Aller aux menus Aller au texte
le logo de Tela Botanica
Moteur de recherche

Vous êtes ici : Synthèses des forums > Synthèses de niveau 1 > Bambous, roseaux, cannes de Provence

 

Bambous, roseaux, cannes de Provence - MALAIS Fabien et B.C. - Juillet 2002

I-Pelouse de Bambous ???
II-Le roseau Phragmites australis - Etymologie et taxinomie
III-La Canne de Provence Arundo donax et son utilisation pour la fabrication d'instruments de musique.

I - Pelouse de Bambous ???Haut de la page

Christophe PERRIER - 3 mai 2001 :

Question à 100 balles : j'ai visité le week-end dernier la Bambouseraie de Prafrance à Anduze (30). Le guide nous a appris que les Bambous étaient des Graminées (OK) et que nous avions donc devant nous une pelouse !!! Quelqu'un pourrait-il m'indiquer à quelle association phyto appartient une pelouse de Bambous ?!?

Michel CHAUVET - 4 mai 2001 :

Si les bambous forment des pelouses, alors nous en sommes les fourmis! Ce genre d'explication se veut "accrocheuse" pour le grand public, mais n'apporte pas grand chose. Plus sérieusement, les bambous forment une tribu botanique au sein de la famille des Graminées. Ils comprennent plus de 1000 espèces rassemblées dans 80 genres. La plupart sont originaires d'Asie tropicale ou tempérée et d'Amérique tropicale, mais quelques-uns sont endémiques d'Afrique et Madagascar. Certains sont herbacés, mais la plupart ont des tiges ligneuses, qui peuvent atteindre 40 m de haut chez les plus grandes espèces. Il y a donc du travail pour les phytosociologues, mais certainement pas une seule association phyto...

Errol VELA - 9 mai 2001 :

Ce n'est pas parce que le bambou est une graminée, qu'il forme des pelouses ! Pourquoi ne pourrait-on pas avoir une forêt de graminée ?? Après tout, le bambou est un phanérophyte, comme le palmier. Personne n'irait dire d'une oasis "une pelouse de palmier" sous prétexte que c'est une monocotylédone et qu'il ne forme donc pas de bois secondaire et que ce n'est pas un vrai arbre... Donc pour moi, pas de pelouse de bambou, mais une forêt de bambou (bambouseraie) comme une forêt de palmier (palmeraie) ou de chêne (chênaie) !

Agnès et Seb - 9 mai 2001 :

La canne de Provence (Arundo donax) ne fait pas partie de la tribu des bambous. On ne parle pas de pelouse de canne (je serai le premier à avoir escaladé une pelouse !) Une pelouse de roseaux... il va falloir changer de modèle de tondeuse.

Yves PAUPLIN - 4 mai 2001 :

Notez cependant qu'à Prafrance, si la plupart des Bambous sont 'arborescents', certains Bambous nains sont 'gazonnants' : c'est un peu du spectaculaire au second degré.

Philippe JULVE - 6 mai 2001 :

Les formations végétales sont caractérisées par la dominance d'un type biologique et non pas par la présence d'une famille. Il existe des bambous géophytiques à rhizomes, donnant des formations herbacées vivaces denses d'environ 0,40m de haut (Sasa chartacea au Japon par exemple) ressemblant à des friches ; d'autres forment des bois et adoptent des types biologiques de phanérophytes (plusieurs mètres de hauteur) ; d'autres encore forment des roselières herbacées d'environ 2 mètres de hauteur... Le terme pelouse s'applique à des hémicryptophytaies parfois un peu ouvertes, non ou peu fertilisées, d'environ 0,20m de hauteur végétative moyenne, autrefois pâturées (les prairies quant à elles sont fertilisées et atteignent environ 0,60m de hvm). N.B. : hvm = hauteur végétative moyenne.

Michel CHAUVET - 7 mai 2001 :

Il faudra donc dire aux guides de Prafrance que leurs bambous nains forment des "roselières herbacées". C'est plus satisfaisant que "pelouse"... Quant aux hémicryptophytaies, j'ai consulté mon dictionnaire de biogéographie favori pour savoir ce que c'était. Si je comprends bien, il s'agit surtout de plantes herbacées rhizomateuses ou de bisannuelles à rosette. En tout cas, les parties aériennes sont annuelles et herbacées. Est-ce bien çà ?

