Mis en ligne mercredi 27 janvier 2010 par Tela Botanica Association - Brèves
Des fleurs vont être plantées le long de certaines routes de France pour venir en aide aux abeilles butineuses en mal de pollen et décimées par les maladies, une initiative lancée par le gouvernement qui pourrait être étendue à terme à l’ensemble du réseau routier national.
« Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont ainsi être semées sur plus de 250 km d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation », ont expliqué mardi Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie.
Il s’agit « d’améliorer le bol alimentaire des abeilles et de contribuer ainsi au maintien de leurs défenses immunitaires », a précisé le ministère du Développement durable.
« C’est une première en France », souligne Pierre Testu, animateur du « Réseau biodiversité pour les abeilles », une association d’apiculteurs et d’agriculteurs qui va assurer le suivi apicole de l’expérimentation.
Des « jachères apicoles », qui consistent pour les agriculteurs à planter des fleurs sur les terrains en jachère, se sont développées en France (actuellement 1.500 hectares) mais rien n’avait encore été fait sur le bord des routes.
« On bénéficie pour cela de la puissance de l’Etat », souligne M. Testu. Pas moins de deux ministres sont impliqués dans l’opération, M. Bussereau, compétent pour les routes, et Mme Jouanno, pour l’Ecologie.
Cette expérimentation sera menée dans six grandes régions correspondant aux directions interdépartementales des routes -nord, nord-ouest, sud-ouest, massif central et atlantique.
Outre les semis de petites fleurs, d’autres dispositifs vont être testés comme le « fauchage tardif » qui consiste à ne faucher qu’une seule fois dans la saison sur le bord des routes et non trois fois, comme habituellement, ce qui laisse le temps à un certain nombre d’espèces de fleurs présentes naturellement dans le milieu de s’épanouir.
Lire la suite de l’article du 19/01/10 (Source AFP) sur le site de Liberation.fr
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Bonjour,
Depuis la découverte d’une hécatombe d’oiseau sur une route bordée de pyracantha (Troyes), je me pose la question sur l’impact des zones attratives (pour la faune) le long des routes. Ne sommes nous pas en train d’attirer certaine espéces (dans ce cas les insectes) dans des lieux où la mortalité risque d’être importante ? Le bilan sera-t-il positif ?
Je partage l’avis d’Agir pour l’Environnement
Communiqué de presse datée du 26 janvier 2010-
*Les abeilles, victimes du blanchiment ecologique du gouvernement !*
Agir pour l’environnement souhaite réagir sur ce qui apparaît comme une politique du management voire du blanchiment davantage qu’une politique ambitieuse de protection de la biodiversité.
Agir pour l’Environnement s’interroge sur le sens à donner à cette opération de communication à l’heure où l’Etat français vient d’homologuer pour un an le Cruiser, insecticide hautement toxique considéré comme l’une des causes de la surmortalité des abeilles en France.
L’association regrette que l’Etat français opte pour une écologie cosmétique qui passe par des meurettes insipides et inefficaces. Pire, au lieu d’agir sur les causes réelles de la surmortalité des abeilles, notamment en limitant l’artificialisation des milieux issus de la construction de nouvelles infrastructures routières et autoroutières, les secrétaires d’Etat à l’Ecologie et aux Transports préfèrent peindre en vert très pale les abords de quelques kilomètres de routes.
Agir pour l’Environnement note par ailleurs que cette opération ne présuppose absolument pas que la direction des routes cesse l’épandage massif de pesticides le long route. Et pour cause : l’Etat a choisi, pour mener à bien ce plan d’expérimentation, le « réseau biodiversité pour les abeilles » représentant les intérêts des firmes phytosanitaires et semencières ! C’est donc à une double opération de blanchiment écologique à laquelle nous assistons.
Alors que l’année mondiale de la biodiversité commence, les pouvoirs publics font habilement d’une pierre deux coups en verdissant artificiellement le réseau routier et en donnant l’illusion d’un plan de sauvetage des abeilles.
Une ineptie ou alors un total manque de bon sens !
Si les agronomes de Basf contribuent à cette opération, ils font honte à leurs anciens, pourquoi ? Tout simplement parce que la biodiversité n’a pas été inventé par l’homme. Implanter des espèces exogènes appauvri le milieu naturel, de surcroît le long des axes routiers milieux les plus pollués qui soient, "métaux lourds issus des gaz d’échappement, résidus de sel de déneigement, résidus organiques divers et toxiques".
Sachez qu’en Ch les pâturages doivent être en retrait de 8m axe de la chaussée (vaches laitières-moutons-chèvres) Petit Pays mais Grandes idées.
Entomologiste je m’insurge contre de telles idées stupides, parce que du coup les routes vont devenir des cimetières d’insectes utiles ’coléoptères-diptères-hyménoptères-lépidoptères’ la plupart d’entr’eux auxiliaires et pollinisateurs utiles.
Dévier des populations d’insectes de leur milieu par un phénomène de leurre, ça relève de l’irresponsabilité humaine. De même, modifier la flore en introduisant des taxons inadaptés au milieu édaphique, c’est outrageant. L’inversion de flore semble échapper aux promoteurs de l’idée.
Votre idée ne sera pas reprise par au moins quatre Parc Naturel Régional, comme quoi la diversité existe naturellement au même titre que la biodiversité.
Non pas les apiculteurs, mais un certain "Réseau bio-diversité pour les abeilles" est à l’origine de cette action, qui semble bénéficier du soutien plein et entier du ministère. Les apiculteurs savent trop bien que le bilan de pareille initiative se résumera à un effet imperceptible contre un risque maximal pour l’abeille comme d’ailleurs pour le reste de l’entomofaune, à terminer sa course écrasée contre un pare-brise de véhicule. Car quand-même :
1° : il faut quelques kilomètres de banquettes de route fleuries pour fournir l’équivalent d’un hectare de fleurs en zone sauvage, voire cultivée.
2° : toute opération de com’ qu’elle est, cette opération devrait être préférentiellement répétée le long des routes à trafic dense ... question de toucher le plus de gens possible.
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que ce "Réseau biodiversité pour les abeilles" a été lancé et est financé par l’agrochimiste BASF qui n’a eu de cesse de multiplier les initiatives pour tenter de convaincre le monde que l’abeille n’est pas victime de son insecticide "fipronil" appliqué en traitement de semence - le trop décrié "Régent TS" -, mais doit sa déchéance à l’apprauvissement des ressources florales, les pratiques apicoles et agricoles, les maladies, les ondes électro-magnétiques, et tutti quanti.
Et pour préparer au mieux la levée des graines dans le département, on a largement répandu la totalité du stock de sel sur les routes durant le dernier épisode neigeux..
Logique... n’est ce pas ....
Certainemant des jachères de chez BAYER insdustrie........de qui se moquent-ont ?
je vous retranscris ce message qui résume bien la situation.
Oui merci la belle fumisterie Sachant que les bord de route sont les réceptacles aux hydrocarbures, gaz d’échappements donc métaux lourds et compagnie pourquoi pas nous payer le voyage pour transhumer nos ruches en Ukraine autour de la centrale de tchernobile là on saura pourquoi on retrouve des résidus dangereux dans notre miel. Il est temps d’arrêter de nous prendre pour des lapins de 6 semaines. Bonne soirée.
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