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Quand les mines d’or minent la nature

Mis en ligne dimanche 26 février 2006 par Daniel MATHIEU - Brèves de l’Actualité

Actu Nature FNE/ N° 36 - février 2006 10

Le cours de l’or est au beau fixe, atteignant des sommets jamais vus depuis au moins dix-sept ans.

Malheureusement, il semble, selon un article paru dans The New York Time, que la nature en paie le prix fort. En effet, les activités d’extraction sont extrêmement destructrices et polluantes. Destructrices, quant aux quantités énormes de roches arrachées aux entrailles de la Terre pour quelques onces de ce métal. Polluantes quant au cyanure ou a u mercure utilisés pour récupérer les paillettes d’or. Les déchets découlant de cette activité, du fait de leur toxicité, s’apparentent dans leur gestion, selon le New York Time, aux déchets nucléaires. Aussi utiliser de tels produits heurte les consciences et en laisser s’échapper dans la nature, est éminemment condamnable. Pour preuve, l’accident survenu en Roumanie en 2000, lorsque ces déchets miniers se sont déversés dans un affluent du Danube causant la mort de milliers de poissons et entraînant le poison jusqu’à la Mer Noire. En Bulgarie, au mois d’octobre dernier, une manifestation rassemblant des Bulgares, mais aussi leurs voisins grecs et turcs a d énoncé l’ouverture d’u ne min e d’or qui risque de polluer un fleuve.

En 1995, la rupture d’une digue d’un parc à résidus miniers de la Société Cambior a entraîné la pollution du fleuve Essequibo au Guyana.

Or, c’est justement cette société qui va ouvrir une mine d’or en Guyane au pied de la montagne de Kaw, connue pour sa richesse faunistique et floristique. Les enquêtes publiques viennent de débuter. Le site devrait être classé en SEVESO du fait de la présence de cyanure, d’acides divers et variés, d’une grande quantité d’explosifs, de carburant, etc. ?

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Vos commentaires sur cet article

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  • Le 31 juillet 2008 par Jordan

    Notre guyane a deux richesses, elles sont toutes les deux naturelles, la faune et la flore mais aussi son sol.

    malheureusement la premiere ne permet a la Guyane de developper une activite touristique suffisante pour dynamiser l’economie et les emplois, la seconde n’est pas exploitee ou alors pillee par des chercheurs d’Or clandestin qui font d’enorme degats dans nos forets, pourquoi ?

    S’il vous plait donnez a la guyane la possibilte de se developper ainsi qu’a ces habitants.

  • Le 3 février 2008 par Alain

    Bien entendu il ne faut pas faire n’importe quoi ; mais lorsque l’on voit un reportage à la télé ( j’habite en métropole ) on a plutôt l’impression que l’on est vraiment très gentil avec les orpailleurs sauvages qui doivent à eux tous constituer un danger au moins aussi grave qu’une mine de multi-nationale
  • Le 22 septembre 2006 par

    Si vous souhaitez plus d’informations sur la mine d’or de Camp Caïman, vous pouvez venir consulter ce blog :

    La mine d’or de Camp Caïman en Guyane Française

  • Le 11 mars 2006 par Daniel MATHIEU

    COMMUNIQUE DE PRESSE LES VERTS GUYANE - MARS 2006

    De graves menaces sanitaires sur la population cayennaise pour le seul profit d’une multinationale canadienne

    Les enquêtes publiques concernant l’implantation de la multinationale Cambior pour l’exploitation de l’or sur la montagne de Kaw ont débuté en mairie de Roura et à la Préfecture de Cayenne. Ces enquêtes posent beaucoup plus de questions qu’elles n’apportent de réponses selon les spécialistes de la protection de l’environnement. (1) Les graves incidences sur la santé publique peuvent survenir de multiples manières.

    Tout d’abord, en cas de rupture des digues retenant de nombreux polluants (cyanure, hydrocarbures, métaux lourds). Les accidents d’Omaï au Guyana (2) et en novembre dernier, de Rosebel au Surinam, rappellent les risques d’une telle exploitation.

    En cas d’accident durant le transport des 30 000 tonnes de produits chimiques nécessaires aux industriels durant toute la phase de production (3 990 tonnes de cyanure, 21 280 tonnes de chaux,...) sur le trajet Camp Caïman-Degrad des Cannes et St-Laurent-du-Maroni (3) ou lors du passage de zones sensibles, tel le pont de la Comté.

    Mais les risques sanitaires peuvent aussi provenir d’une contamination lente et continue des sols et des eaux de surface et souterraines par des substances extraites des profondeurs du sous-sol sulfuré, riche en métaux lourds et en arsenic.

