Post-Doc - Laboratoire de Botanique et d’Ecologie Végétale Appliquées de Nouméa
Mis en ligne mercredi 4 juillet 2012 par Accueil Tela Botanica - Emploi
Dans le cadre de la campagne 2012 de recrutement de post-doctorants de l’IRD, le Laboratoire de Botanique et d’Ecologie Végétale Appliquées de Nouméa, Nouvelle-Calédonie (UMR 123-AMAP) (http://www.botanique.nc/), invite des candidats à déposer leur candidature.
Le projet de post-doctorat concernerait l’analyse de la richesse floristique et de l’endémisme de deux zones « refuges » quaternaires, comme contribution à la valorisation du patrimoine naturel des forêts humides de la Province Nord. Le projet devra participer à la caractérisation des habitats en Province Nord. Les candidats sont susceptibles d’ajuster le sujet en fonction de leur compétence et de la cohérence du projet proposé avec les activités du laboratoire. Les contrats sont d’une durée d’un an renouvelables une fois.
Le candidat retenu sera en poste au Laboratoire de Botanique et d’Ecologie Végétale Appliquées de Nouméa, Nouvelle-Calédonie (IRD, UMR 123-AMAP) , dans le cadre d’une affectation longue durée à partir de fin 2012.
Candidature :
Les dossiers de candidatures sont à déposer à l’IRD avant le 15 juillet et il est demandé aux candidats de contacter au préalable le laboratoire au plus tard le 11 juillet par email (amap.nou@ird.fr) en joignant un CV. Le laboratoire assistera les candidats dans le montage du dossier.
Projet post-doctoral
Analyse de la richesse floristique et de l’endémisme de deux zones « refuges » quaternaires, comme contribution à la valorisation du patrimoine naturel des forêts humides de la Province Nord
EQUIPE D’ACCUEIL : Laboratoire de Botanique et d’Ecologie Végétale Appliquées de Nouméa/Herbier du Centre IRD de Nouméa (IRD, UMR 123-AMAP). Contact : amap.nou@ird.fr
CONTEXTE :
L’hypothèse de l’existence de zones refuges en Province Nord (Massif des Lèvres et Mont Panié), ayant permis la conservation de la forêt dense humide (au cours du Pléistocène), a été proposée à l’issue d’une étude sur la chorologie des palmiers (Pintaud et al., 2001). Ces zones sont assimilées à une richesse spécifique et un taux d’endémisme élevés. Protégées par des barrières naturelles, elles auraient permis à la végétation forestière humide de persister en dépit de changements environnementaux intenses. Elles hébergent des espèces dites reliques dont les caractéristiques biologiques et écologiques témoignent de l’environnement passé. Les différents épisodes d’expansion, de contraction et de colonisation de ces zones refuges se reflètent dans leurs compositions floristiques actuelles, et en font des milieux d’intérêts majeurs pour la conservation.
Les taxons appartenant aux lignées anciennes des plantes à fleurs (« Angiospermes basales »), principalement inféodées à ces forêts humides en Province Nord, sont d’excellents « marqueurs potentiels » pour confirmer l’existence de tels refuges et les délimiter, car leur ancienneté suggère leur maintien en NC durant les périodes sèches correspondant aux glaciations. Compte tenu de la distribution restreinte de certaines espèces et de leur exigence écophysiologique, elles pourraient être sensibles aux changements environnementaux, et constituer des indicateurs de changement climatique.
OBJECTIFS : Ce projet se propose d’analyser la richesse floristique et l’endémisme de ces deux zones (Mont Panié et Massif des Lèvres) afin (1) d’affiner la connaissance botanique des forêts humides en Province Nord (nb : sous prospection actuelle du Massif des Lèvres) (2) de confirmer l’existence de zones refuges à hautes valeurs botaniques et patrimoniales.
MÉTHODES :
Analyse de la richesse floristique et de l’endémisme de ces deux Massifs. Ce travail se basera sur l’herbier du centre IRD de Nouméa (NOU) ainsi que sur le réseau de parcelles permanentes (NC-PIPNN). L’analyse de l’endémisme s’appuiera sur les données botaniques à l’échelle du territoire.
Analyse de la distribution et de l’abondance des taxons appartenant aux lignées anciennes en fonction de variables écologiques spatialisées (altitude, précipitations, substrat, typologie forestière) dans les deux massifs ciblés. Ce travail se basera sur des inventaires floristiques le long de transects est-ouest.
RÉSULTATS ATTENDUS
Inventaire géo-référencé des taxons appartenant aux lignées anciennes et cartographie de ces taxons
Identification des variables écologiques expliquant leur distribution
Test de l’hypothèse d’existence de zones refuges sur ces Massifs Nord (richesse spécifique et endémisme élevés)
Proposition d’une délimitation des zones à fort intérêts botaniques
Distribution et échelle d’endémisme de ces taxons (local, régional) et réflexion sur les échelles d’endémisme en Nouvelle-Calédonie
COMPETENCES REQUISES
Une bonne connaissance des flores tropicales et une formation en écologie des communautés végétales terrestres sont nécessaires. Le candidat conjuguera une expérience et un goût du travail en milieu forestier tropical humide avec des aptitudes de travail en herbier et au laboratoire (gestion de base de données, analyses statistiques, SIG).
RATTACHEMENT AUX THÉMATIQUES DU LABORATOIRE
Le candidat travaillera sur les dispositifs et les bases de données du laboratoire, notamment en coordination avec le partenariat pluriannuel associant le laboratoire et la Province Nord sur des thématiques d’écologie forestière.
Ce projet viendra en appui à un sujet de doctorat déposé à l’Ecole Doctorale SIBAGHE de Montpellier (Ecologie, formes et fonctions des angiospermes basales de Nouvelle-Calédonie).
Référence :
Pintaud, J.-C., T. Jaffré, and H. Puig. 2001. Chorology of New Caledonian palms and possible evidence of Pleistocene rain forest refugia. Comptes Rendus de l’Académie des Sciences - Series III - Sciences de la Vie 324:453-463.
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