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Fiche pratique n°2 - A partir d’un point X/Y, connaître la commune la plus proche

Mis en ligne jeudi 27 août 2009 par Jean-Pascal MILCENT - Fiche pratique

Vous géoréférencez vos observations botaniques et souhaitez savoir à quelle commune appartient ce point ? Où à défaut, connaître la commune la plus proche ?

-  Pour connaître à quelle commune appartient un point X/Y, il est nécessaire de passer par une base de données spatiale qui permette de croiser des points d’observations (X/Y) à des limites administratives. Voir l’article publié la semaine dernière qui présente les différents fournisseurs des contours administratifs.

-  Pour connaître la commune la plus proche, il vous faut obtenir les coordonnées longitude/latitude de chacune des communes françaises, puis à l’aide d’un algorithme simple, vous rechercher la distance minimum entre les coordonnées de vos relevés botaniques et les longitude/latitude de chacune des communes françaises. Vous cherchez alors à faire du "reverse geocoding" : déduire, à partir d’une coordonnée GPS, le nom de la commune la plus proche.

Comparer les fournisseurs de données (coordonnées long/lat des communes)

PDF - 167.1 ko
Etat des lieux des bases de données

Vous trouverez en pièce jointe un état des lieux des différentes bases de données existantes en matière de coordonnées de communes. Ce travail a été réalisé par des étudiants du mastère SILAT, suite à une étude commanditée par Tela Botanica.

Geonames, un fournisseur de données libre

Sachez également que Geonames, fournisseur de webservices (commerciaux ou non) liés à la géolocalisation, met également à disposition ses données brutes sous forme de téléchargement de fichiers plats, et ce quotidiennement.

Tous les services de "reverse geocoding" proposés par Geonames sont disponibles ici : http://www.geonames.org/export/reve...

Par exemple, voici comment utiliser le service "Find Nearby Place Name" :
-  Dans un navigateur, envoyer la requête suivante : http://ws.geonames.org/findNearbyPl...
-  Geonames vous renvoie alors gratuitement l’information de commune la plus proche sous la forme d’un fichier JSON :


{
 "geonames": [
   {
     "countryName": "France",
     "adminCode1": "A9",
     "fclName": "city, village,...",
     "countryCode": "FR",
     "lng": 3.5333333,
     "fcodeName": "populated place",
     "distance": "1.767",
     "fcl": "P",
     "name": "Marseillan",
     "fcode": "PPL",
     "geonameId": 2995471,
     "lat": 43.35,
     "population": 6981,
     "adminName1": "Languedoc-Roussillon"
   }
 ]
}

Geonames permet également aux citoyens (et c’est d’ailleurs sa vocation principale) d’enregistrer des données ponctuelles. C’est donc le lieu idéal pour stocker des toponymes. Geonames propose ainsi plus de 650 types de toponymes classés dans neuf catégories. Nous trouverons ainsi la possibilité d’indiquer des villes ou villages (PPL), des hameaux (PPLL), des lieux-dits (LCTY), des mares (PND)...

Le travail de Geonames est enregistré sous la licence Creative Commons et propose gracieusement une API (Application Programming Interface), que vous pouvez intégrer dans votre site internet. A bon entendeur....

Comment participez au projet Geonames ?

Si vous voulez indiquer des points dans Geonames, il vous faudra créer un compte sur le site. Vous trouverez ensuite des indications sur l’utilisation de la carte éditable en ligne dans le manuel de l’utilisateur du site.

Pour localisez des points, vous pourrez :
-  aller sur le terrain et, à l’aide d’un GPS, relever les coordonnées
-  utiliser des sources anciennes ou publiques :

  • les cartes Cassini (réalisées milieu XVIIIème)
  • le cadastre napoléonien (réalisé début XIXème) quelquefois disponible sur les sites web des archives départementales, comme ici pour les archives de l’Ardèche.
  • le cadastre rénové (réalisé après 1930) aussi quelquefois disponible sur les sites web des archives départementales.
  • le cadastre actuel disponible sur le site officiel cadastre.gouv.fr

Pour nommer les points, vous pourrez :
-  réaliser des enquêtes de terrain (IGN présente sa méthodologie dans une article)
-  utiliser les sources anciennes ou publiques (citées ci-dessus)
-  consulter le document de l’IGN sur la façon de nommer les toponymes

Vous éviterez d’utiliser les cartes propriétaires qui sont protégées légalement contre la copie. Vous pouvez consulter l’article d’OpenStreetMap sur les mesures anti-copies mises en place.

Quelques critiques...

Bien que Google incite les utilisateurs de leurs services Google Map à poser des points ou tracer des lignes, les conditions d’utilisation pourraient changer... Vous pouvez consulter la conversation en anglais sur ce sujet dans la liste de discussion de Geonames.

Certaines données présentes dans Geonames ne sont pas sous licence libre. Cela empêche ainsi le projet OpenStreetMap d’intégrer les données.

Par ailleurs, il est difficile de repérer l’origine des données ou de consulter les données que l’on a saisies. Une solution est de passer par l’historique d’un point via la carte éditable en ligne. Mais dans les fichiers téléchargeables, l’information ne semble pas présente.

Pour en savoir plus :
-  le site de Geonames
-  la licence des données de Geonames
-  la liste de discussion de Geonames
-  sur la toponymie et l’IGN

Contacts : info@geonames.org et geonames@nga.mil

Magali Giaume et Jean-Pascal Milcent
Tela Botanica

A lire également :
Fiche pratique : obtenir le contour des limites des communes en France

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