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Grippe aviaire. Faut-il vraiment craindre les oiseaux sauvages ?

Mis en ligne samedi 4 mars 2006 par Daniel MATHIEU - Brèves de l’Actualité

Un article qui n’a rien à voir avec la botanique, mais qui concernent tous ceux qui s’intéressent à la nature et s’intérrogent sur la transmission de la grive aviaire.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Liège, le 1er mars 2006

L’apparition récente de cas de grippe aviaire en Europe et la mise en place des mesures de confinement et de surveillance des oiseaux d’élevage qui y ont été associées relance les craintes du public et des autorités vis-à vis des oiseaux sauvages, fréquemment présentés comme les vecteurs du virus H5N1. Plusieurs études scientifiques nouvelles, l’analyse des circonstances de l’apparition des foyers de grippe aviaire en Europe et en Afrique et des informations sur les pratiques commerciales de l’industrie avicole mondiale jettent un regard nouveau sur le rôle prétendu des oiseaux sauvages dans la dispersion du virus H5N1.

Oiseaux sauvages : il est établi à présent que des oiseaux sauvages peuvent être infectés par le virus de la grippe aviaire, y survivre au moins un certain temps et effectuer des déplacements en étant porteurs de ce virus. Ce genre d’événement reste cependant très rare : des tests effectués pendant trois ans en Chine, au coeur de régions infectées, sur plus de 13.000 oiseaux dont de nombreux canards migrateurs, n’ont mis en évidence le virus que chez six oiseaux. 1 500 analyses ont été planifiées en Belgique pour cet hiver et des tests semblables effectués en Europe occidentale depuis l’automne 2005 sur des oiseaux sauvages n’ont pas encore révélé la présence du virus.

Les cas récents des cygnes tuberculés trouvés morts ou mourrant de la Grèce à l’Allemagne confirment que des oiseaux aquatiques sauvages, cygnes, canards et oies peuvent contracter l’infection. En vivant, se nourrissant et déféquant dans l’eau, ces oiseaux sont en contact étroit avec des déjections infectées par le virus et contractent ainsi plus facilement la maladie. Chez les autres espèces d’oiseaux sauvages, plus terrestres qu’aquatiques, de tels contacts étroits entre oiseaux malades se produisent beaucoup moins fréquemment et la grippe aviaire risque donc de se propager beaucoup moins chez eux. On ne doit dès lors pas craindre que les passereaux de nos jardins, villes et campagnes deviennent des vecteurs de l’infection virale. Il n’y a donc pas de raison de se méfier des oiseaux aux mangeoires ou des hirondelles qui reviendront occuper leurs nids aux alentours de nos bâtiments.

La proportion des oiseaux sauvages infectés étant extrêmement faible, on peut raisonnablement penser que leurs effectifs ne seront guère affectés par la mortalité causée par le virus.

Le cas des cygnes tuberculés malades de la grippe aviaire cet hiver est d’ailleurs particulier : ces oiseaux ne sont pas réellement des migrateurs mais ont atteint nos régions en fuyant la vague de froid qui frappait la Russie où ils avaient été fort probablement en contact avec les foyers de grippe qui perdurent de part et d’autre de l’Oural dans des élevages de volailles domestiques. Il ne s’agit donc pas de la prétendue dispersion du virus par les oiseaux migrateurs annoncée depuis l’été 2005 et qui ne s’était d’ailleurs pas produite l’automne dernier. Il en a d‚ailleurs été de même en Asie, où plusieurs pays restent indemnes de l’infection sans qu’aucune mesure soit prise contre les oiseaux migrateurs ou même pour restreindre les contacts entre ceux-ci et la volaille domestique. Tout indique que les oiseaux migrateurs qui ont passé l’hiver chez nous et ceux qui nous reviendront d’Afrique dans quelques semaines sont sains et ne présentent pas de danger.

Oiseaux domestiques Le virus H5N1 est aujourd’hui devenu endémique parmi les oiseaux domestiques dans certaines régions d’Asie : près de 2% des canards et oies d’élevage sont porteuses du virus dans le sud de la Chine. En Europe, bien que de plusieurs cas d’oiseaux sauvages infectés aient été rapportés, seul un élevage français a été touché par la maladie.

Une étude génétique très détaillée des différentes formes de virus H5N1 qui sont présentes en Chine et en différents points d’Asie du sud-est, publiée en février 2006 dans la revue de l’Académie américaine des Sciences, montre que plusieurs formes locales distinctes de virus occupent différents pays et régions géographiques. Ceci indique que le virus subsiste pour de longues périodes et évolue sur place au sein des élevages infectés d’où il n’a pas été éliminé. C’est encore une autre forme du virus qui est présente chez les oiseaux sauvages en Chine et celle-ci n’est pas présente dans la volaille domestique. Les causes de la dispersion répétée du virus en Asie doivent donc être recherchées dans les transferts d’oeufs ou de volailles malades à partir des foyers chinois et pas par une dissémination par les oiseaux sauvages.