Philippe JULVE - 8 mai 2001 :

Dans la rubrique Catminat de mon site, j'ai proposé une nomenclature harmonisée des formations végétales qui permet de savoir à quelle physionomie on a affaire quel que soit l'endroit du monde et quelle que soit la nomenclature locale. J'ai aussi établi une nomenclature comparative avec quelques-uns de ces fameux et nombreux termes locaux : phanérophytaie : formation dominée par des phanérophytes chaméphytaie : dominée par des chaméphytes
hémicryptophytaie : dominée par hémicryptophytes (à rosettes, à stolons, rampants, dressés ou bisannuels) géophytaie : dominée par des géophytes (à bulbes, tubercules ou rhizomes) thérophytaie : dominée par des annuelles (vernales ou estivales)Pour chaque type, on peut également distinguer des "macros" et des "micros" formations. Pour la définition des types bio voir Raunkiaer 1904 et de nombreux autres auteurs...les hémicryptophytes sont herbacés, mais j'en rapproche également les soit disant "chaméphytes herbacés" type Stellaria holostea et les plantes à moitié herbacées et à moitié ligneuses : les "chaméphytes suffrutescents" types "certaines herbes provençales à Ducros" par exemple qui sont de petite taille (thyms, hélianthèmes...). De toute manière toutes les dicotylédones vivaces ont des formations tissulaires à lignine, aussi la limite entre ligneux et herbacés, quand on élimine les "extrêmes clairs" doit se distinguer au cas par cas...

II - Le roseau Phragmites australis - Etymologie et taxinomie

Haut de la page

Pascal DUPRIEZ - 7 novembre 2001 :

En vue d'écrire un article sur Phragmites australis, j'aurais besoin de quelques renseignements : - Quelles est l'étymologie de Phragmites ?
- Pourquoi australis ?
- Combien y a t'il de sous-espèces ? (à ma connaissance : deux). Y-a t'il des variétés ?

D'avance grand merci pour les réponses.

Daniel CHICOUENE - 8 novembre 2001 :

Pour l'étymologie, FOURNIER indique "latin et grec, nom d'un roseau servant à faire des clôtures". Je n'en sais pas plus.
Pour la taxinomie du genre et infraspécifique, elle varie beaucoup selon les auteurs. Ainsi FOURNIER distingue deux races pour le territoire français ; ROUY a des choses ; dans F.E., il y a une espèce avec une hésitation pour P. isiaca.

Pierre-Michel BLAIS - 8 novembre 2001 :

D'après la FOURNIER, où le roseau se nomme Arundo Phragmites :
Phragmites : latin et grec, nom d'un Roseau servant à faire des clôtures.
australis : du Sud (comme Australie, terres australes,...) de l'Europe ?

Benoît BOCK - 8 novembre 2001 :

[Benoît BOCK a transmis les synonymies de Phragmites australis d'après l'Index Synonymique de la Flore de France. Le contenu de ce message est renvoyé en annexe (onglet suivant).]

Fabien ZUNINO - 8 novembre 2001 :

in FERRARI, Dictionnaire étymologique de la flore de France,1984, Ed. LECHEVALIER, ISBN 2-7205-0518-8 :
Phragmites Trin. (=Arundo L.) : Roseau. Nom grec de ces végétaux.
australis (latin) : austral, méridional.

in GENTIL, Dictionnaire étymologique de la flore de Française, 1923, Ed. LECHEVALIER :
En grec : (....)* sorte de roseau, venant de (...)* servant à clore. On peut se servir de ses tiges pour faire des palissades.
* police grecque non compatible avec le présent message.

in COUPLAN, Dictionnaire étymologique de botanique, 2000, DELACHAUX et NIESTLE, ISBN 2-603-01182-0 :
P. australis, désignant en latin une sorte de roseau servant à faire des clôtures…

Sinon je peux vous photocopier (ou scanner) le paragraphe concernant Arundo (pages 79-82) in HOEFFER, Dictionnaire de Botanique, 1850, Librairie FIRMIN DIDOT Frères. L'auteur mentionne l'utilisation de Phragmites comme petits balais, colorant de la laine, flûtes de Pan etc.…

Jean-Claude BONNIN - 9 novembre 2001 :

" in FERRARI, Phragmites Trin. (=Arundo L.) : Roseau. Nom grec de ces végétaux. australis (latin) Austral, méridional. in GENTIL, en grec : sorte de roseau, venant de : servant à clore. On peut se servir de ses tiges pour faire des palissades. "

Autre version :
Phragmites de phragma : ( cloison, séparation) ce qui a pu donner le sens de haie, de protection.

