s’y est opposé en 1997. L’article rappelle que kokopelli n’est pas le seul à défendre la semence ancienne, et qu’il existe nombreux acteurs dans ce domaine, tel le réseau semences paysannes.

    Il y a même des équivalent non commercial à kokopelli sur le net, par exemple : http://www.semeurs.net où le jardinier peut récupérer plus de 3500 variétés potagères sans acheter...

  • Le 2 novembre 2008 par c Geoffrion

    Je suis ancien chercheur à l’INRA ou ma spécialité était la multiplication par embryogénèse somatique, j’ai quitté mon poste sans regret quand j’ai compris que l’objectif de mon travail était la multiplication d’arbres génétiquement modifiés. Sans regret pour un poste de formateur bien moins glorieux mais moralement plus confortable. Et je suis dégouté par ce qui se passe encore, cela fait 10mn que j’essaie de me connecter sur le site de kokopelli et que je retombe comme par hasard sur le site de baumaux(dont j’étais un client régulier). les mêmes mécanismes sont en route aussi pourri et impitoyable que quand j’ai vu il y a ving ans un service d’ecologie forestière autonome financièrement et de notoriété internationale se faire broyer et remplacer par un service de génie génétique à la solde des privés et plus valorisant pour l’orgueil des ingénieurs IGREF et ENITEF qui font la pluie et le beau temps dans le monde de la recherche agronomique. Il faut continuer à se battre !! il n’y a pas d’autre espoir
    • Le 8 avril 2009 par sylvie boussand

      Kokopelli vend des graines, et alors ? Quelqu’un s’est-il plaint de la qualité ? Avec ce qui se trame en ce moment à l’INRA (AGCS après l’INSERM et le CNRS) il y a d’autres chats à fouetter avec les grands noms de l’agro-industrie qui sont en embuscade. Que je sache, la pomme de terre est bien une plante originaire des Amériques ? C’est quoi ce procès d’intention comme quoi KKPL vendrait beaucoup de semences venant des Amériques ? Et alors ? Quand on est "petit", les moyens de se faire entendre et de vivre sont peu nombreux.

  • Le 28 juin 2008 par OTO

    Il faut refuser le régime de propriété intellectuelle sur les graines .YA BASTA
  • Le 1er février 2007 par

    Voici 2 très longs échanges sur le sujet dans lequel chacun pourra s’informer et constater aussi le comportement de l’un des participants, semenciers, en plein oeuvre de marketing viral pour Limagrain.

    http://forum.pacte-ecologique-2007.org/viewtopic.php ?id=686

    http://forum.pacte-ecologique-2007.org/viewtopic.php ?id=140

    Le GNIS, créé sous Vichy, n’a pas, pour moi, à décider à ma place de ce qu’il y a dans mes assiettes ! Oui, ce que fait Kokopelli est illégal ! Et il est intolérable, pour autant qu’un organisme officiel soit juge et partie ! Il est évident à quiconque y met 1 minute de bonne foi que ça n’est pas acceptable en démocratie ! Cet article renverse la situation et fait de l’argumentaire ad hominem contre Kokopelli. Il m’est évident que ma manoeuvre est de faire oublier le fond du sujet : le pouvoir anti-démocratique du GNIS !

    • Le 7 février 2007 par Michel Chauvet

      L’argument rappelant que le GNIS a été créé sous Vichy est d’une banalité affligeante, et n’apporte rien.

      Le GNIS ne régit pas "ce qui se trouve dans nos assiettes", mais simplement les réglementations sur les variétés et les semences commercialisées en France. Il y a une petite différence.

      Vous semblez confondre "démocratie" et "anarchie". C’est votre droit, mais ce n’est pas mon opinion. Ce qui me laisse perplexe et m’amuse (parfois), c’est que les mêmes demandent la liberté absolue pour eux, et des réglementations très strictes pour les autres. Cherchez l’erreur.