De plus en plus d’arguments plaident pour un rôle prépondérant des transports licites ou non des volailles dans la dispersion du virus à l’échelle planétaire. Ces échanges sont en effet permanents et concernent des oiseaux vivants ou morts, des poussins destinés à l’élevage, des oeufs prêts à éclore, des plumes mais aussi des déjections et des litières d’élevage qui sont utilisées pour l’alimentation animale et la fumure des terres agricoles. Il est ainsi de pratique courante en Asie mais aussi en Europe de l’Est d’utiliser des fientes de poulet pour nourrir des poissons dans des bassins d’élevage auxquels ont accès des oiseaux aquatiques sauvages ou de les répandre comme fumier dans les prés où pâturent cygnes et canards.

L’apparition du virus dans de nouveaux foyers en Afrique ou en Europe s’explique sans doute de la sorte. Au Nigeria, le virus est apparu d’emblée dans de grands élevages, situés à distance des concentrations d’oiseaux migrateurs, et qui sont régulièrement approvisionnés de manière non contrôlée en oeufs provenant de Turquie et en poussins d’élevage provenant de Chine ! Tous ces éléments permettent de mieux comprendre la manière dont se propage le virus H5N1 et quels sont les dangers dont il faut se prémunir dans la situation actuelle. Prendre des mesures de confinement des oiseaux domestiques est une mesure justifiée en soi, car il ne faut pas perdre de vue que ce sont actuellement les oiseaux d’élevage qui sont le plus menacés par le virus H5N1. Mais la probabilité que les élevages soient contaminés par des oiseaux sauvages reste certainement faible. Par contre des mesures très strictes doivent être prises afin que le commerce d’oiseaux d’élevage ou de leurs produits ne constitue pas chez nous, comme en Asie, la porte d’entrée du virus H5N1 sur notre territoire. Certains pays d’Asie, le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, la Malaisie et la Birmanie ont des mesures strictes de contrôle et n’ont à ce jour pas été infectés par H5N1, alors qu’ils figurent parmi les pays situés en zone à risques.

Humains : rappelons enfin que la grippe aviaire n’est pas une maladie humaine car le virus H5N1 ne se transmet que très difficilement à l’homme et qu’il n’est pas contagieux d’homme à homme. Alors que des centaines de millions de volailles ont été touchées par la grippe aviaire en Asie, seulement 173 cas humains ont été officiellement renseignés, dont 93 mortels. Tous ces cas de contamination humaine ont eu lieu à cause d’une importante proximité avec des oiseaux domestiques malades. Aucun malade humain de la grippe aviaire n’a encore été contaminé par un oiseau sauvage.

En conclusion, il nous apparaît que le discours ambiant ne tient pas compte d’une série d’éléments objectifs qui, s’ils ne remettent pas en question le fait que des oiseaux sauvages puissent être infectés par le virus de la grippe aviaire, indiquent que ces derniers en sont surtout les victimes et pas la cause première de la propagation de l’épizootie.

Voir aussi le site très détaillé de Birdlife : http://www.birdlife.org/action/science/species/avian_flu/index.html

Pour de plus amples renseignements : Pierre Leprince (04 98 50 34 31)
Président d’Aves Natagora, Docteur en Sciences biologiques.

© copyright de la source de l’article (auteur ou éditeur)
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Vos commentaires sur cet article

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  • Le 15 mars 2006 par

    La grippe aviaire et le virus H5N1 défraient la chronique. Si les victimes animales et les risques de contagion à l’homme sont régulièrement évoqués, il est plus rare de mentionner les travaux scientifiques qui soulignent que l’épidémie actuelle est liée à la réactivitation d’un virus connu depuis plus de 40 ans. Le H5N1 serait devenu aussi virulent à cause de l’organisation mondiale de la production de poulets qui concentrent, en Asie du Sud Est, 40 % des élevages mondiaux. La polémique est née en Angleterre autour des supermarchés Tesco propriétaires d’immenses poulaillers en Thaïlande.

    lien : http://cousin.pascal1.free.fr/grippe_aviaire.html#elevage

  • Le 11 mars 2006 par Daniel MATHIEU

    COMMUNIQUE DE PRESSE du GRAIN le 2 mars 2006

    Un rapport de GRAIN établit que l’industrie avicole mondiale est à l’origine de la crise de la grippe aviaire

    Les petits élevages avicoles et les oiseaux sauvages sont injustement rendus responsables de la grippe aviaire qui affecte actuellement plusieurs parties du monde. Un nouveau rapport de GRAIN montre comment l’industrie avicole multinationale est à l’origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus.