Jean-François OLIVIER - 9 novembre 2001 :

Phragma dont on retrouve la racine dans diaphragme, qui signifie cloison aussi bien en anatomie qu'en photographie.

Michel CHAUVET - 9 novembre 2001 :

Voici quelques compléments historico-botaniques...

Dans l'antiquité, les roseaux étaient distingués plus par leurs usages que par leurs caractères botaniques. On se retrouve ainsi avec plus de noms que d'espèces.

Les espèces concernées semblent se limiter à Arundo donax, Phragmites australis et … Saccharum ravennae. D'autres espèces ont pu être qualifiées de roseau, mais peuvent être laissées de côté ici.

Le terme grec général pour les roseaux est kalamos. THEOPHRASTE distingue un phleôs qui serait le Saccharum, un kalamos kharakias (de kharax = pieu de palissade ; probablement Arundo) et un kalamos plokimos (de plokos = tresse, autrement dit "roseau des vanniers", soit Phragmites). Mais ailleurs, il parle aussi de kalamos aulêtikos (de aulos = flûte) et de kalamos syringias (de syrinx = flûte). Il peut s'agir d'Arundo, car cette espèce, largement dispersée par l'homme, voire cultivée, montre une certaine variabilité dans le diamètre et la longueur de ses chaumes, et certaines origines pouvaient être préférées par les Anciens pour certains usages.

Par contre, chez DIOSCORIDE, on a seulement deux types, le kalamos phragmitês (de phragma ou phragmos = palissade) et le donax. Les botanistes de la Renaissance, dont BAUHIN, ont identifié le premier comme étant Arundo phragmites, et le second comme étant Arundo donax. LINNE a suivi cette interprétation.

Plus tard, on a estimé que le phragmites appartenait à un autre genre, mais on ne pouvait écrire Phragmites phragmites, qui est un tautonyme. TRINIUS a donc créé le nom Phragmites communis en 1820.

Mais CAVANILLES avait auparavant (en 1799) publié un Arundo australis Cav., plus tard transféré au genre Phragmites : Phragmites australis (Cav.) Trin. ex Steud. (1841).

En latin, australis signifie simplement "du Sud", mais au XVIIIe siècle, il s'est spécialisé au sens de "de l'hémisphère sud", voire "de l'Australie".

Je soupçonne que CAVANILLES a décrit une plante de l'hémisphère Sud, mais je n'ai pas les moyens de vérifier dans sa publication (Ann. Hist. Nat., 1 : 100 pour ceux qui pourraient le faire).

Or le Phragmites est une plante cosmopolite, et les botanistes ont conclu que les taxons P. australis et le P. communis devaient être réunis dans la même espèce. L'épithète australis datant de 1799 et communis datant de 1820, la règle de priorité s'applique simplement. L'épithète la plus ancienne, donc australis, doit être utilisée ou rétablie. Ce qui donne ce résultat curieux pour un Européen que notre roseau le plus commun porte une épithète spécifique "exotique".

Pascal DUPRIEZ - 10 novembre 2001 :

Mille mercis pour tous ces renseignements.
Je n'ignorais pas que australis désignait les contrées du sud, mais je me demandais pourquoi, alors que les botanistes découvreurs ou identificateurs étaient traditionnellement des nord-européens, l'espèce était qualifiée de australis. Maintenant j'ai des réponses.

III - La Canne de Provence Arundo donax et son utilisation pour la fabrication d'instruments de musique


Haut de la page Pierre-Michel BLAIS -10 novembre 2001 :

A noter que la canne de Provence (Arundo donax) est utilisée de nos jours non seulement pour les palissades ou les couvertures (les cannis), mais aussi pour les becs de saxophones qui sont utilisés par les meilleurs musiciens du monde entier (même ceux du Sud ...;-))

Denis BELIERES - 10 novembre 2001 :

Pierre Michel BLAIS nous parle de roseaux utilisés pour faire des becs de saxophone.