      • Le 9 février 2007 par JJMathieu

        mr Chauvet, le GNIS est née en 42, Bustarret (chercheur public) a définie le premier la variété comme variété pure : homogène et stable...suite a ça le catalogue officiel est née, l’UPOV aussi et le résultat : nous avons perdu plus de 90% de notre biodiversité cultivée ! Règlementation semence crée dans un environement faschiste et sous ses ordres qui prônait la race pure , race supérieure .Ne peut t’on pas voir un lien avec l’avènement d’une création variétale spécialisé prônant la variété pure ! Et les paysans n’étaient t’ils pas sélectionneurs avant la mise en place de cette règlementation ? N’est ce pas en premiers lieu grace a ces paysans qui durant plus de 1O000ans ont crée de la biodiversité qu’aujourdhui on existe ! le travail du GNIS est de défendre aujourdhui l’intérêt des semenciers, de moins en moins nombreux mais de plus en plus puissant.Pour preuve penchez vous sur son financement et vous verez que c’est un groupe : Limagrain qui assure la quasi totalité de son financement. Le Gnis est il donc apte a défendre la biodiversité cultivée quand on sait que Limagrain propose exclusivement des hybrides ou autres biotech non reproductibles dans ses divers catalogues qui sont devenus /deviennent le catalogue officiel... Personellement je vois bien ici le résultat d’une règlementation fashiste, réductionniste ! JJMathieu ; paysan : espèce en voie de disparition

  • Le 1er février 2007 par

    Alors voila tout ce qu’on ne vous a pas dit sur Kokopelli (sources agriculture et environnement)

    Au début Kokopelli s’appelait Terre de France et distribuait des semences issues de l’agriculture biologique à l’intention des jardiniers amateurs. Ces semences n’étant pas inscrites au catalogue officiel cette activité était tolérée, mais illégale. Devant ce fait le législateur a même changé la loi afin de permettre aux jardiniers de se procurer ces semences, en créant "le registre des variétés anciennes pour jardinier amateur". Mais M.Guillet, le fondateur, ne veut pas de cette loi et créa Kokopelli. Au passage Kokopelli est soutenue par le professeur Berlan, radicaliste anti-OGM et qui a préfacé le livre de D.Guillet. On trouve comme généreux donateur de cette association "Fondation pour une terre humaine" de J.L Gueydon de Dives, une petite fondation Suisse....Qui soutient entr’autre les associations contre le nucléaire, les OGM, les téléphones portables, les incinérateurs.....etc... Au passage l’association ne soutient pas plus l’agriculture bio, mais soutien largement l’agriculture biodynamique, suivant la réflexion de l’antroposophe ésotérique Rudolf Steiner. Le 19 mai 2004 la DGCCRF fait un contrôle au siège de Kokopelli et on connait la suite judiciaire. Ensuite Kokopelli se targue d’être un réservoir génétique accessible à tous. Or la gamme de semence qui figure dans son catalogue ne comporte pas plus de 2500 variétés...Et dans ces variétés on trouve majoritairement des tomates des piments et des courges, parfaitement courantes pour la plupart provenant des USA ou pays de l’Europe de l’Est. C’est le cas du piment Jupiter inscrite au catalogue officiel. Autre exemple le haricot Christmas Lima n’est rien d’autre qu’un Phaseolus Lunatus qui n’a pas besoin d’être inscrite pour être commercialisée.. ! Le fenouil Mantovano est quant à lui déjà inscrit aussi... ! Et tant d’autres variétés du catalogue. Sur 10 variétés de carotte proposée 9 sont inscrites... ! Certaines variétés sont même issues d’obtention de très grandes sociétés (les 4 grandes multinationales...) comme le piment Emerald Giant de Syngenta....N° 2 mondial....rien que ça..... Pire encore l’association commercialise des semences de variétés protégées en AOC. Comme le Haricot Tarbais, appellation déposée par une toute petite coopérative Tarbaise. Mais voila la coop les commercialise 6€ les 150g et Kokopelli 3€ les 40g... ! Ceci explique le chiffre d’affaire annuel de 800.000€... ! Kokopelli importe beaucoup de semence des USA en les vendant sous un autre nom, mais bien sur sans certificat sanitaire puisque c’est un circuit parrallèle, au risque d’importer des virus foudroyant tel la graisse du haricot. Mais cela ne sera jamais dit aux acheteurs potentiels....Ou le virus pépino sur la tomate. En ne respectant pas le catalogue officiel, Kokopelli ne respecte pas ses clients, puisqu’ainsi il ne leur offre aucune garantie de stabilité, d’homogéneïté des variétés, aucune garantie sanitaire, aucune garantie de pureté variétale, voir même aucune garantie que ce soit la vraie semence......puisqu’aucun certificat officiel. Il se pourrait même que certaines variétés américaines inscrites soient rebaptisées en france.....qui peut contrôler..... ? Mais M.Guillet sait de quoi il parle, puisqu’il habite les USA et ne fréquente qu’une résidence secondaire en Ardèche, et préfère bien sur la législation plus libérale des USA.... Ceci explique sans doute la profusion de variétés américaines toutes en "perdition" comme la variété de tomate verte zébrée créée par un sélectionneur californien Tater Mater Seeds, fruit d’une manipulation génétique en 1983 !!! Aujourd’hui l’association Kokopelli la diffuse à 9000km de son point d’origine, bel exemple de conservation de biodiversité naturelle !!!

