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Mis en ligne mardi 27 novembre 2007 par Tela Botanica Association - Expositions, Conférences - Botanique et floristique
Deuxièmes Rencontres scientifiques européennes autour du Jardin des Plantes de Montpellier 22 et 23 mai 2008 "Candolle à Montpellier (1808-1816) : sciences, arts et société"
Appel à contributions 2ème annonce
Argumentaire général du colloque
A l’occasion du bicentenaire de la nomination d’Augustin-Pyramus de Candolle comme professeur de botanique à la Faculté de Médecine, l’Université Montpellier 1 a choisi de centrer le thème des deuxièmes Rencontres scientifiques européennes autour du Jardin des Plantes sur celui qui le dirigea de 1808 à 1816. Le Jardin connaît alors de profondes transformations, tant dans son organisation scientifique que dans ses limites spatiales. Il s’agrandit vers le nord de la propriété Itier, alors que vers le sud et l’ouest, ses contours se redessinent sous la pression urbaine. Parallèlement Candolle y introduit sa méthode naturelle à la fois dans l’ancienne école médicale mais aussi dans les nouveaux espaces qu’il a la possibilité d’investir et dans lesquels il développe des écoles de botanique appliquée propres à contribuer aux progrès de l’agriculture, de la sylviculture, de l’industrie et des sciences.
Mais au-delà du rôle majeur joué par Candolle dans l’histoire du Jardin des Plantes de Montpellier, dans l’histoire de la botanique et des sciences, il est possible d’aborder à travers lui d’autres thèmes qui placent ces deuxièmes Rencontres dans la pluri et l’interdisciplinarité.
En effet, les Mémoires et souvenirs1 qu’il nous a laissés permettent d’appréhender le contexte dans lequel il évolue à Montpellier, la vie scientifique bien sûr et ses rapports avec ses confrères, parisiens notamment, mais également la vie artistique, la vie politique et mondaine de la capitale languedocienne en ce début du XIXe siècle.
Les deuxièmes Rencontres scientifiques européennes autour du Jardin des Plantes de Montpellier auront lieu sur deux jours en mai 2008. Les contributions devront répondre à trois grands champs thématiques. Le premier, essentiel par rapport aux enjeux de la restauration du Jardin des Plantes de Montpellier, donnera lieu à deux demi-journées de communications. Les deux autres, qui permettront de resituer un moment de l’histoire de ce Jardin dans son contexte et d’élargir les réflexions seront traités chacun par demi-journée.
Axe 1 : La vie scientifique
D’origine suisse, Augustin-Pyramus de Candolle (1778-1841) a mené une partie de sa carrière en France, à Paris et à Montpellier. Il a été nommé professeur de botanique à l’Ecole de Santé de Montpellier en 1808, qui reprend peu après son nom de Faculté de Médecine, année où est créée l’université impériale et organisé l’enseignement supérieur en France par le décret du 17 mars 1808.
Candolle obtiendra également la chaire de botanique de la Faculté de Pharmacie (créée en 1803 par la loi du 21 germinal an XI) et celle de la Faculté des Sciences (créée justement en 1808 à son arrivée à Montpellier).
Ses élèves, et notamment Michel Félix Dunal (1789-1856), suivront ses traces. Après avoir assuré l’intérim de la direction du Jardin au départ de Candolle et jusqu’en 1819, il sera nommé à la chaire de botanique de la Faculté de Sciences avant d’en devenir le doyen.
A travers ce professeur et ses élèves, et au-delà de la seule discipline botanique, c’est donc la mise en place de l’enseignement supérieur et de la recherche à Montpellier qui transparaît.
Mais c’est aussi l’histoire des idées scientifiques avec en particulier l’élaboration à Montpellier de sa Théorie élémentaire de la botanique, publiée pour la première fois en 1813.
Au-delà des approches historiques, les contributions devront également balayer l’évolution des idées jusqu’à nos jours et en particulier s’attarder sur les concepts actuels liés aux vocations modernes des jardins botaniques en comparant ce que pouvaient être les écoles de botanique au début du XIXe siècle et ce que devraient être aujourd’hui les modes de présentations des collections végétales les plus adaptés à une pédagogie de la biodiversité en direction de tous les publics et en adéquation avec les préoccupations actuelles de développement durable.