Mais non, il ne s'agit pas du bec mais de l'anche ! Et pas seulement du saxophone, mais aussi des saxophones (au pluriel, du sopranino à la contrebasse), des clarinettes (au pluriel ...), des hautbois (au pluriel), du cor anglais (qui n'est pas un cor mais un hautbois alto), du basson français, du fagott allemand, du contre-basson, de la bombarde bretonne, des musettes militaires (hautbois en sol), de la gralla, la tible et la tenora catalanes, de la musette de cour (cornemuse baroque), de la cabrette ben d'chez nous, de la cornemuse, bag pipe, ulean pipe, et encore plein d'autres machins avec des petits trous pour mettre les doigts et un gros trou pour faire sortir la musique…

Mais pas pour la Reita qui est le hautbois marocain (j'en ai une), dont l'anche est faite avec la tige creuse d'une autre plante, mais ce n'est pas avec deux centimètres de tige séchée et écrasée qu'on pourra l'identifier. C'est plus mou et c'est très fibreux. Cela pourrait presque être la tige d'une ombellifère.

Il y a en France deux ou trois roseliers qui fournissent les fabricants d'anches en tubes calibrés. Voir par exemple www.silvacane.com sur lequel on lit :

"Si un jour vous vous promenez dans le Var, dans la vallée de Sauvebonne, proche de Hyères vous serez surpris de trouver, là, une des plus belles plantations de roseaux du monde (Arundo Donax)."

Pierre SELLENET - 11 novembre 2001 :

Vu dans le roseau et la musique, catalogue d'une exposition (ARCAM/EDISUD) en 1988; il s'agit ici d'Arundo donax, la canne de Provence. 3 grandes régions dans le Var.
- pour l'anche de clarinette (préférentiellement) et de hautbois de St Raphaël à St Tropez, Le Muy, Grimaud (type "Fréjus" = entre-n½ud plus long),
- pour l'anche de hautbois (préférentiellement) et de clarinette de Cuers à Grimaud (Cogolin),
- pour l'anche de saxophone (préférentiellement) et de clarinette de St Cyr sur Mer au Lavandou (type "Hyères" = tube plus large et plus épais, entre-n½ud moins long).

Pierre-Michel BLAIS - 11 novembre 2001 :

"Mais non, il ne s'agit pas du bec mais de l'anche! "

Mea culpa, c'est bien de l'anche et non du bec que je parlais (pour un amoureux du saxo ce n'est pas fort !). Peut-être un oiseau chantait-t-il sur ma fenêtre au moment où j'écrivais ???

Il y a aussi de belles plantations de cannes dans la vallée de la Giscle (Cogoin, La Môle...).

Michel CHAUVET - 13 novembre 2001 :

"Vu dans le roseau et la musique, catalogue d'une exposition (ARCAM/EDISUD) en 1988; il s'agit ici d'Arundo donax, la canne de Provence. 3 grandes régions dans le Var.
- pour l'anche de clarinette (préférentiellement) et de hautbois de St Raphaël à St Tropez, Le Muy, Grimaud (type "Fréjus" = entre-n½ud plus long).
- pour l'anche de hautbois (préférentiellement) et de clarinette de Cuers à Grimaud (Cogolin),
- pour l'anche de saxophone (préférentiellement) et de clarinette de St Cyr sur Mer au Lavandou (type "Hyères" = tube plus large et plus épais, entre-n½ud moins long). "

A mon tour d'être épaté par la précision de vos informations. Il n'y a pas grand chose de publié sur les usages techniques des plantes...

Cela va dans le sens des commentateurs de THEOPHRASTE et de PLINE. Les professionnels doivent parler de la "canne de Fréjus", de la "canne de Hyères"…, à moins que ce ne soit la "canne à clarinette" ou la "canne à hautbois"…

Vincent BLONDEL - 13 novembre 2001 :

"A mon tour d'être épaté par la précision de vos informations. Il n'y a pas grand chose de publié sur les usages techniques des plantes…"

On peut être un peu plus précis.
J'ai eu l'occasion de mettre en place, l'été dernier, une balade intitulée "le roseau orchestre" avec la visite d'une des plantations ou cannier de la vallée de Sauvebonne (Silvacane).

