Mis en ligne dimanche 7 octobre 2001 par Tela Botanica Association - Rencontres Tela Botanica - 2001
Problématique : Quelle contribution le réseau peut-il apporter à ce projet et à d’autres de même nature (flores régionales).
Celle d’une flore synthétique, reposant essentiellement sur des clés d’identification. Il s’agirait d’un ouvrage compact et adapté au terrain (« Nouvelle Fournier »)
Celle d’une flore complète, avec diagnoses détaillées, correspondant à un ouvrage volumineux dans l’esprit de Flora Iberica (« Nouvelle Rouy »)
Si l’objectif est d’arriver à un résultat à court terme (échéance de 3 à 5 ans), c’est à l’évidence la première approche qui semble réaliste, ce qui n’empêche pas dans un deuxième temps de décliner à partir de cet ouvrage central une série de monographies exhaustives.
La structure de coordination du projet devra se décliner autour d’un chef de projet, botaniste reconnu et peu contestable, mais aussi d’un ou plusieurs rédacteurs plus jeunes, qui seraient la cheville ouvrière indispensable à un projet de cette ampleur. Ces rédacteurs seraient salariés de la structure porteuse, qui pourrait être Tela Botanica ou la SBF. Dans tous les cas, des ponts avec le Ministère de l’Environnement, les Conservatoires Botaniques et le MNHN semblent incontournables pour la cohérence et la reconnaissance de cette flore.
En faisant le point sur ces difficultés, il ressort à l’évidence que l’organisation sera la clé du succès de cette entreprise. Trouver des contributeurs pour la rédaction des clés ne sera certainement pas le point le plus difficile à traiter, par contre la coordination d’ensemble sera complexe. C’est la raison pour laquelle un cahier des charges précis devra être établi, précisant pour chaque auteur le cadre de référence et les objectifs : Cadre nomenclatural, grandes orientations quand à l’approche de la flore, échéances calendaires... En ce sens, le coordinateur devra tout autant être un manager qu’un bon botaniste. Il présidera un comité de pilotage composé de botanistes et du ou des rédacteurs (cf supra), garants de l’homogénéité rédactionnelle, qui pourra être complété par un comité scientifique sollicité autant que nécessaire. Cette structure devra être constituée à l’origine du projet, et sera en charge de désigner les auteurs, sur la base du volontariat, mais aussi en essayant de convaincre les spécialistes de chaque genre ou famille.
Quels sont les contours de cette flore (le groupe pense qu’elle doit se limiter aux végétaux vasculaires)
Comment traiter les taxons ? (multiplier ou synthétiser)
Quels concept de famille choisir ?
Quel concept de genre choisir ?
Quel type de carte de répartition proposer ?
Comment traiter les adventices, subspontanées et naturalisées ? (le groupe pense que la flore doit traiter toutes les plantes sauf celles qui sont strictement limitées aux jardins).
Ces points devront être traités par le comité de pilotage dès l’initiation du projet, mais un principe fondamental semble incontestable : Le travail doit être essentiellement compilatoire, dans le sens qu’il ne doit pas relayer des approches non encore validées de façon incontestable, qui ne seraient que des avis personnels. Faute de quoi, le travail global risque d’être hétérogène, en juxtaposant des approches classiques et d’autres moins conventionnelles. De plus, une approche trop critique occasionnerait des délais incompatibles avec l’objectif à cinq ans. Il s’agira toutefois de faire le point sur les travaux les plus récents, en ayant un regard dépassant le cadre hexagonal.
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