Projet : Recensement des herbiers de France
Adresse pour écrire au forum
tb-herbiers@yahoogroupes.frMessage N°904/1030
- A :
- <tb-herbiers@y...>
- De :
- Cédric Audibert <cedric.audibert@c...>
- Sujet :
- RE: [tb-herbiers] Re : Problème de conservation des collections
- Date :
- 01 Avril 2007 12:13
Bonjour,
regarder les parts ne suffit pas : les jeunes larves d'anobiidae passeront
facilement inaperçues et dans le cas où elles seraient repérées, il ne sera
pas aisé de les éliminer toutes. On peut déloger dans les herbiers certaines
"grosses" larves de charançons localisées dans les tiges de certaines
espèces et facilement repérables, je doute qu'on puisse procéder de même
avec les petites larves d'Anobiides, nombreuses et peu difficiles quant à la
nourriture. D'ailleurs les oeufs sont déposés un peu partout et un par un
pour multiplier les chances de propagation.
Lorsqu'on effectue un contrôle préventif, on ne peut que constater les
dégâts occasionnés sur les échantillons (poudre) et c'est donc trop tard :
il faut maintenant traiter. Il est évident que le collectionneur sera plus
rassuré d'avoir traité chimiquement ou par le froid son herbier,
c'est-à-dire avoir enrayé l'attaque ; un contrôle régulier lui indiquera
simplement que son herbier n'est pas encore attaqué ou que les attaques ne
sont pas encore visibles. Il ne faut pas mélanger prévention et traitement.
Le stockage au sec est évident : il permet d'éviter le développement des
moisissures -plus exactement d'éviter que les spores présentes en grand
nombre dans les herbiers ne se développent- et certains insectes ; si vous
avez des poissons d'argent, c'est que votre environnement n'est pas sec. De
même, même, les psoques ou pous des livres se nourrissent de moisissures,
donc c'est là encore, un problème d'humidité ; en supprimant l'humidité,
vous stopperez à la fois le développement des moisissures et les attaques de
psoques. Mais le maintien d'une hygrométrie basse ne sera pas suffisante
pour prévenir les attaques d'autres insectes : la plupart des anobiides, des
dermestidae vivent très bien en atmosphère plus sèche (probablement jusqu'à
des humidités relatives < 30%).
Enfin, cela me paraît difficile de trouver des boîtes vraiment étanches :
les larves de premiers stades de beaucoup d'espèces n'excèdent pas le
demi-millimètre en diamètre, et certaines sont aplaties pour mieux se
glisser.
Il suffit de voir l'état des "papillottes" des entomologistes conservées
dans des boîtes dites étanches qui sont fréquemment attaquées malgré leur
herméticité. Ensuite, pas évident de trouver des boîtes plastiques de ce
type format A3 (cf herbier de Christophe).
Dernière chose, je ne vois pas en quoi les insecticides ou le traitement
par le froid ne sont pas convaincants ? A part l'anoxie, peu faisable pour
un particulier, je ne connais pas d'autres manières de lutter efficacément
contre les attaques : le contrôle préventif est une chose, le traitement en
est une autre et je ne crois pas à l'élimination manuelle des larves.
Cordialement,
Cédric Audibert
Bonjour Christophe,
S'il est vrai que les traitements curatifs accessibles au grand public
peuvent éventuellement s'avérer utiles, il n'en demeure pas moins vrai
que pastilles et autres aérosols toxiques ont avant tout une action
très localisée.
Certes, ces produits rassurent le collectionneur ! En
traitement répulsif, certains entomologistes préservent leurs
collections avec du thymol (toxique), d'autres botanistes pulvérisent
du pyrèthre (+ ou - de synthèse) sur les échantillons d'herbier.
Au-delà de tous ces traitements chimiques, je ne saurais trop vous
conseiller un traitement préventif élémentaire : dans la mesure du
possible, surtout si votre collection est peu fournie, ouvrez
régulièrement vos herbiers, et passez en revue chaque part pour y
chasser les éventuels rampants. En effet, les nuisibles détestent être
dérangés ! De plus, cela vous permet de contrôler l'état sanitaire de
votre herbier et de lutter précocement contre tout ravage (insectes,
moisissures). J'applique avec succès cette méthode que même les "poux
des livres" (psoques) ne supportent pas. Mais je dois bien l'admettre,
passer 1000 parts en revue, c'est fastidieux, mais que dire pour des
herbiers de plus grande taille ?! Autre "truc" utilisé pour les
herbiers amateurs, un stockage au sec, en boîtes étanches (type boîtes
en plastique, avec couvercle) dont les avantages d'un point de vue
prophylactique sont évidents. En définitive, et c'est à relire dans
les lignes de ce forum, depuis le sublimé, assurément il n'y a guère
eu de traitements convaincants !!!