Pour la fabrication d'une anche simple :
Clarinette Si b et mi b : diamètre du tube de roseau : 24 à 27 mm - épaisseur 3 mm
Clarinette alto - Saxophone alto : diamètre 27 à 29 mm, épaisseur 3,5 mm
Saxophone ténor, clarinette basse : diamètre 29 à 32 mm, épaisseur 3,7 mm
Saxophone baryton, saxophone basse : diamètre 32 mm et +, épaisseur 4 mm

Pour une anche double :
Hautbois : diamètre du tube 9,5 à 11 mm, longueur > ou = à 7 cm
Basson : diamètre 24 à 17 mm, longueur > ou = à 15 cm
Cor anglais : diamètre 11,5 à 13 mm, longueur > ou = à 8 cm

Attention aux dénominations, car pour certains botanistes du Var, le "roseau de Fréjus" est Arundo plinii Turra beaucoup plus rare qu'Arundo donax et bénéficiant d'une protection régionale.

Les 5 principaux fabricants mondiaux d'anches sont installés dans le Var avec, en particulier RICO et son associé RICO international (USA) qui produit 200 000 anches par jour...

A lire : une étude intéressante mais datant un peu (1987) faite par l'ARCAM " La production du roseau à musique dans le département du Var".
Adresse en 1987 :
ARCAM
(Agence régionale pour la coordination des activités musicales et chorégraphiques)
BP 34
13601 Aix en Provence Cedex

Pascal DUPRIEZ - 12 avril 2002 :

Je recherche toute info et référence biblio sur la fragilité mécanique du roseau (test mécanique de mesure de fragilité, cause de la fragilité...).

Haut de la page

I-Pelouse de Bambous ??? :
Michel CHAUVET, Philippe JULVE, Yves PAUPLIN, Christophe PERRIER, Errol VELA, Agnès et Seb.
II-Le roseau Phragmites australis - Etymologie et taxinomie
: Pierre-Michel BLAIS, Benoît BOCK, Jean-Claude BONNIN, Michel CHAUVET, Daniel CHICOUENE, Pascal DUPRIEZ, Jean-François OLIVIER et Fabien ZUNINO.
III-La Canne de Provence Arundo donax
: Denis BELIERES, Jacques BIGOT, Pierre-Michel BLAIS, Vincent BLONDEL, Michel CHAUVET, et Pierre SELLENET.


Haut de la page

Annexes

>

La synonymie de Phragmite australis d'après l'Index Synonymique de la Flore de France (message de Benoît BOCK du 8 novembre 2001).