Axe 2 : La vie artistique
Candolle est à l’origine du recrutement d’un dessinateur attaché au Jardin des Plantes : Toussaint François Node-Véran (1773-1852) dont les œuvres2, sur vélin et sur papier, rivalisent avec celles des grands illustrateurs en planches botaniques comme Redouté.
L’œuvre d’artistes contemporains comme Jean Jacques Bestieu ou Antoine François Matet peut également être évoquée. D’ailleurs, en 1808 ces deux derniers figurent parmi les professeurs désignés de l’école de dessin qui vient d’être rétablie. Ces artistes sont aussi les peintres portraitistes des élites de la ville et font le lien entre art et société de l’époque. La période permet également d’aborder les collectionneurs montpelliérains (Boussairolles, Masclary) et le rôle des marchands comme Abraham Fontanel.
Les personnalités de François Xavier Fabre ou de Jean François Xavier Atger, associés à deux prestigieux musées montpelliérains, sont, elles, incontournables. C’est en effet en 1813 que l’amateur éclairé qu’est Atger fait son premier don à la bibliothèque de la Faculté de Médecine, lui apportant ainsi les premiers dessins constituant l’exceptionnelle collection du musée qui porte désormais son nom.
Des représentations du botaniste conservées à Montpellier même (3 portraits inspirés de celui peint en 1839 par Joseph Hornung et 2 bustes) ou ailleurs, à la problématique portrait privé/portrait public, des dessins de Node-Véran à l’illustration scientifique en général, les contributions devront explorer largement le champ artistique et le milieu artistique montpelliérain contemporain (artistes et collectionneurs).
Axe 3 : La vie politique et mondaine
La période correspond à l’apogée du 1er Empire mais également, vers sa fin, à la chute de Napoléon, à la 1ère Restauration puis au retour de l’Empereur durant les Cents Jours. Candolle, alors nommé Recteur, sera d’ailleurs obligé de quitter Montpellier pour avoir rempli ces fonctions durant cette période troublée où la « Terreur blanche » sévit et tout particulièrement dans le Midi.
Le fait que Jean Antoine Chaptal entre en politique et devienne officiellement ministre de l’Intérieur de Bonaparte le 1er pluviôse an IX (21 janvier 1801), puis sénateur après le sacre de l’Empereur, n’est pas étranger à la réalisation de nombreuses choses à Montpellier et en particulier à la Faculté de Médecine où il était professeur de chimie médicale. Candolle, lors de son séjour parisien (1798-1808), eut l’occasion de le croiser.
Chaptal deviendra comte de Chanteloup en 1810, domaine d’Indre-et-Loire alors érigé en majorat, en application du décret du 1er mars 1808 qui a instauré la noblesse d’Empire. Candolle, pourtant issu d’une famille noble provençale, gravite à Montpellier dans un cercle constitué avant tout par ses collègues et par leur famille (Prunelle, Broussonet). De religion réformée, raison pour laquelle sa branche a émigré en Suisse au XVIIe siècle, il côtoie également à Montpellier les familles protestantes faisant partie des notables de la ville (Bazille, Blouquier, Pommier, Vialars,...).
Il est ainsi possible de suivre l’imbrication entre les élites universitaires et les édiles montpelliérains. Il est également intéressant de suivre les rapports entre le pouvoir central parisien et le pouvoir local, le jeu des relations et leurs conséquences à Montpellier. Les contributions s’attacheront à montrer tous les aspects de la société contemporaine, dans une France marquées par les réorganisations napoléoniennes, y compris ceux liés à ses loisirs comme par exemple le théâtre ou la littérature dont Candolle nous donne un aperçu dans ses Mémoires et souvenirs.
Pour proposer une contribution (communication ou poster)
Les propositions de contribution, reliées aux problématiques précisées ci-dessus, devront comporter les informations suivantes :
nom, prénom, fonction, adresse postale, téléphone, courriel ;
institution et laboratoire de rattachement ;
axe retenu ;
titre de la communication ou du poster ;
présentation de la communication ou du poster par un résumé d’une page maximum ; la problématique sera clairement explicitée ; les sources principales utilisées seront évoquées.
Les propositions de contribution devront être envoyées avant le vendredi 7 décembre 2007
soit, de préférence, par courrier électronique à rencontrejdp@univ-montp1.fr
soit par courrier à l’adresse postale suivante :
Rencontres scientifiques européennes autour du Jardin des Plantes
Université Montpellier 1
5 boulevard Henri IV
CS 19044
34967 MONTPELLIER CEDEX 2
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