    • Le 23 février 2007 par riri

      Ce qui m’intéresse chez Kokopelli c’est la diversité de semences que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Quand à l’importation, n’importe qui peut commander des semeces outre manche par internet et correspondance. Je voudrais aussi faire remarquer que le "camarade baumaux m’a expédié une année des coloquintes (dans un sachet étiquetté au départ pour du palmier) à la place de stripped cuschaw, où est le sérieux des professionnels ? Une variété n’est plus inscrite au catalogue officiel si elle n’est plus rentable et non pas si elle n’est plus demandée, et si moi je préfère une variété moins performante, moins exigeante en intrants (mais plus riche en éléments minéraux)c’est illégal ? les premiers semenciers ont effectivement fait du bon travail mais actuellement ils ne font que confisquer notre héritage commun, en tant que particulier je demande simplement à avoir accès à mon héritage. La dernière démarche intéressante de kokopelli est l’apprentissage de l’autoproduction de semences.

    • Le 8 octobre 2008 par TITRE Bernard "citoyen du monde"

      Bonjour,

      Je viens de lire les commentaires sur les OGM du gnis. Comment peut-on avoir confiance en un organisme qui prône et défend les OGM.  MONSANTO le fabricant N° 1, se fout royalement de l’avenir de l’humanité, cette multi-nationale travaille pour l’extermination du Vivant ; cela ne vous rappelle pas quelque chose de connu ? Le Nazisme et l’extermination des roumains, tsiganes, blacks, juifs, homosexuels, etc. Les gouvernements qui laissent faire sont des collabos. MONSANTO semble être l’héritier d’un certain Joseph_McCarthy sénateur de son état. Pauvres "paysans" vous en avez fait des exploitants agricoles, vous en faites des criminels contre l’humanité. Qui dit OGM dit brevets et qui dit brevets dit Exploitation de l’homme par l’homme. Le but du gnis : Représenter la filière ? Garantir la qualité ? Organiser le marché ? et le meilleur pour la fin : Répondre aux besoins des utilisateurs ? ... De qui ce moque t-on ! Votre but : Permettre à des sociétés de ce faire des ....en or sur le dos des agriculteurs qui deviennent vos esclaves et des consommateurs qui devient vos otages. Nous voulons notre LIBERTÉ de choix , et conserver l’autre libre-arbitre. Arrêtez donc de vous passer de la pommade il est aujourd’hui impossible de trouver des farines boulangères dignes de ce nom. Vous ne vous intéressez qu’au rendement, donc au fric. Possédez-vous dans votre vocabulaire les mots : Qualité,Santé ?


  • Le 25 janvier 2007 par chouca

    chris botaniste amateur Serait il possible de publier ce fameux catalogue ? Qui decide de l inscription ou non des semences sur ce catalogue, ? A titre conservatoire ,pour quelle raison toutes les semences ne figurent elle pas sur ce catalogue ? Merci à bientot
    • Le 7 février 2007 par Michel Chauvet

      Les catalogues sont publiés sur papier, par le GNIS pour les catalogues français, par le Journal officiel de la Communauté européenne pour les catalogues européens.