    > Phragmites australis (Cav.) Steud. [1840 - Nomencl. Bot., ed. 2, 1 : 143] / 2n = 36, 48, 54, 72, 84 (96) / Co Ga / 4, 5, 6 (Poaceae) {49047}
  • (t) = {?} Cenchrus frutescens L. [1753 - Sp. Pl. : 1050], non Phragmites frutescens H.Scholz in Greuter & Scholz [1996, Taxon, 45 : 522] (Poaceae) {14975}
> Phragmites australis (Cav.) Steud. subsp. australis [ - ] / 2n = / Co Ga / 6 (Poaceae) {49049}
  • (t) = Arundo aggerum Kit. in Kanitz [1863 - Linnaea, 32 : 309] (Poaceae) {7068}
  • (n) = Arundo australis Cav. [1799 - Anal. Ci. Nat., 1 : 100] (b.) (Poaceae) {7079}
  • (t) = Arundo nigricans (Mérat) Mérat [1821 - Nouv. Fl. Env. Paris, éd. 2, 2 : 33] (Poaceae) {7135}
  • (t) = Arundo palustris Salisb. [1796 - Prodr. : 24] [nom. illeg.] (Poaceae) {7136}
  • (t) = Arundo phragmites L. [1753 - Sp. Pl. : 81] / 2, 3 (Poaceae) {7137}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. gracilis Mérat [1812 - Nouv. Fl. Env. Paris, éd. 1 : 35] (Poaceae) {7139}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. nigricans (Mérat) Bréb. [1835 - Fl. Normandie, éd. 1 : 378] (Poaceae) {7140}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. pumila G.Mey. [1824 - Hannover Mag., 5 : 171] (Poaceae) {7141}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. rivularis Griseb. in Ledeb. [1852 - Fl. Ross., 4 : 394] (Poaceae) {7142}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. stolonifera G.Mey. [1824 - Hannover Mag., 5 : 171] (Poaceae) {7143}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. subuniflora DC. in Lam. & DC. [1815 - Fl. Franç., 5 : 263] (Poaceae) {7144}
  • (t) = Arundo phragmites L. var. variegata J.Lloyd [1844 - Fl. Loire-Inf. : 301] (Poaceae) {7145}
  • (t) = Arundo vallatoria Gray [1821 - Nat. Arr. Brit. Pl., 2 : 128], non Pluk. ex L. [1754, Herb. Amb. : 15 ; 1759, Amoen. Acad., 4 : 115] (Poaceae) {7169}
  • (n) = Arundo vulgaris Lam. [1779 - Fl. Fr., 3 : 615] [nom. illeg.: A. phragmites L.] (Poaceae) {7173}
  • (t) = Arundo vulnerans Gilib. [1792 - Exerc. Phyt., 2 : 541] [nom. invalid.] (Poaceae) {7174}
  • (t) = Calamagrostis nigricans Mérat [1812 - Nouv. Fl. Env. Paris, éd. 1 : 29] (Poaceae) {11940}
  • (t) = Cynodon phragmites (L.) Raspail [1825 - Ann. Sci. Nat., Sér. 1, 5 (1) : 302] (Poaceae) {20569}
  • (t) = Czernya arundinacea C.Presl [1820 - Cyp. Gram. Sic. : 22] (Poaceae) {21097}
  • (t) = Oxyanthe phragmites (L.) Nieuwl. [1914 - Amer. Midl. Nat., 3 : 332] (Poaceae) {47205}
  • (t) = Phragmites australis (Cav.) Steud. subsp. humilis (De Not.) Kerguélen [1975 - Lejeunia, Nouv. Sér., 75 : 235, 309] (Poaceae) {49051}
  • (t) = Phragmites berlandieri E.Fourn. [1877 - Bull. Soc. Bot. Fr., 24 : 178] (Poaceae) {49054}
  • (t) = Phragmites communis Trin. [1820 - Fund. Agrost. : 134] / 1 (Poaceae) {49058}
  • (t) = Phragmites communis Trin. proles humilis (De Not.) Rouy [1913 - Fl. Fr., 14 : 165] (Poaceae) {49059}
  • (t) = Phragmites communis Trin. proles stenophyllus (Boiss.) Rouy [1913 - Fl. Fr., 14 : 165] (Poaceae) {49061}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. flavescens (Gaudin) K.Richt. [1890 - Pl. Eur., 1 : 71] (Poaceae) {49064}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. humilis (De Not.) Arcang. [1882 - Comp. Fl. Ital. : 767] (Poaceae) {49066}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. maritima (Mabille) K.Richt. [1890 - Pl. Eur., 1 : 71] (Poaceae) {49067}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. marsillyanus (Mabille) Cif. & Giacom. [1950 - Nomencl. Fl. Ital., 1 : 33] (Poaceae) {49068}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. nigricans (Mérat) K.Richt. [1890 - Pl. Eur., 1 : 71] (Poaceae) {49069}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. pseudodonax (Rabenh.) Brand in