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Fagus sylvatica L. Fagaceae
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Description de Maurice Reille
(issue de l'ouvrage "IMAGES
DE QUELQUES ARBRES ET ARBUSTES
COMMUNS EN LOZÈRE et ailleurs,
Connaissance et reconnaissances")
Fagus sylvatica L.
Famille des Fagacées
Le hêtre est le feuillu forestier le plus répandu en Lozère. C’est un arbre à
feuillage caduc (1) et dans ses forêts son tronc est droit et élancé, sans branches
latérales sur plusieurs mètres. A l’état isolé le tronc est court et le port
en boule (2).
Les bourgeons, allongés et pointus (3) sont obliques par rapport au rameau.
Les feuilles apparaissent fin avril. Elles sont alternes, pétiolées, à limbe coriace,
entier, à bord ondulé et finement velu à l’état jeune, parcourues de 5 à 9
paires de nervures simples (4). La face supérieure, velue au début de la feuillaison
ne présente plus, sur les feuilles adultes, que des touffes de poils à la base
des nervures (5). A leur naissance, les feuilles sont pourvues de 2 longues stipules
brunes (6) le plus souvent rapidement caduques (4). Il n’est pas rare que les
stipules persistent, au contraire longtemps. Elles pendent alors à la face inférieure
du rameau feuillé (7).
Le hêtre ne fleurit pas avant l’âge de 40 ans. Fleurs mâles et femelles portées
à l’extrémité du même rameau (monœcie) sont discrètes et passent souvent inaperçues.
Elles apparaissent en même temps que les feuilles (8). Les fleurs mâles
sont groupées en glomérules pendants à l’extrémité de longs pédoncules (9,
10) Les fleurs femelles situées au-dessus des chatons mâles sont réunies par
deux au milieu d’un bouquet d’appendices velus et dressés qui constituent un involucre
touffu (11, 12). C’est cet involucre de bractées accrescentes et
concrescentes qui constituera la cupule entourant les fruits (13). Cette cupule à
paroi épaisse, pourvue d’épines molles, est l’homologue exact de la bogue des
châtaignes. Les cupules, caduques s’ouvrent par quatre valves et libèrent un ou
deux fruits secs, les faînes, en forme de pyramide à trois faces (14) au sommet
desquelles se reconnaissent encore les restes du stigmate de la fleur (15). Les
faînes, comestibles pour l’homme à dose modérée, sont appréciées de tous les
animaux de la forêt. On en tirait jadis, par pression, une huile de qualité. La
fructification du hêtre ne se produit pas chaque année. La germination des faînes,
au printemps, donne une plantule facilement reconnaissable avec deux
feuilles réniformes opposées (les cotylédons) charnues et velues en-dessous
(16).
L’écorce du hêtre, d’aspect marbré, demeure lisse même sur les troncs
âgés (17).
Le bois du hêtre est lourd (densité 0,6 à 0,9) et homogène. Il est peu flexible
et cassant ce qui le rend impropre à la charpente. Néanmoins, il reste un bois de
grande valeur en menuiserie pour tous les petits meubles, en particulier les
chaises et tous les objets de tournerie. Il peut être déroulé et donner un
contreplaqué de grande qualité. C’est aussi un excellent bois de feu.
Une forêt de hêtres est une hêtraie.
Le hêtre, Fagus, est à l’origine de nombreux toponymes lozériens ; La Fage, Les
Faux, La Fagette, La Fageolle, Grossefage, Daufage, Falgas…
(issue de l'ouvrage "IMAGES
DE QUELQUES ARBRES ET ARBUSTES
COMMUNS EN LOZÈRE et ailleurs,
Connaissance et reconnaissances")
Le Hêtre
Fayard, fauFagus sylvatica L.
Famille des Fagacées
Le hêtre est le feuillu forestier le plus répandu en Lozère. C’est un arbre à
feuillage caduc (1) et dans ses forêts son tronc est droit et élancé, sans branches
latérales sur plusieurs mètres. A l’état isolé le tronc est court et le port
en boule (2).
Les bourgeons, allongés et pointus (3) sont obliques par rapport au rameau.
Les feuilles apparaissent fin avril. Elles sont alternes, pétiolées, à limbe coriace,
entier, à bord ondulé et finement velu à l’état jeune, parcourues de 5 à 9
paires de nervures simples (4). La face supérieure, velue au début de la feuillaison
ne présente plus, sur les feuilles adultes, que des touffes de poils à la base
des nervures (5). A leur naissance, les feuilles sont pourvues de 2 longues stipules
brunes (6) le plus souvent rapidement caduques (4). Il n’est pas rare que les
stipules persistent, au contraire longtemps. Elles pendent alors à la face inférieure
du rameau feuillé (7).
Le hêtre ne fleurit pas avant l’âge de 40 ans. Fleurs mâles et femelles portées
à l’extrémité du même rameau (monœcie) sont discrètes et passent souvent inaperçues.
Elles apparaissent en même temps que les feuilles (8). Les fleurs mâles
sont groupées en glomérules pendants à l’extrémité de longs pédoncules (9,
10) Les fleurs femelles situées au-dessus des chatons mâles sont réunies par
deux au milieu d’un bouquet d’appendices velus et dressés qui constituent un involucre
touffu (11, 12). C’est cet involucre de bractées accrescentes et
concrescentes qui constituera la cupule entourant les fruits (13). Cette cupule à
paroi épaisse, pourvue d’épines molles, est l’homologue exact de la bogue des
châtaignes. Les cupules, caduques s’ouvrent par quatre valves et libèrent un ou
deux fruits secs, les faînes, en forme de pyramide à trois faces (14) au sommet
desquelles se reconnaissent encore les restes du stigmate de la fleur (15). Les
faînes, comestibles pour l’homme à dose modérée, sont appréciées de tous les
animaux de la forêt. On en tirait jadis, par pression, une huile de qualité. La
fructification du hêtre ne se produit pas chaque année. La germination des faînes,
au printemps, donne une plantule facilement reconnaissable avec deux
feuilles réniformes opposées (les cotylédons) charnues et velues en-dessous
(16).
L’écorce du hêtre, d’aspect marbré, demeure lisse même sur les troncs
âgés (17).
Le bois du hêtre est lourd (densité 0,6 à 0,9) et homogène. Il est peu flexible
et cassant ce qui le rend impropre à la charpente. Néanmoins, il reste un bois de
grande valeur en menuiserie pour tous les petits meubles, en particulier les
chaises et tous les objets de tournerie. Il peut être déroulé et donner un
contreplaqué de grande qualité. C’est aussi un excellent bois de feu.
Une forêt de hêtres est une hêtraie.
Le hêtre, Fagus, est à l’origine de nombreux toponymes lozériens ; La Fage, Les
Faux, La Fagette, La Fageolle, Grossefage, Daufage, Falgas…
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