    L’expansion de la production avicole industrielle et des réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l’apparition et à la transmission de virus mortels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu’ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mortels et se développer. L’air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d’échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d’oiseaux vivants, de poussins d’un jour, de viande, de plumes, d’oeufs à couver, d’oeufs, de fumier de volaille et d’alimentation animale.

    « Tout le monde se focalise sur les oiseaux migrateurs et les poulets de basse-cour comme étant le problème, » indique Devlin Kuyek de GRAIN. « Mais ils ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent. »

    Par exemple, en Malaisie, le taux de mortalité par le H5N1 chez les poulets des villages est seulement de 5%, indiquant que le virus a du mal à se propager dans les petits élevages de poulets. Les manifestations de H5N1 au Laos, qui est entouré par des pays infectés, se sont seulement produites dans quelques fermes industrielles du pays, qui sont fournies par des établissements d’incubation Thai. Les seuls cas de grippe aviaire dans la volaille de basse-cour, qui couvre plus de 90% de la production du Laos, se sont produits à côté des fermes industrielles.

    Les gouvernements des pays de l’Union Européenne ont répondu à la découverte des cygnes, des oies et des canards morts infectés avec des mesures sévères obligeant à l’enfermement des volailles. Maintenant, ils sont bien embêtés car la première et seule manifestation significative de contamination de volaille domestique s’est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages.

    « Il apparaît de plus en plus évident, comme on l’a vu aux Pays-Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu’ensuite elle se propage, » explique Kuyek.

    Le cas de contamination nigérienne qui s’est déclaré au début de l’année a commencé par une seule ferme industrielle, appartenant à un membre du Conseil des Ministres, éloignée des axes principaux de déplacements des oiseaux migrateurs mais elle était connue pour importer des oeufs à couver hors réglementation. En Inde, les autorités locales indiquent que le virus H5N1 est apparu et s’est répandu à partir d’une ferme industrielle appartenant à la plus grande compagnie avicole du pays, les couvoirs Venkateshwara.

    La question cruciale est de savoir pourquoi les gouvernements et les agences internationales, comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ne font rien pour enquêter sur la manière dont les fermes industrielles et leurs sous-produits, tels que l’alimentation animale et le fumier, propagent le virus. Au lieu de cela, ils se servent de la crise comme une occasion d’industrialiser davantage le secteur avicole. Les initiatives se multiplient pour interdire la volaille en plein air, pour évincer les petits producteurs et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Le réseau de complicités avec une industrie prise dans une série de dénis et de dissimulations semble total.

    « Les agriculteurs perdent leurs moyens d’existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l’aube d’une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes, » conclut Kuyek. « Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l’industrie avicole mondiale ? »

    * * * GRAIN est une organisation non gouvernementale internationale (ONG) dont le but est de promouvoir la gestion et l’utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les populations sur les ressources génétiques et les connaissances locales. Contact : Devlin Kuyek, GRAIN, à Montréal, Tél : +1 514 2737314, Email : devlin (at) grain.org Web : http://www.grain.org

    * * *

    1. Le rapport entier, « Qui est le dindon de la farce ? Le rôle central de l’industrie avicole dans la crise de la grippe aviaire », est disponible sur le site :

    http://www.grain.org/briefings/ ?id=195

    2. La fiente de poulet et la litière des sols des élevages industriels de volaille sont des ingrédients courants de l’alimentation animale.

    • Le 12 mars 2006 par drôle d’oiseau

      Tres intéressant , cette suggestion. Tout le monde se souvient de la vache folle. Nous avons découvert le rôle de la farine animale dans la transmission d’une maladie. Or que mangent les poulets en batteries ? du granulé. On connait mal les virus, supposont maintenant que la transmission se fasse lors de la fabrication de l’aliment industriel ?

  • Le 8 mars 2006 par drôle d’oiseau

    En ce moment , je suis en contact avec plusieurs pays d’afrique pour des raisons personnelles ,d’ou un assez abondant courrier et quelques histoires.

    -  Une mortalité anormale est remarquée en afrique de l’Ouest (CI) ou comme ailleurs, les animaux vivent très proche des Etres Humains.

    -  Et Dans le cas du Chikunguya j’ai appris hier que le moustique sévissait aussi à madagascar.