Koch [1907 - Syn. Deutsch. Schweiz. Fl., ed. 3, 3 : 2720] (Poaceae) {49070}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. stenophyllus (Boiss.) K.Richt. [1890 - Pl. Eur., 1 : 71] (Poaceae) {49071}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. berlandieri (E.Fourn.) Fernald [1932 - Rhodora, 34 : 211] (Poaceae) {49073}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. flavescens Boiss. [1845 - Voy. Bot. Midi Espagne : 699], non Cust. ex Gaudin [1830] (Poaceae) {49075}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. flavescens Custer ex Gaudin [1830 - Fl. Helv., 6 : 341] (Poaceae) {49076}
  • (t) = {?} Phragmites communis Trin. var. maritima (Mabille) Gaut. [1898 - Cat. Pl. Pyr.-Or. : 440] (Poaceae) {49077}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. minor Tourlet [1908 - Cat. Pl. Indre-et-Loire : 558], non Le Gall [1852] (Poaceae) {49078}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. minor Le Gall [1852 - Fl. Morbihan : 713] (Poaceae) {49079}
  • (n) = Phragmites communis Trin. var. nana G.Mey. [1836 - Chloris Hannov. : 650] [nom. illeg. : Arundo phragmites var. pumila] (Poaceae) {49080}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. nigricans (Mérat) Bréb. [1849 - Fl. Normandie, éd. 2 : 307] (Poaceae) {49081}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. repens G.Mey. [1836 - Chloris Hannov. : 650] (Poaceae) {49083}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. salina Jansen & Wacht. [1834 - Nederl. Kruidk. Arch., 44 : fig. 4] (Poaceae) {49085}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. stolonifera (G.Mey.) Schroet. [1903 - Ber. Schweiz. Bot. Ges., 13 : 119] (Poaceae) {49086}
  • (n) = Phragmites communis Trin. var. subbiflora Schur [1866 - Enum. Pl. Transs. : 742] [nom. illeg. : Arundo phragmites var. uniflora DC.] (Poaceae){49087}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. subuniflora Boreau [1840 - Fl. Ouest Fr., éd. 1, 2 : 534] (Poaceae) {49088}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. uniflora Mutel [1837 - Fl. Franç., 4 : 45] (Poaceae) {49089}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. variegata Mutel [1837 - Fl. Franç., 4 : 45] (Poaceae) {49090}
  • (t) = Phragmites flavescens (Gaudin) Hegetschw. & Heer [1840 - Fl. Schweiz : 68] (Poaceae) {49091}
  • t) = Phragmites humilis De Not. [1846 - Catal. Hort. Genuens., 1846 : 27] (Poaceae) {49093}
  • (t) = Phragmites longivalvis Steud. [1854 - Syn. Pl. Glum., 1 : 196] (Poaceae) {49094}
  • (t) = Phragmites maritima Mabille [1869 - Rech. Fl. Corse, 2 : 42] (Poaceae) {49096}
  • (t) = Phragmites nakaiana Honda [1930 - J. Fac. Sci. Univ. Tokyo, Sect B Bot., 3 : 118] (Poaceae) {49097}
  • (t) = Phragmites pumila Willk. [1852 - Strand. und Steppengeb. Iter Habins. : 157] (Poaceae) {49099}
  • (t) = Phragmites splendens Mabille [1869 - Rech. Pl. Corse, 2 : 42] (Poaceae) {49101}
  • (t) = Phragmites stenophylla (Boiss.) Rouy ex Prain [1921 - Ind. Kew., Suppl. 5 : 193] (Poaceae) {49102}
  • (t) = Phragmites vulgaris Crép. [1866 - Man. Fl. Belg., éd. 2 : 345] (Poaceae) {49103}
  • (t) = Reimaria diffusa Spreng. [1822 - Neue Entdeck, 3 : 14] (Poaceae) {55655}
  • (t) = Sericura japonica Steud. [1846 - Flora (Regensb.), 29 : 20] (Poaceae) {63244}
  • (t) = Trichoon karka Roth [1798 - Arch. Bot. (ROEMER), 1 (1) : 37] [nom. illeg.] (Poaceae) {68928}
  • (t) = Trichoon phragmites (L.) Rendle [1899 - Cat. Afr. Pl. Welwitch, 2 (1) : 218] (Poaceae) {68929}
  • (t) = Xenochloa arundinacea Roem. & Schult. [1817 - Syst. Veg., ed. 15, 2 : 501] [nom. illeg.] (Poaceae) {73070}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. humilis Nyman [1882 - Consp. Fl. Eur. : 798] (Poaceae) {73622}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. pseudodonax Hegi [1907 - Illustr. Fl. Mitteleur., 1 (2) : 273] (Poaceae) {74378}
