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Polémique sur la privatisation des espaces naturels

Mis en ligne jeudi 5 novembre 2009 par Tela Botanica Association - Brèves

L’actu : Des milliardaires soucieux de l’environnement acquièrent d’immenses espaces naturels afin d’en faire des réserves naturelles, véritables sanctuaires. Les années 1990 ont ainsi vu naître un nombre important de philanthropes écologistes. Des terres sont également rachetées pour aider des peuples indigènes ou pour développer des projets industriels.

Le contexte
Si la privatisation des espaces naturels n’est pas une démarche nouvelle, elle semble s’accélérer en période de crise. Certains Etats déficitaires ne parviennent plus à prendre en charge la préservation de leur patrimoine environnemental et la gestion de leurs ressources naturelles et n’hésitent pas à déléguer ces lourdes tâches à de riches particuliers ou à des entreprises.

Ces milliardaires qui rachètent la nature
Parmi ces riches philanthropes désormais qualifiés d’ « éco-barons », un Américain a su faire parler de lui : Douglas Tompkins, ancien homme d’affaires, créateur des marques de vêtements The North Face et Esprit. Installé dans le sud du Chili dès le début des années 1990, il a racheté progressivement des milliers d’hectares dans la région, avec l’objectif de créer un sanctuaire naturel. Il possède désormais plus de 300 000 hectares composant le Parc Pumalin, devenu aujourd’hui l’un des réservoirs de biodiversité les plus riches au monde.
Si Douglas Tompkins est le plus connu, il n’est pas le seul milliardaire à avoir investi dans l’écologie et la préservation de l’environnement. Roxanne Quimby, propriétaire des produits de soins Burt’s Bees, a vendu il y a quelques années 80% de sa société pour réinvestir cet argent dans l’acquisition d’espaces sauvages. Elle possède plus de 15 000 hectares de terrain dans l’Etat du Maine et souhaite contribuer à la création d’un parc national qui abriterait de nombreuses espèces comme le loup de l’Est, le lynx du Canada ou encore le saumon d’Atlantique. Le fondateur de CNN, Ted Turner, s’est également impliqué dans la préservation de l’environnement en achetant plusieurs milliers de kilomètres carrés de terres dans l’Ouest américain. Il est aujourd’hui le plus grand propriétaire foncier des Etats-Unis. Récemment, il est également parti à l’assaut de l’Argentine où il possède désormais 32 000 hectares de terres sur lesquelles vit le célèbre cerf des Andes, une espèce fortement menacée.

-  Lire la suite de l’article du 29/10/09, par Mélanie Rostagnat, sur le site de Geo.fr

© copyright de la source de l’article (auteur ou éditeur) Licence de l’article : Contacter l’auteur


Vos commentaires sur cet article

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  • Le 9 novembre 2009
    par
    C’est la preuve l’écologie n’est pas forcément de gauche. Dans les sites naturels, le tourisme de masse, cette grande conquête sociale du XXe siècle, a donné des catastrophes écologiques, alors que ce genre de réserve privée peut être un "mal nécessaire" efficace, du moins sur le plan purement environnemental. Mais à quoi bon préserver la nature si personne n’en profite ?
    • Le 10 novembre 2009
      A bas les congés payés, vive la propriété privé ? Si dans les faits et pour l’instant ces milliers d’hectares sont sanctuarisés, j’ai du mal à croire à l’integrité de la démarche. Il n’existe aucune garantie que ces terres ne fassent pas l’objet d’un traffic ultérieur, victimes d’un projet de barrage hydro-electrique, d’une exploitation des bois précieux, mine de nickel ou de diamant, de la construction d’une villa-ranch-bunker avec héliport privé... Peu de ces démarches sont à mon avis vraiment désintéressées et mériteraient de faire l’objet d’une collaboration scientifique et étatique avec inventaire et plan de gestion. La capitalisation de ces terres n’est pas morale.

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