    -  Il semble exister en Afrique au moins une Plante Antivirale qui à soigné en médecine traditionnelle des maladies incurables .

    -  Les animaux se soignent d’instinct, si leur biotope est préservé et il est moins dangereux de faire tomber son sandwich dans l’herbe d’un champ que devant une gare avant de le consommer.

    Par contre un oiseau qui sera passé "faire ses courses" dans une décharge à l’air libre va peut être tomber malade et ne pas avoir le temps de se soigner. et à part ses microbes, il va transporter des "acariens" , larves et autres petites créatures en pleine santé.

    Dans la lignée de la vache folle, du sang contaminé les "gens bien informés", nous invitent à redouter la gente ailée en réponse au hochement de leur nombril : Et, réponse pertinente à ces petits soucis ne touchant que des minorites,notre élite soucieuse de la sécurité du plus grand nombre ! à mis sous controle militaire les stocks d’antiviraux (Tamiflu).

    On dit à la campagne "pour chasser le renard on dit qu’il a la rage"

    Faut t’il avoir peur des chasseurs de "bon sens" en batterie ?

    Dans ces cas la, S.V.P Donnez vite un fusil au canard...

  • Le 5 mars 2006 par G . L’agrippe

    Qui peut-on croire encore dans ce beau pays qu’a été la France ? De récents problèmes nous prouvent la crédibilité de notre société de M.... qui ne pense qu’aux profits et aux super-profits. Que représente la vie de quelques personnes, "ça rapporte de l’argent" Il faut surtout rien dire ou masquer la vérité. Notre société est trop intelligente, tout le monde a la solution à tout les problèmes. Mais quel dommmage, personne ne comprend que cette société de pigeons va toute attraper la grippe aviaire ou autre maladie et faire la la fortune à quelque nantis de notre république bananière. Vive la démocratie, vive la France.
  • Le 5 mars 2006 par jérôme

    ce virus est mondialement craint ,j’ai passé 3 mois en amerique latine et tous les jours tous les medias relatait la propagation de la grippe aviaire dans le monde envisageant les scenarios les plus catastrophiques .

    le pire c’est qu’une catastrophe medical a lieu en france dans le departement de la réunion ou pres d’une personne dur 7 est touché . Que rien n’as été fait ! et que l’investissement qui sera mise en place pour indemniser les producteurs de volaille sera largement superieur aux moyens donné a la lutte contre l’epidemie de chikungunya .

    merci pour cet article ,il reste encore des gens qui savent garder la tete froide ,et c’est un plaisir pour moi d’avoir pu decouvrir votre article

  • Le 5 mars 2006 par Paul-Edouard

    La grippe aviaire n’est pas un phénomène nouveau. Nous vivons avec depuis des décennies. Ce qui est nouveau, c’est la façon dont cette affaire est traitée à l’échelon national en France surtout et ailleurs aussi.

    On assiste ici à un défaussement politique éhonté qui se traduit par une fuite en avant des autorités trop apeurées des effets que pourraient produire une pandémie humaine après l’affaire, trop récente dans leurs mémoires, du sang contaminé : on a tellement peur qu’on est prêt à imposer les pires sottises qui soient.

    Le second phénomène est lié au pouvoir médiatique qui ne se contente plus de rapporter l’information au public, mais bien plus de la créer, dans tous les domaines d’ailleurs, dépassant par là sa mission, exemple récent, celui de l’agence Reuters qui rapporte "un cas de décès en France lié au virus H5N1 qui aurait déjà fait 93 morts en Asie" Oui ! mais voilà, en France il ne s’agissait que d’un canard qui lui, et à grands renforts de médias complices, a fait se déplacer ministres et consors, en mal d’audience et de points dans les sondage.

    Qu’on arrête enfin ce délire hystérique des politico-médiatiques. Certains seraient plus à confiner que les poulets eux-mêmes !! Leur hystérie aboutit à créer en France une athmosphère délétère très voisine de celle qu’on observait sous l’occupation quand certains dénonçaient ici et là la présence de ceux que les nazis recherchaient pour les envoyer dans les camps de concentration : n’a-t-on pas assisté ces jours-ci à des dénonciations entre voisins ? voire même à des comportements complètement irrationnels ou à des règlement de compte dans certains villages où celui-là porte plainte contre son voisin qui a encore deux poules en liberté dans son jardin !!

    Le désastre des banlieues en novembre dernier et la croisière qui s’amuse sur le Clémenceau sont autant d’exemples d’une information détournée de son objectif premier : pendant ces évènements, curieusement, on ne parlait plus de grippe aviaire !

