Mis en ligne mercredi 2 décembre 2009 par Tela Botanica Association - Offres de stages
Période de stage : avril et mai 2010.
Profil recherché :
Étudiant(e) en biologie ou écologie intéressé(e) par l’entomologie, la botanique ou l’écologie comportementale.
Le ou la stagiaire doit être prêt(e) à travailler tard
le soir, sur le terrain du moins (les inflorescences étudiées commencent leur cycle floral à la tombée de la nuit).
Description du projet :
Je travaille dans le cadre de ma thèse (deuxième année) sur les variations géographiques des profils d’odeurs d’Arum italicum et A. maculatum. Ces plantes miment l’odeur fécale du site d’oviposition de différents diptères pour les attirer dans la chambre florale de leur inflorescence et assurer leur pollinisation. Les insectes sont dupés, puisqu’ils ne
reçoivent aucune récompense et passent deux jours de leur stade adulte captifs. Arum italicum et Arum maculatum sont deux espèces proches et de morphologie semblable.
Cependant, il a été montré dans les populations étudiées en Angleterre et en France qu’A. italicum attirait des pollinisateurs appartenant à différentes familles de diptères
(Chironomidae, Psychodidae, Sphaeroceridae, Ceratopogonidae) tandis que l’on retrouve uniquement un Psychodidae, Psychoda phalaenoides, dans les inflorescences d’A. maculatum.
Ainsi ces deux espèces ont-elles des degrés de spécificité différents pour leurs pollinisateurs : on peut donc qualifier A. italicum d’ « opportuniste », et A. maculatum de « spécialiste ».
Le principal trait attractif des inflorescences est leur odeur. Il est fort probable que le fait que ces deux Arums n’attirent pas les mêmes pollinisateurs soit dû à une différence qualitative ou quantitative entre leurs deux odeurs. Nous posons donc la question suivante : qu’est ce qui, dans la composition des odeurs de ces deux espèces d’Arum, est à l’origine de l’attraction de différents pollinisateurs ?
Je souhaite, pour répondre à cette question, effectuer des tests de choix sur les diptères attrapés dans les inflorescences des deux espèces d’Arum. Le premier type de tests consiste à placer des insectes dans une cage contenant les deux types d’inflorescences, puis à compter les insectes capturés dans chaque inflorescence pour voir si l’une ou l’autre des espèces est plus attractive. Le deuxième type de tests consiste à placer un insecte dans un tube en verre et de le soumettre à deux flux d’air dont les odeurs diffèrent afin d’observer une possible préférence de l’insecte pour une des deux sources d’odeurs. Ce test comportemental permet de tester précisément l’attractivité de différents composés volatils. Il sera effectué sur les différentes espèces de diptères attrapés par Arum italicum. Enfin, des tests de transplantation de plantes d’un site à un autre permettront de comparer l’attractivité d’inflorescences d’une même espèce mais de populations différentes. Toutes ces manipulations seront effectuées sur le terrain à Bagnères-de-Bigorre.
Encadrement :
Marion Chartier (Laboratoire Ecofog, Kourou)
Laurent Pélozuelo (Laboratoire Ecolab, Toulouse)
Éventuellement Marc Gibernau (Laboratoire Ecofog, Kourou).
Si besoin, la rédaction d’un rapport de stage sera faite début juin avec mon aide.
Les frais de logement, transport et nourriture seront remboursés/avancés à l’étudiant(e), cependant ce stage ne sera pas rémunéré.
Contact
Chartier Marion
de thèse : Marc Gibernau
CNRS - UMR 8172 Ecofog - BP 709
97387 Kourou
Marc.Gibernau@ecofog.gf
mail : chartier.marion@gmail.com
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