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Mis en ligne dimanche 25 mars 2007 par Daniel MATHIEU - Points de vue - Plantes cultivées , Environnement
Communiqué de presse de France Environnement, lundi 19 mars 2007.
Le Gouvernement a publié ou va publier trois séries de textes destinés à encourager la progression de la culture d’organismes génétiquement modifiés.
un décret n°2007-346 du 14 mars 2007 publié au JO du 16 mars 2007 confie au Ministre de l’Agriculture le soin de surveiller et contrôler les cultures d’OGM.
Selon Arnaud Gossement : « ce décret ne peut faire oublier : d’une part, que la directive 2001/18 impose la création d’un registre public des champs OGM accessibles à tous citoyens et, d’autre part, que le comité de biovigilance, censé contrôler les risques des cultures OGM....n’a jamais été installé ! »
un décret sera publié vers le 20 mars 2007 par le Ministre de l’Agriculture pour rassurer et encourager les agriculteurs qui souhaiteraient se lancer, en 2007, dans la culture d’OGM. Lylian Le Goff souligne : « Concrètement, ce décret prive le Parlement d’un débat démocratique sur des enjeux de société considérables et aura pour seul mérite de protéger la responsabilité des semenciers et non la santé et la liberté de choix alimentaire de nos concitoyens ».
au mois d’avril, plus d’une dizaine d’autorisations d’essais d’OGM en plein champs seront accordées par le Ministre de l’Agriculture, après un simulacre de consultation publique sur internet.
Lylian Le Goff rappelle : « Comme à l’accoutumée certains maires ne seront avertis qu’au dernier moment, de manière très imprécise, de cultures OGM sur leur commune ».
FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT entend rappeler :
que le vote d’une loi de transposition de la directive 2001/18 est indispensable pour permettre un débat démocratique sur les risques et l’intérêt des OGM, les alternatives possibles et respecter les engagements européens de la France,
que ces autorisations de mise en culture ont d’ores et déjà été jugées illégales par plusieurs tribunaux.
qu’aucune garantie ou information n’est donnée sur l’existence éventuelle d’études sanitaires et environnementales préalables à ces cultures, encore moins au sujet de contre-expertises.
qu’aucune information n’est donnée sur la localisation des cultures et les mesures de surveillance et de contrôle qui devraient être prises
que ces décrets sont antidémocratiques et ne permettront peut être même pas de retarder une condamnation financière lourde de la France par le juge européen.
Lylian Le Goff déclare : « Il est incompréhensible que le Gouvernement bafoue à ce point la démocratie, mette en péril l’environnement et l’agriculture non OGM, s’expose à de lourdes pénalités grévant les finances publiques, pour le seul profit d’une manipulation du vivant qui renforce le monopole des firmes semencières ! Que pensent nos candidats aux élections présidentielles et législatives au sujet de ces enjeux majeurs, sachant que plus de 80% de la population sont opposés à la présence d’OGM dans les champs et les assiettes ?! ».
Contact(s) Presse : Lylian Le Goff (pilote de la mission biotechnologies) 06 72 15 22 25 Yann Barthélémy (communication) 01 47 07 46 34
Fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement
Reconnue d’utilité publique
Siège Social : 57, rue Cuvier -75231 Paris cedex 05 - http://www.fne.asso.fr
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Mesiieurs, mesdames,
Depuis 9 ans a Taiwan, Nous avons tous vu la mise en place de fruits ,et de legumes completement modifie en accord avec la politique de l’equivalent de L’INRA a Taiwan. En dix ans, les fruits n’ont plus aucun gout, les fleurs ne sentent plus, et la qualite de la nourriture a sensiblement diminue.C’est un choix que le gouvernement Taiwanais a fait sur les bons conseils des conseillers americains. Personne ne peut rien prouver mais les faits sur la qualite orgamnoleptiques des produits que nous consommons est me semble t-il beaucoup plus faible. Les gens semblent moins resistants aux attaques virales, mais effectivement rien ne se prouve. Vous avez de la chance de pouvoir l’exprimer ici, car en Asie, rien n’est explique aux gens.
Ce n’est pas avec des idées simples et globales comme les vôtres qu’on va pouvoir avancer. Les évolutions que vous mentionnez (les fruits et légumes n’ont plus de goût, les fleurs ne sentent plus...) ne sont pas générales, mais surtout elles ont commencé bien avant les OGM.