    L’affaire du moustique réunionnais va peut-être prendre le dessus dans les jours à venir : n’a-t-on pas vu hier le Député-Maire des Saintes Maries de la Mer (13) demander à son tour des mesures de protection sanitaire pour la Camargue et le pays tout entier, de peur d’une transmission du mal en métropole. Après l’affaire du moustique du "west nil", c’est bien le moins qu’il pouvait demander, n’est-ce pas ? Son collègue Conseiller Général de Lunel (34) n’avait-il pas lui aussi publié une étude dans le cadre d’une mission officielle et pour quelques millions de francs de l’époque et quatre pages dactylographiées, prouvant que seule la femelle moustique piquait !!!

    Au final, félicitations pour votre analyse.

  • Le 4 mars 2006 par

    pascal 4/3/6 . Honte aux destructeurs de la nature !!!
  • Le 4 mars 2006 par brigitte

    bravo pour votre analyse objective : j’ai toujours pensé que si le virus se propageait si vite ce n’était que la faute des humains ! à force de faire n’importe quoi avec le animaux sous le prétexte de gagner toujours plus d’argent : on en arrive à ce stade ! On devrait interdire l’élevage à grande échelle il n’est que pourvoyeur de maltraitance aux animaux : c’est de la barbarie !
    • Le 4 mars 2006 par thomas

      le virus de la grippe aviaire n’est que le produit de l’homme,crée par l’homme. surtout ne pas faire confiance aux eleveurs pour eux un seul objectif faire de la merde et gagnez de l’argent. ne pas croire les politiques se ne sont que des bouffons,et surtout ne plus manger de volailles cela permeteras de dire stop à vos merdes

      • Le 5 mars 2006 par A. Balther

        Interdire l’elevage a grande echelle ? Barbarie ? Vous allez faire vos courses au supermarché ou dans une epicerie ? Posez vous la question et vous verrez que finalement, la fameuse barbarie que vous dénoncée, elle vous sert bien ! Elle fait chuter les prix.

        DE plus, Monsieur Thomas, sachez au moins que l’eleveur qui perd son cheptel, il perd son travail ! Arretez de penser que tout le monde est responsable et que la grippe aviaire n’est autre qu’un virus issu d’un labo : ce n’est pas un complot !

        Vous avez voulu un monde moderne ? Les medias font tout un flan du moindre petit truc : aujourd’hui on sait si le Secretaire de l’association de la femme de GW.Bush pete. Ca vous parait plausible vous un pays ou tout le monde connait un certain Nickos mais rarement le prix nobel de medecine ou de la paix ?

        Monde d’animaux, maux d’animaux.


        • Le 5 mars 2006 par

          Quand je lis que l’élévage intensif fair chuter les prix , cela me fait rire... Comment expliquer les promos actuelles du genre : une volaille achetée et la deuxieme gratuite ? A mon avis , c’est pas l’élevage intensif qui en est la cause mais plutot ce satané virus.... D’ailleurs , autre réfléxion : Faire ces promos actuelles un acheté =un gratuit , ça me fait juste penser que le reste du temps on se fait bien enfler par quelqu’un. A qui profite le crime .....

          • Le 5 mars 2006 par jean paul sanchez

            je pense que Bush et Chirac sont plus dangereux pour l’espece humaine en amplifiant le nucleaire que les canards avec la grippe aviaire de l’ain. Les politiques ont trouve un moyen de se faire reconaitre aujourdhui pour ne pas etre oublies demain. il faut se mefier des politiques et des labo plus que des especes sauvages jean paul sanchez

            • Le 8 mars 2006 par SAINT-FRANCOIS

              Bien vu, je trouve que tu es en dessous de la verite, ces dirigants n’ont aucun honneur, ce sont de veritables maffieux pret à tout pour le profit et la jouissance d’imposer leur volonte, ils nous detruisent et de meme notre mere la nature .

            • Le 12 mars 2006 par

              Bravo, Jean-Paul pour votre bon-sens qui ne sera, hélas, jamais celui des politiques qui nous assènent leurs certitudes soutenus par les trusts pharmaceutiques et les lobbies des produits d’élevage. Alors comment résister à ce déferlement continu d’inepties d’une soi-disant SCIENCE qui a encore beaucoup à apprendre ?

        • Le 8 mars 2006 par SAINT-FRANCOIS

          Monsieur, nous ne pouvons pas nommer, "eleveurs", ces "paysans", mais plutot, boureau ou cappo nazis, ces termes sont durs mais pas execessif,si les medias genre "envoyes specials",ou autre montraient la realite "gore", ignoble, des batteries d’elevage, auswich des animaux ; comment voulez-vous que ces viandes ne soit pas du poison !!!!


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