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Questions initiales :
La Convention de Berne (1979) comprend un texte de 24 articles et 4 annexes. Les 24 articles sont introduits par un préambule qui explique pourquoi les Etats membres (du Conseil de l'Europe) et les autres États signataires considèrent qu'il est important de préserver le patrimoine naturel. Suivent les articles, regroupés en 9 chapitres, détaillant le pourquoi, le comment (les parties contractantes prennent des mesures), la gestion (comité, fonctionnement, amendements possibles, le règlement des différents, etc.).
La différence entre espèce strictement protégée et protégée tient à la possibilité d'exploiter ou non une espèce (si ses effectifs le permettent). À noter que, comme la plupart de tous ces textes, il est précisé que les objectifs peuvent être modulés en fonction des exigences économiques et récréationnelles, clause normale sur le fond, mais porte ouverte à de nombreuses dérives (petits gibiers de montagne ou demande d'élimination du loup par exemple).
La France a "approuvé" la convention de Berne par deux textes :
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À ce stade, la France reconnaît donc l'utilité de cette convention approuvée par une loi, c'est-à-dire par le Sénat et l'Assemblée, et promulguée par le Président. Et tant qu'à faire, on publie "officiellement" cette convention dans un décret. (La Convention a même donné lieu à un décret d'application).
Parallèlement, et dans la suite directe de la convention de Berne, la Communauté Européenne est allée plus loin en publiant la directive Habitat. Celle-ci est effectivement de la même veine, mais sa portée est beaucoup plus grande dans la mesure où elle vise à mettre en place un réseau d'espaces représentant toute la biodiversité de la communauté (c'est la démarche Natura 2000). Au passage, les annexes de la directive Habitat sont beaucoup plus fouillées. Elles complètent les annexes de la convention de Berne et, surtout, elles listent les milieux, en les classant en fonction leur rareté et/ou de leur vulnérabilité, définissant des milieux "prioritaires" qui doivent faire l'objet d'une protection stricte (appelée ZSC pour Zones Spéciales de Conservation). Un troisième texte "fondateur" vient rajouter une couche à la complexité des choses ; c'est la directive Oiseaux qui, avec des termes différents, vise les mêmes objectifs (voir plus loin).
Natura 2000 est donc un réseau destiné à maintenir la biodiversité. Il résulte de la mise en oeuvre, par les Etats membres, des deux directives Oiseaux et Habitat. Ces deux directives sont en voie d'intégration dans le droit français par une ordonnance du 11 avril 2001 et des décrets en cours de signature.
Par l'adoption de la convention de Berne et des directives Oiseaux et Habitat, les États membres s'engagent à protéger:
Pour les espèces, en France, il suffit d'introduire dans les annexes de la loi de 76 (celle qui interdit la récolte, la destruction et le transport des espèces citées en annexe) les espèces des différentes annexes de la convention de Berne et des directives, ce qui a été fait.
Pour les milieux, il faut distinguer :
La démarche générale prévue par l'Europe se décline en plusieurs étapes.
Pour chaque site, est établi un document d'objectif (DOCOB) préconisant une orientation de gestion (pour maintenir la zone en l'état). En France, les mesures de gestion préconisées devront être contractualisées (d'autres pays ont choisi la voie réglementaire).
Le financement du réseau (en France, le financement des contrats) est assuré par un Fonds de Gestion des Milieux Naturels (FGMN), des fonds européens (FEOGA pour Fonds Européen d'Orientation et de Garantie Agricole), et des Fonds programmés dans les contrats de plan État-Régions.
EN FRANCE, deux types de problèmes, de fond et de forme, se posent:
- les CTE (contrats territoriaux d'exploitation) pour les espaces "agricoles", sylviculture et pâturages compris,
- et des contrats "Natura" passés entre l'État et le propriétaire ou le gestionnaire des espaces naturels non agricoles (falaises, canyons, rivières par exemple), financés par le fonds de gestion des milieux naturels.
* Le Conseil d'Etat a annulé la première transmission de sites (511 sites), obligeant à relancer des concertations, ce qui alourdi et ralenti d'autant une démarche déjà en retard.
Cf : ROCAMORA (1994) - Les Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux en France. Ministère de l'Environnement, Birdlife International, Ligue Pour la Protection des Oiseaux. 339 p.
Sites où l'on trouve des infos sur la Convention de Berne et les espèces protégées :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/legislations/convint/BerneA.html
http://www.chez.com/indrenature/nature/protege.htm
http://www.nature.coe.int/french/main/berne/berne.htm
Sites où l'on trouve des infos sur Natura 2000 :
http://www.environnement.gouv.fr/
http://www.environnement.gouv.fr/Provence-Alpes-CA/default.htm
La Convention de Berne est un Traité International du Conseil de l'Europe ouvert à la signature des Etats membres, des Etats non membres qui ont participé à son élaboration et de la Communauté économique européenne et à l'adhésion des autres Etats non membres
La Convention de Berne compte en avril 2002, 45 parties contractantes parmi lesquelles :
1°) 39 des 43 états membres du Conseil de l'Europe :
Albanie, Allemagne, Andorre, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine (ex-république Yougoslave), Malte, Moldavie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, République Tchèque, Turquie, Ukraine.
[Manquent les Etats suivants : Albanie, Géorgie, Russie et Saint-Marin.]
2°) Cinq Etats non membres du Conseil de l'Europe : Burkina Faso, Monaco, Maroc, Sénégal et Tunisie.
3°) Une Organisation Internationale : la Communauté Européenne.
Synthèse réalisée par : Aino ADRIAENS
Date : 14 mars 2002
Cette synthèse a été réalisée grâce aux informations fournies principalement par Christophe BONNET, Michel Ange BOUCHET et B.C. sur la liste tela-botanicae. Edith ARMANGE a fourni les liens.
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