Mis en ligne mercredi 3 octobre 2001 par Tela Botanica Association - Rencontres Tela Botanica - 2001
Problématique : Listes départementales des plantes sur l’ensemble de la France métropolitaine. Comment constituer cette base de données et la mettre en ligne sur Internet en collaboration avec les Conservatoires Botaniques.
Les données anciennes sont souvent sur des supports très « bricolées ». Cela donne des enseignements quasiment inutilisables. Et depuis, que fait-on ? Est-ce qu’on reprend réellement ces données ou repart-on à zéro sur un département ?
La proposition de Philippe JULVE était de faire des listes brutes avec ce qui existe, mais peut-être faut-il aller plus loin, notamment en rajoutant des localités, la date, la source. Il faut saisir les données anciennes et vérifier leur validité. Pour l’instant il n’y a pas de méthodologie définie. La base restant le département, ce qui n’est pas très heureux, mais pratique. La notion de pays administratif permettra de pallier ces lacunes. (les départements ne tiennent pas compte des aspects naturalistes !), mais il y en a beaucoup plus.
Il faudrait que chaque participant donne la méthodologie qu’il suit et qu’après, on puisse en discuter. L’intérêt de demander des choses simples permet d’avoir beaucoup de réponses, et de ne pas bloquer les gens.
Le catalogue de Chasse pourrait être un modèle intéressant.
La plupart des départements ont un catalogue, mais il y en a ou il n’y a rien. Est-ce utile de rentrer les bases de données très anciennes ? Et en plus, il faut rentrer les données du catalogue sur informatique, ce qui peut bloquer des gens. Est-ce utile ?
Visiblement, il y a beaucoup de projets en cours dans ce sens.
Dans le cadre de ce projet, ne serait-il pas intéressant de faire un état des lieux d’abord. Les méthodologies seront à affiner par la suite.
L’objectif final ne semble pas encore bien défini, l’absence de l’initiateur du projet se fait sentir car il aurait pu apporter des éléments dans ce sens. L’intérêt actuellement serait de créer une dynamique. Certains conservatoires ont déjà ces listes car c’était une de leur mission. Le problème c’est que leurs données restent souvent inaccessibles et le but pourrait être de les rendre disponibles.
C’est un de nos travers français : on accumule plein de données, et l’on n’en fait rien.
Un préalable : pour ce qui concerne les noms à rentrer, soit on part de Kerguélen, ou alors on cite précisément la source pour que « la traduction en Kerguélen » puisse se faire à un autre moment.
Quelle que soit la méthodologie choisie, il faut absolument que les personnes qui fournissent des données la décrive précisément : cela permet de faire des liens entre les différents bases de données.
On s’aperçoit, au cours de la discussion qu’il y a beaucoup de catalogues dans plein de coins, mais c’est un peu diffus.
Quel est le but de Tela dans ce cas ? Le problème semble être là : comment fait-on avant ? et qu’y a-t-il après ? Qu’est-ce que Phillep JULVE veut en faire ? une compilation avec des cartes, des dates ... Dans un premier temps, il semblerait que ce ne soit qu’une liste brute, et que le reste de nos données n’apparaissent. Il est important d’attendre la signature de la convention avec les conservatoires. Il y a un problème central : ce sont les relations avec les conservatoires, mais la convention en cours de signature pourrait les préciser. Quel est l’intérêt de faire la saisie sur des départements dont les conservatoires ont fait la liste depuis longtemps (qu’ils ne diffusent pas) ? Attention aussi à ne pas refaire sans arrêt du travail qui existe déjà (surtout avec l’aspect parfois fastidieux de la saisie informatique qui rebute certaines personnes).
Mais les conservatoires sont en attente de données, ce qui est une partie de leur mission.
Dans tous les catalogues, il y a une sur-représentation des plantes rares et un manque crucial de données sur les plantes courantes comme Urtica urens.
Il serait aussi utile de connaître tous les herbiers existants : c’est un très gros travail, d’autant que les données commencent à faire des saisies informatiques. C’est plus le travail des Museum.
Par rapport à la convention, entre Tela et les conservatoires, donneront-ils leurs données ? Les deux parties ont intérêt à s’entendre car si les données sont communiquées, le réseau pourra être un apport important. Les amateurs communiqueront leurs données et auront un retour. C’est là que la dynamique s’installe.
Et, quelle sera la position des bureaux d’études qui ont plein de données qui sont la propriété des commanditaires et qui restent donc souvent inédites ? Voir par les enquêtes d’utilité publique où, théoriquement, un certain nombre de documents sont mis à disposition du public. Ce qui doit se généraliser, ce sont les échanges à double sens entre toutes les parties : les institutions, les bureaux d’études et les réseaux d’amateurs.
L’existence de Tela a permis à beaucoup de gens qui ne se connaissaient pas de communiquer, d’échanger et d’avoir des contacts directs. M. Charpin regrette qu’il n’y ait pas plus de gens présents à ces rencontres. Au niveau national, il n’y a pas encore d’association botanique, la SBF devrait avoir ce rôle, mais ce n’était plus le cas, elle rassemblait plutôt « d’éminents professeurs qui s’intéressent à des sujets physiologie qui sont très pointus et qui n’intéressent pas les botanistes », mais cela est en train de changer actuellement. Un de ces projets serait d’avoir des correspondants départementaux pour faire le lien entre elle et les gens de terrain.
Il y a aussi le problème général de la cartographie : comment les données ont-elles été reportées sur les cartes ?
Méthodologie
Nom, source (biblio et date), fréquence, lieu géographique serait la base minimum. Et il faut toujours envisager de mettre des données supplémentaires qui ne seront pas forcément exploitées dans l’immédiat mais qui, dans l’avenir, pourraient être rendus disponibles si elles ont été déjà centralisées.
Il y aura tout un travail d’harmonisation à faire pour arriver à des bases de données qui soient facilement comparables entre elles.
Collaboration avec les conservatoires Il ne faut pas oublier qu’il y a des muséums régionaux dont les données ne sont pas fournies au muséum national ! Le réseau Gecko permet de fédérer ces réseaux. Certains ont des inventaires de terrain et peuvent mettre des données à disposition. Pour les collaborations avec les conservatoires, il faut qu’elles soient le plus possible à double sens.
En conclusion, il ne faut pas oublier qu’il peut y avoir des problèmes de propriété des données intellectuelles : c’est un autre débat, mais on ne peut pas l’oublier.
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