    A ce titre, la récente interdiction d’exploitation de la mine d’or de Salsigne, en France métropolitaine (4) a mis en évidence des taux de cancers de la gorge et du larynx supérieurs respectivement à 80 % et 110 % à la normale. Un ingénieur général des Mines rappelle les impacts sur la santé publique des activités minières du fait des transferts d’arsenic par voie aérienne (poussières résultant de l’exploitation à ciel ouvert) pour les travailleurs et par voie aquatique et aérienne pour les habitants du voisinage. (5) La population guyanaise doit donc prendre conscience que, même sans accident majeur, l’arsenic libéré par l’extraction sera probablement déversé dans les rivières guyanaises et contaminera durablement la prise d’eau de La Comté (6). D’ailleurs, Les Verts Guyane considèrent que les chiffres et l’assurance de la multinationale CBJ Caïman sur sa capacité à contrôler ce poison, ne nous satisfont pas et méritent, pour le moins, une contre-expertise par un laboratoire indépendant, non impliqué dans l’industrie minière ! (7)

    Les Verts Guyane et Le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (C.S.I.A : http://www.csia-nitassinan.org/ ) demandent aux instances gouvernementales, régionales et municipales de prendre clairement et fermement position contre le projet minier de la multinationale CBJ Caïman, projet dénué de tout intérêt économique pour la Guyane, (exonérations de charges, taxes minimes, emplois probablement délocalisés depuis le site d’Omai au Guyana), qui exploite une ressource non renouvelable et présentant des impacts sanitaires et environnementaux considérables voire insoupçonnés à l’heure actuelle.

    Enfin, les Vert-Guyane et le CSIA soutiennent la communauté Palikur dans leur action juridique (8) engagée afin de mettre un terme à une convention, sans contrepartie pour les amérindiens, qui autorise la multinationale à traverser leur Zone de Droit d’Usage. Cette convention est très justement attaquable en vertu du décret de 1987, précisément parce que les Services de l’Etat n’ont pas été consultés et en l’absence de déclaration d’intérêt public.

    On peut s’étonner également du prix d’achat du terrain : 2 centimes le m2 alors que le prix moyen est de 5 euros le m2, soit un cadeau de 9,96 millions d’euros les 200 hectares acquis par la multinationale.

    La Guyane doit elle désormais, en plus de la contamination au mercure qu’elle subit depuis plus de cent ans, faire subir a nos générations futures les effets désastreux et encore plus complexes du cyanure et de l’arsenic ? Ce risque est d’autant plus inacceptable qu’il est mis en oeuvre pour le seul profit d’une multinationale étrangère qui promet, à ses actionnaires, une "année 2006 excitante" ! (9) Brigitte Wyngaarde, Philippe Ménard, Porte parole de Tamanoir les Verts-Guyane tel : 06 94 40 97 27 Site internet : http://guyane.lesverts.fr/ Email : tamanoir.guyane@wanadoo.fr

    Edith Patrouilleau, Présidente du CSIA

    (1) La spécificité de la montagne de Kaw ne semble pas avoir été prise en compte par les promoteurs du projet : pas d’expérience similaire dans un site aux précipitations exceptionnelles, proximité d’un sanctuaire écologique unique au monde (Marais de Kaw), piste d’accès au chantier qui traverse la Zone de Droit d’Usage de peuples autochtones mais aussi et surtout risque d’accident en zone de captage de l’eau potable de la population de l’Ile de Cayenne. (2) (23 000 riverains déboutés de leur plainte pour vice de procédure) - La catastrophe d’Omai sur le net : http://saxakali.com/omai/ (3) Extrait du rapport technique / sept 2005 - p 160 : "Afin de limiter les coûts de transbordement portuaire ainsi que les délais relatifs à l’horaire d’opération du port de Dégrad-des-Cannes, nous envisageons d’utiliser, subséquemment aux travaux de dragage et de réhabilitation des quais, les infrastructures du port fluvial de St-Laurent-du-Maroni." (4) "Le Monde" édition du 9 février 2006 (5) Dans le cas de la Guyane, ce voisinage s’étend à la population de Cayenne en raison de la communication des eaux de ruissellement de la mine à la zone de pompage de la Comté. (6) http://www.sites-pollues.ecologie.gouv.fr/InfosPolluants/As/AsLabo.html (7) http://www.sites-pollues.ecologie.gouv.fr/InfosPolluants/As/AsSynth.html (8) voir éditions de France Guyane des 28 janvier et 8 février 2005 (9) http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2006/02/20060221-175304.html

  • Le 6 mars 2006 par

    Je ne suis pas favorable à ce projet.

    j’habite Cayenne et ce projet me concerne.

    Je considère que cette activité nous prend en otage : risque majeur de santé publique, hypotèque sur l’avenir de nos enfants, destruction d’un site remarquable, affaire d’état entre la France et le Canada.

    Non merci Monsieur Raffarin d’avoir vendu la Guyane. Non merci Monsieur Chirac d’avoir adossé à notre constitution la charte sur l’environnement et de ne pas en tenir compte.

    Je suis déçu, je vais faire ce que je peux pour arrêter ce projet !


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