  • > Phragmites australis (Cav.) Steud. subsp. chrysantha (Mabille) Soják [1982 - Cas. Nár. Muz., 50 (3-4) : 140] / 2n = / Co Ga / 6 (Poaceae) {49050}
  • (t) = Arundo altissima Benth. [1826 - Catal. Pl. Pyr. Bas-Languedoc : 62] (Poaceae) {7075}
  • (s) = Arundo maxima sensu 2 [1906 - Fl. Fr., 3 : 561, fig. 3986] / 2 (Poaceae) {7128}
  • (s) = Arundo phragmites L. proles maxima sensu 3 [1934 - Quatre Fl. Fr.: 44] / 3 (Poaceae) {7138}
  • (t) = Phragmites altissima (Benth.) Mabille ex Debeaux [1880 - Bull. Soc. Dauph. Éch. Pl., 7 : 276] (Poaceae) {49045}
  • (t) = Phragmites altissima (Benth.) Mabille ex Debeaux var. conferta Debeaux [1880 - Bull. Soc. Dauph. Éch. Pl., 7 : 276] (Poaceae) {49046}
  • (t) = Phragmites australis (Cav.) Steud. subsp. altissima (Benth.) Clayton [1968 - Taxon, 17 (2) : 169] (Poaceae) {49048}
  • (t) = Phragmites australis (Cav.) Steud. var. altissima (Benth.) Carreras [1986 - Univ. Murcia, Tesina Licenc. Cienc. Biol., (6) : 185, 220] (Poaceae){49052}
  • (t) = Phragmites australis (Cav.) Steud. var. marsillyana (Mabille) Kerguélen [1975 - Lejeunia, Nouv. Sér., 75 : 234, 309] (Poaceae) {49053}
  • (t) = Phragmites breviglumis Pomel [1876 - Bull. Soc. Climat. Algér., 13 : 130] (Poaceae) {49055}
  • (n) = Phragmites chrysantha Mabille [1869 - Rech. Pl. Corse, 2 : 37] (b.) (Poaceae) {49056}
  • (t) = Phragmites chrysantha Mabille var. marsillyana Mabille [1869 - Rech. Pl. Corse, 2 : 37] (Poaceae) {49057}
  • (s) = Phragmites communis Trin. proles isiacus sensu Rouy [1913 - Fl. Fr., 14 : 164] (Poaceae) {49060}
  • (t) = {?} Phragmites communis Trin. subsp. clarianus Sennen [1936 - Diagn. Pl. Esp. Maroc 1928-1935 : 207] (Poaceae) {49062}
  • (n) = Phragmites communis Trin. subsp. chrysantha (Mabille) K.Richt. [1890 - Pl. Eur., 1 : 71] (Poaceae) {49063}
  • (t) = Phragmites communis Trin. subsp. gigantea (J.Gay ex F.W.Schultz) Bonnier & Layens [1894 - Fl. Fr. : 354] / 1 (Poaceae) {49065}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. altissima (Benth.) Mutel [1837 - Fl. Franç., 4 : 46] (Poaceae) {49072}
  • (n) = Phragmites communis Trin. var. chrysantha (Mabille) Rouy [1913 - Fl. Fr., 14 : 165] (Poaceae) {49074}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. nitens Debeaux [1880 - Bull. Soc. Dauph. Éch. Pl., 7 : 277, n° 2660] (Poaceae) {49082}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. ruscinonensis (Mabille) Rouy [1913 - Fl. Fr., 14 : 165] (Poaceae) {49084}
  • (t) = Phragmites gigantea J.Gay ex F.W.Schultz [1852 - Arch. Fl. Fr. Al. : 200] (Poaceae) {49092}
  • (t) = Phragmites loscosii Willk. in Willk. & Lange [1893 - Prodr. Fl. Hisp., Suppl. : 13] (Poaceae) {49095}
  • (t) = Phragmites persepolitana Gand. [1920 - Bull. Soc. Bot. Fr., 66 (7) : 301] (Poaceae) {49098}
  • (t) = Phragmites ruscinonensis Mabille [1869 - Rech. Pl. Corse, 2 : 41] (Poaceae) {49100}
  • (t) = Phragmites communis Trin. var. altissima Cariot & St.-Lag. [1889 - Étude Fl., éd. 8, 2 : 937] (Poaceae) {74112}
Haut de la page

Auteurs

Synthèse réalisée par : Fabien MALAIS et B.C..

Date : avril 2002

Ont contribué à cette synthèse : Agnès et Seb, Denis BELIERES, Jacques BIGOT, Pierre-Michel BLAIS, Vincent BLONDEL, Benoît BOCK, Jean-Claude BONNIN, Michel CHAUVET, Daniel CHICOUENE, Pascal DUPRIEZ, Philippe JULVE, Jean-François OLIVIER, Yves PAUPLIN, Christophe PERRIER, Pierre SELLENET, Errol VELA et Fabien ZUNINO.

Synthèse réalisée à partir des échanges sur la liste tela-botanicae, forum des botanistes francophones, entre le 2 et le 9 mai 2001 et entre le 7 et le 13 novembre 2001. Haut de la page

© Tela Botanica / 2000-2008 - Le réseau des Botanistes Francophones