      De plus, le GNIS a mis en ligne ces catalogues, consultables à l’adresse http://www.gnis.fr/index/action/page/id/7

      Votre question montre en tout cas que, jusqu’à maintenant, ces questions de semences et de ressources génétiques restaient pratiquement confidentielles et réservées aux spécialistes. Je plaide en ce moment pour que les informations sur ces questions soient rendues largement disponibles, car je suis bien placé pour savoir que les gens compétents et actifs dans ces domaines sont dans la filière semences elle-même, dans les instituts de recherche publics, dans les instituts techniques, dans les conservatoires régionaux ou locaux, chez des collectionneurs, etc., et je trouve particulièrement choquant que Kokopelli se drape dans ce manteaau de la biodiversité comme s’il était seul en France !


  • Le 25 janvier 2007 par ROUX René

    enfin une réponse nette et claire de l’interprofession des semences (et plants !.Je suis un ancien semencier et sélectionneur à la retraite.Dégagé de toutes contraintes professionnelles ou administratives, je peux expliquer à ceux qui le souhaite en quoi consiste une profession qui reste noble et utile.En 30 ans, je n’ai jamais eu dans ma petite structure l’impression d’être le monstre que les "écologistes" de salon décrivent.Je précise que je suis aussi botaniste "amateur" spécialisé dans le genre Rosa. rouxrene@wanadoo.fr
    • Le 7 février 2007 par Michel Chauvet

      Je dis souvent que les sélectionneurs sont passés en moins d’un siècle du statut de "bienfaiteurs de l’humanité" à celui de "biopirates". Entre temps, on a bien sûr connu de profondes mutations de nos agricultures, l’émergence des biotechnologies et la généralisation des droits de propriété intellectuelle. Mais je connais suffisamment de sélectionneurs pour savoir que ce sont des gens qui s’intéressent aux plantes, et qui ont une grande compétence. Simplement, ils ont l’habitude de travailler entre eux et avec les chercheurs et leurs clients directs. Ils doivent maintenant faire leur "révolution culturelle" et entrer dans le débat public par tous les moyens (livres, conférences, internet...). Je vous fais une suggestion : que les retraités sélectionneurs s’organisent pour le faire, car eux ont effectivement retrouvé leur liberté de parole. De plus, en tant qu’historien, j’aimerais bien qu’on nous raconte l’histoire de la sélection d’une plante, ou la biographie des personnages qui l’ont marquée... A vous de jouer.

  • Le 25 janvier 2007 par philippe

    2565 variétées de tomates !400 de carottes !dans les cataloguesdes agro semenciers...la bonne blague,toutes ces semences,si elles existent ne sont certainement pas distribuées, il n’y a qu’à parcourir un catalogue de chez x y, que des TERMINATOR.
    • Le 7 février 2007 par Michel Chauvet

      Si une variété ne se vend plus, son obtenteur ou son mainteneur n’a plus d’intérêt à payer les frais de son maintien au catalogue, et la variété est radiée. On peut donc affirmer que la quasi-totalité des variétés inscrites sont effectivement commercialisées. Mais elles peuvent l’être dans des pays particuliers, ou pour des marchés particuliers. Si vous consultez un catalogue destiné aux jardiniers amateurs, il ne comprendra pas les variétés créées pour les producteurs commerciaux de tomate ou de laitue sous serre, car vous n’avez pas du tout les mêmes besoins.

      En fait, le problème de bien des variétés anciennes, c’est bien sûr qu’elles ne répondaient plus aux normes de "distinction, homogénéité, stabilité", mais c’est surtout qu’elles ne trouvaient plus de marché ! Parce que les variétés modernes sont jugées très bonnes par de nombreux jardiniers, n’en déplaise à ceux qui font semblant de ne pas le voir. D’ailleurs, ce qu’on appelle "légumes anciens" consiste souvent, non pas en "variétés" anciennes, mais en "types variétaux" (ou "groupes de cultivars") différents des standards commerciaux. C’est le cas du navet long noir, qui redevient maintenant à la mode ("navet de Pardailhan"). Si les légumes anciens reviennent à la mode, tant mieux, les semenciers pourront alors les proposer.


