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Frelons asiatiques, arrêtons-les !

Mis en ligne jeudi 30 mars 2017 par Gisèle ISETTI - Contribuez

Contribuez au projet Eurofrelon !

Eurofrelon est un projet participatif de chercheurs de l’INRA et du CNRS sur le frelon asiatique (Vespa velutina).
L’objectif est de comprendre les différentes adaptations qui favorisent l’expansion de ce redoutable petit prédateur, afin de mieux en réguler les populations.

Un peu plus d’infos sur le projet

Le frelon asiatique à pattes jaunes Vespa velutina est un prédateur d’abeilles et d’autres insectes introduit en France accidentellement en 2004. Maintenant présent dans une grande partie de l’Europe, sa vitesse d’expansion augmente dangereusement : Mais pourquoi ? Est-ce un transport passif par l’homme ? Et si c’était aussi une évolution des populations ?
En effet, le climat et le temps depuis lequel ils sont présent dans une région pourraient faire développer à ce frelon de nouvelles caractéristiques physiques (taille, poids, taille des ailes etc...), qui changeraient sa vitesse de vol.
Grace à la capture de fondatrices partout en Europe, nous voulons comprendre ces mécanismes évolutifs. Les résultats de cette étude permettront de mieux caractériser les populations suivant leur environnement, et d’ainsi mieux comprendre et suivre l’invasion, dans le but de mettre en place des stratégies de régulation adaptées, mais également de mieux anticiper leur expansion ! En associant des mesures directes de morphologie et de génétique, des chercheurs de l’INRA et du CNRS vont tenter de répondre à cette question.

Comment participer ?

Si vous souhaitez participer à cette étude, il vous suffit d’envoyer des fondatrices, capturées dans votre région avant qu’elles nidifient, en suivant les recommandations.

> Etape 1 - Fabriquer un piège

> Etape 2 - Congelez les fondatrices

> Etape 3 - Envoyez-les !

Retrouvez toutes les informations sur le site web du projet

Téléchargez le pdf illustrant la fabrication du piège sélectif (PDF, 212 ko)


Images d’illustrations : extraites du flyer

Fabrication du piège - (PDF, 212 ko)


Licence de l’article : Contacter l’auteur



Vos commentaires sur cet article

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  • Le 5 avril 2017 par Accueil Tela Botanica
    J’ai ajouté en bas de l’article le PDF décrivant la fabrication du piège afin de le rendre sélectif. Véronique - Tela
    • Le 5 avril 2017 par Accueil Tela Botanica
      J’ai supprimé le flyer de présentation du projet Eurofrelon : il s’avère que les informations qu’il contient ne sont pas à jour et peuvent s’avérer dangereuses pour les pollinisateurs (notamment la fabrication du piège). Véronique - Tela

  • Le 5 avril 2017 par Gisèle (Pincettes)
    Merci de bien vouloir lire le lien "site web du projet" et de suivre soigneusement le protocole si vous souhaitez participer à cette étude. Je rappelle que dans ce cadre, après la capture de 10 reines, les pièges sont à retirer.
  • Le 31 mars 2017 par MC FOUCHER
    dommage que vous n’ayez pas mentionné d’ajouter du vin blanc dans le piège, que les abeilles n’aiment pas...
  • Le 31 mars 2017 par
    ce piège n’a pas l’air très sélectif...
    • Le 31 mars 2017 par Gisèle Isetti (Pincettes)
      Ce piège est simple mais il a été réfléchi et conçu dans le cadre d’une étude scientifique, il est donc adapté au mieux pour jouer son rôle. Avez-vous lu les détails de la fabrication du piège ? sinon, cliquez sur : site web du projet/construisez votre piège sélectif/cliquez ici/rendez votre piège sélectif. Il est important d’en suivre les instructions. Petit rappel :
      -  La présence de bière dans le mélange est un répulsif pour les abeilles.
      -  La taille de l’ouverture principale empêche l’entrée dans le piège du frelon européen et papillons.
      -  Les perforations sur le coté permettent aux plus petits insectes de s’échapper.
      -  Il faut vérifier régulièrement le piège pour prélever les reines de frelon asiatique et libérer les autres insectes s’il y en a.

      • Le 31 mars 2017 par Ronan A.

        Sans remettre en cause l’échantillonnage pour cette étude, je voulais souligner que l’Opie (office pour les insectes et l’environnement), avec FNE, dénonce l’impact du piégeage sur les pollinisateurs (dont les abeilles domestiques ne représente qu’une faible part). Je ne peux pas mettre le lien vers le communiqué, mais je suppose qu’il se trouvera à partir de l’un ou l’autre site des structures.

