Projet : Botanique générale
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tela-botanicae@yahoogroupes.frMessage N°28669/39810
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- De :
- "Alexis LEBRETON" <alexis.lebreton@c...>
- Sujet :
- nouvel acronyme du MEDD ?
- Date :
- 27 Juin 2007 16:19
Est-ce que certains d'entre vous connaissent les nouvelles initiales du super ministère chargé de l'Environnement ? C'était le MEDD, maintenant le MEDAD (?) Le site officiel n'est pas explicite pour le moment sur le sujet ou bien je n'ai pas trouvé. Merci ----- Original Message ----- From: "jean marie ROYER"To: Sent: Wednesday, June 27, 2007 9:35 AM Subject: [Tela Botanica] rubus suite Bonjour Voici quelques éléments complémentaires de ce qui a déjà été dit. D'après Weber les ronces ne sont pas étudiées depuis 100 ans environ en France et il considère que notre pays est le cancre de l'Europe. Comme cela a été écrit il n'y a pas grand chose pour déterminer correctement les ronces de France. Il est préférable effectivement de prendre les monographies allemandes et anglaises. Le supplément de la flore de Coste, basé sur les travaux de Sudre, est peu utilisable et conduit à des noms non reconnus actuellement. Toutefois Flora Europaea avait retenu en partie ces travaux et il est possible que Weber soit allé trop loin dans le rejet de l'ensemble de l'oeuvre de Sudre qu'il considère d'ailleurs comme un non scientifique. Quant à la clé de la flore de Lambinon (Vannerom), elle n'est guère valable que dans l'extrême nord du pays ; en Bourgogne et en Champagne, peu éloignées de la Belgique, elle n'est pas utilisable, les ronces rencontrées ne correspondant que rarement aux espèces retenues dans cette flore, contrairement aux ronces sélectionnées par Weber. A ce sujet la traduction de la clé de Weber (ronces de l'Europe centrale, qui couvre aussi la Lorraine et l'Alsace), est en cours de traduction par les bons soins de la la Société botanique de Franche- Comté ; je pense qu'elle sera bientôt disponible (courant de l'été peut-être). Sinon il faudra attendre la clé écrite par Mercier faite pour la flore de De Foucault (SBF). Pour ma part je travaille depuis 3 ans sur les ronces de Champagne et de Bourgogne en liaison avec Weber et 60 % des échantillons me reviennent avec une impossibilité de détermination. D'après lui doit s'agir en partie d'endémiques françaises non connues ou plus souvent oubliées ! Mais il est vrai également que personne n'a pu m'expliquer clairement comment on décide qu'un biotype (clone) mérite d'être considéré comme une espèce. Un rayon de 50 km me semble un argument peu convaincant pour que l'on décide qu'il s'agisse ou non d'une espèce. Il est difficile d'envisager qu'il existe 60 % de clones dans mon secteur qui ne correspondent pas à des espèces connues ou non connues. A mon avis dans les contrées éloignées de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne (Massif central, Centre , Pyrénées), le taux d'impossibilité de détermination doit encore augmenter, à moins de s'en tenir aux travaux décriés de Sudre. Bref l'essentiel du travail de rénovation de la batologie française est à faire. On peut espérer une clé correcte sinon complète dans une cinquantaine d'années ... Jean-Marie Royer
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