Comment le réchauffement va transformer la forêt française

Des essences méridionales comme le pin maritime devraient envahir les forêts d'Ile-de-France. Le hêtre et le charme ne devraient plus pousser que dans l'extrême nord du pays.

Des essences méridionales comme le pin maritime devraient envahir les forêts d’Ile-de-France. Le hêtre et le charme ne devraient plus pousser que dans l’extrême nord du pays.

Ils sont une trentaine, campés dans leurs bottes, les yeux rivés sur la paroi d’une profonde tranchée creusée au pied d’un chêne centenaire de la forêt domaniale de Languimbert (Moselle). Comprendre quelle est la vulnérabilité des arbres au changement climatique suppose que forestiers et chercheurs examinent les feuilles, les branches, les troncs mais également ce qui se passe deux mètres sous terre. « La forêt est moins sensible à la chaleur qu’au manque ou au trop plein d’eau » analyse André Granier, écophysiologiste à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Ce jour-là, les couches pédologiques (la pédologie est la science des sols) sont riches d’enseignements.

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2 commentaires

  1. Attention ! Je suis dubitatif sur ce sujet.
    D’une part le choix d’essences plus résistantes à la sécheresse; c’est à dire qui évaporent moins d’eau; à aussi des effets sur l’humidité de l’air et donc le régime des pluies. Autrement dit en anticipant le phénomène on risque de l’accentuer voire de le provoquer.
    D’autre part les difficultés des essences relativement exigeantes en eau sont plus dues à l’assèchement du sol dans ses couches profondes qu’à la chaleur de l’atmosphère. Ce manque d’eau dans le sous sol et notamment l’alimentation des nappes superficielles est largement dû aux pratiques agricoles (notamment le drainage massif des sols agricoles) et aussi à l’imperméabilisation des surfaces en zones urbaines.
    Ne devrait on pas agir sur les causes plutôt que sur les conséquences ?

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