Tela Botanica

Le réseau de la botanique francophone

Botanique

se former, identifier, plantes sauvages

Identifiez vous


S'inscrire...

Devenez telabotaniste et partagez votre passion pour le végétal !

Mot de passe perdu ?

eFlore > France métropolitaine

eFloreBDNFF v4.02

Consultation nomenclaturale

Consultez la version en cours de mise à jour

Castanea sativa Mill. Fagaceae

[Modifier cette page] [Suivre les pages]

Description de Maurice Reille
(issue de l'ouvrage "IMAGES
DE QUELQUES ARBRES ET ARBUSTES
COMMUNS EN LOZÈRE et ailleurs,
Connaissance et reconnaissances")

Le châtaignier
Castanea sativa Miller
Famille des Fagacées

Le châtaignier est si facile à reconnaître par la bogue épineuse qui entoure ses
fruits, les châtaignes, qu’il est probablement connu de tous. C’est une espèce qui
ne supporte pas le calcaire (calcifuge). En Lozère, le châtaignier est abondant
partout dans les Cévennes où il forme une forêt naguère activement cultivée (on
connaît une centaines de variétés horticoles). On le rencontre encore en petits
peuplements sur le flanc sud des massifs cristallins (Margeride, Boulaine, Aubrac,
Mont Lozère). Pour des raisons climatiques, il ne s’élève pas au-dessus de
1 000 mètres.
A l’état isolé c’est un grand arbre qui atteint 25 mètres, aux branches puissantes
et à la cime étalée (1).
Les feuilles alternes sont grandes (10 à 20 cm), pétiolées à limbe entier, denté,
terminé en pointe. Les nervures sont simples et parallèles (15 à 20 paires) et
se terminent en mucron dans chacune des dents du limbe (3).
Les fleurs apparaissent tardivement en juin, longtemps après les feuilles. Il ya
monœcie. Fleurs mâles et femelles sont réunies sur de longs chatons dressés
(3). Les inflorescences femelles, solitaires ou groupées par deux ou trois sont
localisées à la base des chatons (4). Les fleurs sont réunies par deux ou trois
dans un involucre de bractées d’où dépassent les styles : la cupule (5). Cette
cupule va s’accroitre en même temps que les fruits, sa paroi va s’épaissir et se
couvrir de longues épines nombreuses et acérées pour constituer la bogue (6).
Les fleurs mâles sont groupées par paquets discontinus le long du chaton (7).
Elles sont visitées par les abeilles et d’autres hyménoptères qui assurent, en
même temps que le vent, la pollinisation. La floraison du châtaignier exhale une
odeur fade et désagréable.
En octobre, les bogues, tombées sur le sol s’ouvrent généralement par deux
valves et libèrent de 1 à 4 châtaignes (8) qui sont des fruits secs contenant une
seule grosse graine, au sommet desquels se reconnaissent encore les restes des
stigmates de la fleur (9).
On réserve le nom de marrons (ceux qui servent à accompagner la dinde de
Noël ou que les confiseurs transforment en marrons glacés) à une variété horticole
de châtaigne qui se distingue de la châtaigne ordinaire non seulement par
sa taille, plus grosse, mais surtout par le fait que la graine n’est pas cloisonnée
par cette peau brune immangeable qu’il faut éliminer et qui rend si fastidieuse
la consommation des châtaignes ordinaires.
L’écorce, verdâtre sur les jeunes troncs, devient brune, se fendille longitudinalement
et s’exfolie parfois en lanières sur les troncs âgés (10).
Le bois de châtaignier est un bois brun, mi-lourd qui s’apparente à celui du
chêne. Il s’en distingue facilement par l’absence de maillures, ces surfaces
moirées qui existent chez le chêne sur les planches passant par le cœur de la
bille. C’est un bois riche en tanin à aubier presque absent, très durable à l’extérieur.
On en fait des charpentes, des meubles. Il est très utilisé pour les
lames de parquets, la fabrication des tonneaux, les piquets de clôtures. La viticulture
en faisait naguère une grande consommation pour les échalas. Il est
maintenant remplacé par le robinier (faux acacia) bien plus durable. Le bois de
châtaignier est un mauvais bois de feu, il brûle mal noircit et pétille.
Une forêt de châtaigniers est une châtaigneraie.
Les toponymes et patronymes : Casta, Castan, Cassagnas, Cassagnes, Castagnède,
Castanier, Castarède, Cosagnouse font référence au châtaignier.
Il n'y a pas de commentaire sur cette page. [Afficher commentaires/formulaire]

Si vous constatez des problèmes en utilisant cette application, veuillez contacter : eflore_remarques@tela-botanica.org.

Association TELA BOTANICA Institut de Botanique 163, Rue Auguste Broussonnet 34090 Montpellier Tél. +334 67 52 41 22 accueil[at]tela-botanica.org

  • En ligne :
  • Inscrits :