  • Le 24 janvier 2007 par Chris

    qui sont ces semenciers qui respectent "le jeu réglementaire" ? où est la liste des variétés anciennes ainsi protégées ? nous ne demandons qu’à croire mais nous aimerions voir et en l’occurence pouvoir se procurer des semences de variétés anciennes car les catalogues de semenciers "officiels" débordent de F1 berk !!
  • Le 24 janvier 2007 par Gaudin Patrick

    enfin ! je commençais à désespérer : on ne doit pas commenter une décision de justice mais cette explication vient fort à propos éclairer bien des lanternes qui jusque là n’entendaient qu’un son de cloche et pas le bon. Merci
    • Le 27 janvier 2007 par millot

      Je n’ai pas encore d’opinion affirmée concernant le cas de Kokopelli. Par contre je m’oppose à votre assertion car pour moi tout humain a le droit universel (si ce n’est le devoir) de commenter une décision de justice. Ceci au vu historique de tous les abus, les maquillages, les erreurs, les arrogances, les intérêts "dit" supérieurs, les négligences, les combines, les tyrannies, ou autres errements ou arbitraires judiciaires.

  • Le 24 janvier 2007 par Peyv

    Il est triste de ne pas savoir où est la vérité.J’aimerais avoir l’avis de tela -botanica. Peyv.
    • Le 26 janvier 2007 par Tela Botanica Association

      Bonjour,
      et désolée, pas d’avis...
      Tout l’intéret de la rubriqe "points de vue" : pouvoir y mettre en ligne des articles, que nous soutenions le propos ou non ou seulement en partie, sans nous prononcer, afin de susciter le débat.
      Notre objectif est de diffuser de l’information, la plus complète possible afin que chacun soit informé et puisse se forger sa propre opinion.

      • Le 29 janvier 2007 par

        J’avoue que je suis sidérée par la non-prise de position de Tela Botanica.

        Comment des Botanistes peuvent-ils ne pas se mettre du côté de ceux qui défendent la biodiversité et la liberté de mettre sur le marché des centaines de graines que l’on ne trouve nulle part ailleurs ?

        Comment accepter une situation unique en Europe (et même ailleurs : les semenciers artisanaux ont droit de cité aux USA) où un texte pétainiste régit la commercialisation des semences en donnant le pouvoir absolu aux gros semenciers de décider quelles semences agréer et surtout d’augmenter régulièrement le nombre de F1 non reproductibles sur leur catalogue afin de tenir financièrement les agriculteurs et les jardiniers ?

        C’est çà votre vision à long terme de l’avenir de la planète ? La confiscation par quelques-uns d’une base génétique qui a de tout temps été le bien commun de l’humanité et permis sa survie ?

        Si les graines Kokopelli étaient si peu fiables, il y a longtemps qu’ils auraient fait faillite et auraient disparu du marché. Au contraire, ils augmentent régulièrement le nombre de leurs adhérents et de leurs clients, c’est cela qui fait peur aux semenciers agréés par l’état, ce n’est en fait qu’une histoire de gros sous.

        Sans oublier que ces mêmes semenciers prônent la culture d’OGM et leur dissémination dans l’environnement au mépris des risques de contamination et pour la biodiversité.

        Je suis vraiment extrêmement déçue.


        • Le 7 février 2007 par Michel Chauvet

          Le cœur de métier de Tela-Botanica est d’offrir des outils de communication, de dialogue et de travail en commun à l’ensemble de la communauté des botanistes, et plus généralement de ceux qui s’intéressent aux plantes. C’est déjà pas mal. Et le débat qui s’est engagé autour de Kokopelli et des semences est un exemple excellent, car ce débat n’a lieu nulle part ailleurs. Mais pour que le dialogue ait lieu, il faut quelques conditions : que tout le monde puisse s’exprimer librement (et donc que l’organisateur qu’est Tela ne soit pas perçu comme partisan), que les intervenants ne s’insultent pas (et respectent la "nétiquette") et qu’ils s’efforcent d’apporter le plus de données factuelles (indispensable pour se faire sa propre opinion dans le déluge médaitique actuel).