        Et pour ceux qui tentent les pièges (quelque soit le contexte), tant qu’à faire de la mortalité d’insectes, trouvez des entomologistes locaux qui pourront transformer en données ces captures.


        • Le 31 mars 2017 par Gisèle Isetti (Pincettes)
          En effet, les pièges "classiques", contenant un liquide sucré, tuent les insectes par noyade. Je rappelle :
          -  qu’avec le type de piège choisi pour cette étude, où c’est une éponge propre imbibée de liquide qui est placée au fond du piège, aucun insecte piégé n’est tué.
          -  Qu’il faut libérer les insectes piégés par erreur.
          -  Que ces pièges ne doivent être placés que pour une durée limitée, de mars à mai. En suivant toutes les recommandations, il devrait n’y avoir que peu de victimes co-latérales.

          • Le 2 avril 2017 par La Cardamine

            En fait, sur le flyer destiné au grand public (celui réalisé par Alexis Collin et qui a été diffusé dans la lettre de Tela Botanica du 30 mars) il y a un plan du piège qui ne mentionne ni l’éponge, ni les ouvertures permettant aux autres insectes de sortir : "une bouteile plastique avec le goulot retourné [...]n’hésitez pas à multiplier les pièges dans vos jardins !", "c’est facile et gratuit !"

            ... et ça fait peur : on imagine déjà le bouillon grouillant des insectes englués dans le sirop de cassis !


        • Le 1er avril 2017 par Laurent Jarrige
          Bonjour, C’est très bien de dénoncer, mais que proposez-vous pour stopper la progression de cette espèce hyper-invasive ? Suggéreriez-vous de ne rien faire et s’en accommoder ? En ce cas vous avaliseriez la fin proche de l’apiculture, déjà mise à mal par l’agrochimie et le varroa, mais aussi des espèces en équilibre dont la niche écologique est occupée de force par V. velutina, à commencer par V. crabo. Mon expérience du piégage montre que s’il est correctement mené, il est très sélectif. En 2017, du 16 au 31 mars avec 4 pièges, j’ai capturé 28 V. velutina pour un seul V. crabo. Se sont prises une vingtaine de guêpes, principalement V. germanica, en bonne part relâchées et quelques papillons eux aussi partiellement sauvés. Une quantité non négligeable de "mouches", que je suis incapable d’inventorier, a péri dans ces pièges, c’est vrai, et je ne sous-estime pas leur rôle dans l’écosystème. Mais elle vient en déduction de celles qu’auraient consommé les frelons capturés et leur future descendance. J’ose émettre l’hypothèse que le solde en est positif, sans la moindre preuve je vous le concède. Les positions extrêmes, telle que celle que vous prônez - vous avez omis dans vos référence le MNHN qui lui aussi proscrit le piégeage mais ne propose rien alors qu’il devrait être à la tête des études - sont bien souvent peu pertinentes.

          • Le 1er avril 2017 par Julien

            Il me semble qu’une molécule nocive au frelon asiatique a été trouvée.

            De là à dire qu’il faut attendre qu’elle soit diffusée et le laisser progresser en attendant...


          • Le 2 avril 2017 par La Cardamine

            Laurent Jarrige,

            Il ne s’agit pas d’accepter la fin de l’apiculture mais d’admettre qu’il est illusoire de vouloir tout contrôler dans la nature et que nous ferions bien de laisser à la nature le soin de réparer nos bêtises.

            Cessons déjà de détruire le frelon européen - Vespa crabro - car il semble capable de détruire les nids de frelons asiatiques !


          • Le 11 avril 2017 par Mathieu de Flores

            Vous le dites vous même, cette espèce est "hyper invasive". Penser qu’il est possible d’enrayer l’avancée de l’espèce voir de "l’éradiquer" est totalement illusoire, il faut apprendre à vivre avec. Et ne pas faire n’importe quoi en attendant !

            Les Frelons asiatiques, comme les autres espèces envahissantes, sont très nombreux sur le front de colonisation (frontière entre zone déjà colonisée et zone non encore colonisée), puis les densités de populations vont diminuer, se réguler et l’espèce prendra sa place dans les écosystèmes... L’histoire de la vie sur terre ce n’est que ça, la colonisation de territoires par des espèces, la disparition d’autres... (Mais il est vrai que l’Homme joue un rôle d’accélérateur considérable.)

            Piéger de façon sélective autour des ruchers attaqués pour diminuer la pression de prédation semble tout à fait raisonnable pour "ménager la chèvre et le choux", piéger n’importe comment et n’importe où au printemps, beaucoup moins...


    • Le 4 avril 2017 par DELAUNAY G
      ce piège n’est pas du tout sélectif. Je l’ai essayé il y a qq années et ai déploré des mortalités d’autres insectes dont d’autres Hymnoptères.


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