Cordialement,
Franck MADDI
Bonjour,
regarder les
parts ne suffit pas : les jeunes larves d'anobiidae passeront facilement
inaperçues et dans le cas où elles seraient repérées, il ne sera pas aisé de
les éliminer toutes. On peut déloger dans les herbiers certaines "grosses"
larves de charançons localisées dans les tiges de certaines espèces et
facilement repérables, je doute qu'on puisse procéder de même avec les petites
larves d'Anobiides, nombreuses et peu difficiles quant à la nourriture.
D'ailleurs les oeufs sont déposés un peu partout et un par un pour multiplier
les chances de propagation.
Lorsqu'on
effectue un contrôle préventif, on ne peut que constater les dégâts
occasionnés sur les échantillons (poudre) et c'est donc trop tard : il faut
maintenant traiter. Il est évident que le collectionneur sera plus rassuré
d'avoir traité chimiquement ou par le froid son herbier, c'est-à-dire avoir
enrayé l'attaque ; un contrôle régulier lui indiquera simplement que son
herbier n'est pas encore attaqué ou que les attaques ne sont pas encore
visibles. Il ne faut pas mélanger prévention et traitement.
Le stockage au
sec est évident : il permet d'éviter le développement des moisissures -plus
exactement d'éviter que les spores présentes en grand nombre dans les herbiers
ne se développent- et certains insectes ; si vous avez des poissons d'argent,
c'est que votre environnement n'est pas sec. De même, même,
les psoques ou pous des livres se
nourrissent de moisissures, donc c'est là encore, un problème d'humidité ; en
supprimant l'humidité, vous stopperez à la fois le développement des
moisissures et les attaques de psoques. Mais le maintien d'une hygrométrie
basse ne sera pas suffisante pour prévenir les attaques d'autres insectes
: la plupart des anobiides, des
dermestidae vivent très bien en atmosphère plus sèche (probablement jusqu'à
des humidités relatives < 30%).
Enfin, cela me
paraît difficile de trouver des boîtes vraiment étanches : les larves de
premiers stades de beaucoup d'espèces n'excèdent pas le demi-millimètre en
diamètre, et certaines sont aplaties pour mieux se
glisser.
Il suffit de
voir l'état des "papillottes" des entomologistes conservées dans des boîtes
dites étanches qui sont fréquemment attaquées malgré leur herméticité.
Ensuite, pas évident de trouver des boîtes plastiques de ce type format A3 (cf
herbier de Christophe).
Dernière chose,
je ne vois pas en quoi les insecticides ou le traitement par le froid ne sont
pas convaincants ? A part l'anoxie, peu faisable pour un particulier, je ne
connais pas d'autres manières de lutter efficacément contre les attaques : le
contrôle préventif est une chose, le traitement en est une autre et je ne
crois pas à l'élimination manuelle des larves.
Cordialement,
Cédric
Audibert
Bonjour Christophe,
S'il est vrai que les traitements curatifs
accessibles au grand public
peuvent éventuellement s'avérer utiles, il n'en
demeure pas moins vrai
que pastilles et autres aérosols toxiques ont avant
tout une action
très localisée.
Certes, ces produits rassurent le collectionneur ! En
traitement
répulsif, certains entomologistes préservent leurs
collections avec du
thymol (toxique), d'autres botanistes pulvérisent
du pyrèthre (+ ou - de
synthèse) sur les échantillons d'herbier.
Au-delà de tous ces traitements
chimiques, je ne saurais trop vous
conseiller un traitement préventif
élémentaire : dans la mesure du
possible, surtout si votre collection est
peu fournie, ouvrez
régulièrement vos herbiers, et passez en revue chaque
part pour y
chasser les éventuels rampants. En effet, les nuisibles
détestent être
dérangés ! De plus, cela vous permet de contrôler l'état
sanitaire de
votre herbier et de lutter précocement contre tout ravage
(insectes,
moisissures). J'applique avec succès cette méthode que même
les "poux
des livres" (psoques) ne supportent pas. Mais je dois bien
l'admettre,
passer 1000 parts en revue, c'est fastidieux, mais que dire
pour des
herbiers de plus grande taille ?! Autre "truc" utilisé pour
les
herbiers amateurs, un stockage au sec, en boîtes étanches (type
boîtes
en plastique, avec couvercle) dont les avantages d'un point de
vue
prophylactique sont évidents. En définitive, et c'est à relire
dans
les lignes de ce forum, depuis le sublimé, assurément il n'y a
guère
eu de traitements convaincants !!!
Cordialement,
Franck
MADDI
Vers l'espace Yahoo !
http://fr.groups.yahoo.com/group/tb-herbiers/