          Je voudrais aussi vous dire que les botanistes sont libres de ce qu’ils ont envie de faire. Beaucoup sont des contemplatifs, certains sont des savants ou des chercheurs, et tous n’ont pas envie de s’enrôler comme militants, et s’ils le font, ils le font à leur façon (par exemple, sauver une tulipe menacée par un projet d’aménagement). Si vous voulez militer, vous avez le choix. Mais ne l’imposez pas aux autres.


        • Le 15 décembre 2014 par Jerrod

          Thanks for sharing such a nice idea, paragraph is fastidious, thats why i have read it completely

  • Le 24 janvier 2007 par REYNAUD PATRICE

    A qui profite le crime ?

    Le GNIS profite de sa situatiuon hégémonique et garde jalousement ses prérogatives . Et s’il prenait l’envie à d’autres "kokopelis" de faire de même où irait-on madame Michu !

  • Le 24 janvier 2007 par misandeau

    Bonjour, j’ai participé à la pétition et adhéré à Kokopelli, cet article me laisse perplexe.Qui abuse qui ?J’attends la réponse de Kokopelli. C.M
    • Le 17 février 2007 par Dianne

      Itou ! Au salon Marjolaine où l’information était loin d’être aussi complète que ne l’est le contenu de ce débat. Voilà qui m’incitera désormais à être moins naïve et à y regarder à deux fois avant de soutenir le pot de terre contre le pot de fer...

  • Le 24 janvier 2007 par

    Bonjour, en fait, qui croire ?
    • Le 30 janvier 2007 par

      Bonjour Qui croire ? Kokopeli, qui participe au maintien de la biodiversité en assumant contre lois et marées un catalogue de variétés important. Plus que la qualité et le nombre de variétés préservées, il faut voir dans l’action de Kokopeli une volonté de mettre à la disposition du public des échantillons de biodiversité. Et merci de l’avoir fait. Le GNIS, dans son argumentation dit surement vrai quand à certaines variétés vendues par Kokopeli. Elles sont inscrites au catalogue européen et théoriquement ne sont pas en danger. Mais sont-elles encore diffusées ? Autre problème : de nombreuses variétés existent dans les banques de gènes publiques mais sont inaccessibles au public et donc aux semenciers. Que font donc les pouvoirs publics pour rendre ce patrimoine aux citoyens ? Un exemple : l’association que je préside (Savoirs de Terroirs) a en conservatoire 165 variétés de pomme de terre. Sur ce nombre 123 ne figurent pas au catalogue français et sont donc interdites à la vente. Parmi elles, 56 sont plus ou moins décrites dans des documents plutôt anciens. Ceci prouve une chose : 1-notre patrimoine cultivé est bien en voie de disparition au profit de nouvelles variétés. L’avenir est aux variétés brévetées puisque la plupart des anciennes variétés potagères qont remplacées par des hybrides F1 et bientôt des OGM ou autres organismes sous brevet (c’est facile à prouver). 2- l’utilité du catalogue pour défendre le consomateur a fait ses preuves pour favoriser l’identification des variétés du commerce et empécher la vente de variétés sous un faux nom.Mais cet argument devient falacieux pour les variétés anciennes qui disparaissent du catalogue. C’est pour cette raison que toutes les variétés de pomme de terre de notre conservartoire font l’objet d’une description agronomique et ethobotanique (en cours de réalisation puisque les données n’existent pas ailleurs) et de parrainage pour la diffusion. Cet exemple doit être appliqué à toutes les variétés cultivées. Nous nous y attelons (et vous pouvez vous y associer) au sein du projet BALSELI afin de mettre à disposition de tous une banque de données permettant de savoir pour chaque variété si elle est au catalogue, chez des semenciers, disponible en parrainage et vous permettre d’aider à sa sauvegarde... Pour plus d’infos nous écrire : savoirs.de.terroirs@wanadoo.fr Patrick Challaye

      • Le 10 février 2009 par

        voila je suis jardinier amateur et moi ce qui m’interresse c’est de cultiver des choses que je trouve interressantes peu importe si ca se vend ou non car pour moi le plaisir est dans la diversités pas dans le rendement ni l’homogenité

        • Le 18 juillet 2012 par

          Si tu plante des coeurs de boeuf et que tu récolte de marmande, ça t’ennuie pas ? Tu plante des aubergines blanches, tu récolte de noire ou des tacheté, super ?


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