Le citoyen-consommateur est coresponsable de ces évolutions. Le cas de la fraise est particulièrement éclairant. Les gens se ruent sur les fraises espagnoles (variété ’Cama Rosa’) dès début février, alors que ces fraises sont d’abord dures et acides, pour devenir ensuite médiocres. Heureusement, il existe la variété ’Gariguette’, goûteuse (et obtenue par l’INRA), qui apparaît sur les marchés à partir de début mars, et surtout début avril, et ensuite toute une gamme de variétés en mai-juin. On ne peut pas dire que la qualité des fraises a baissé, tout simplement parce qu’avant, il n’y en avait pas en février ni en mars ! Il suffit donc au consommateur de se rappeler qu’il y a des saisons, et d’accepter de mettre le prix pour des produits de qualité.
On pourrait ainsi épiloguer à l’infini.
Cordialement,
Ce n’est pas en injuriant les gens que l’on fait avancer le débat.
Tela Botanica publie les articles qui lui sont proposés dans le soucis d’informer ses lecteurs et de favoriser le débat sur des arguments scientifiques, économiques, sociétaux, humains... pas en les traitant de tous les noms d’oiseaux.
Compte tenu de votre réaction à cet article et du ton de vos propos, je me pose une seule question : qu’est-ce qui vous incite à adhérer à Tela Botanica dont l’éthique se situe aux antipodes de votre comportement ? Mystère...
Oui et quand on se documente, les risques majeurs sont quand mêmes peu élevés. A part "l’affaire" récente du MON863 (et encore, c’est l’interprétation biologique des résultats qui est en cause, pas la nature de ces résultats) je n’en ai toujours pas trouvé pour le consommateur (et je suis d’assez près ce qui touche aux OGM).
Pour l’agriculteur non plus je n’en ai pas trouvé, à part le risque de contamination des lots de semences, risque qui a été étudié contrairement à ce que semblent penser pas mal de personnes (un travail par l’INRA notamment) et qui sont mesurables espèce par espèce.
Cordialement
Si c’est le cas ! Les OGM sont testés tout comme les produits chimiques ou les cosmétiques. Il faut notamment faire des tests sur différents organismes, pour vérifier l’éventuelle nocivité. Le "truc", c’est que les tests à faire sont des tests normalisés et codifiés, et comme ça coûte très cher et que ca prend beaucoup de temps, les tests réalisés sont ceux demandés (il y en a déjà pas mal, pour vérifier les différents risques éventuels). Les résultats de ces tests sont communiqués à la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire) qui émet un avis et c’est finalement le ministère qui décide. Il y a toute une procédure européenne pour l’autorisation des cultures OGM.
Il y a plusieurs types de dossiers, suivant qu’il s’agit d’une autorisation pour des cultures d’essais, ou pour des cultures destinées à l’alimentation ! En outre, les procédures européennes sont beaucoup plus complexes et longues que les américaines (principalement parce que là-bas, les différends se règlent devant les tribunaux, on laisse donc plus de flexibilité en amont, en sachant qu’on pourra régler les problèmes devant un tribuanl, si problème il y a)
Quant à la mainmise des firmes agrosemencières, je n’y crois pas : il y aura toujours le choix entre OGM et non OGM au niveau des semences, et l’agriculteur est libre du choix des semences qu’il veut ou ne veut pas acheter. ensuite, je pense qu’il y a vraiment un gros décalage entre l’image qu’on se fait de l’agriculture et celle qui se fait réellement : la plupart des maïsiculteurs ou des céréaliculteurs ne sont plus les "petits" paysans d’autrefois mais gèrent leur exploitation comme une entreprise, avec souvent un niveau de technicité très élevé. Ils sont assez demandeurs d’innovations tant techniques que variétales. Les petites exploitations plus traditionnelles sont plus souvent des exploitations en maraîchage, où il y a peu (voire pas, 1 variété en France - de mémoire) d’OGM, ainsi que des exploitations en polyculture élevage où il n’y a nul besoin également des OGM actuellement développés.
C’est une schématisation assez hâtive bien entendu mais l’idée que je veux faire passer, c’est bien que l’image de l’agriculteur en France est très très éloignée de la réalité de terrain.
Bien cordialement,
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