La nouvelle aventure des îles de Robinson - 2002
Les belles értangères
Depuis le milieu du XIXème siècle et la colonisation réussie du baron suisse Alfred de Rodt, la population qui s’est installée dans le village de San Juan Bautista a apporté et implanté dans l’île Robinson Crusoe un grand nombre d’espèces végétales ; certaines, indispensables à la survie des hommes et d’autres, seulement pour le plaisir, ou par négligence ou même à leur insu.
Ce qui est certain, c’est qu’en 150 ans à peu près, le nombre de plantes supérieures présentes dans l’archipel, soit environ 200 espèces au départ, a plus que doublé. On avoisine aujourd’hui les 450 espèces recensées, indigènes, endémiques et naturalisées. Hélas, un réservoir de plantes potentiellement invasives se trouvent actuellement dans les jardins du village ou déjà de l’autre côté des barrières, au bord des chemins ou dans les terrains vagues.
Plusieurs de ces espèces sont inquiétantes (Lantana camara, Allocasia esculenta, Canna indica, Pittosporum heterophyllum, Senecio mikanioides, etc ...) parceque l’on a déjà pu constater leurs effets néfastes ailleurs (en Macaronésie, en Océanie, à Hawai’i, ...).
Pour d’autres, on devine ou l’on craint ce que leur installation extensive pourrait avoir de négatif (Bougainvillea glabra, Carpobrotus edulis, Hedera helix, Hydrangea macrophylla, Impatiens sodenii, Mirabilis jalapa, Monstera deliciosa, Phormium tenax, Robinia pseudacacia, Trachycarpus fortunei, etc ...).
On pense aussi bien sûr aux plantes qui pourraient s’hybrider avec les espèces indigènes ou endémiques, et l’on peut déjà voir quelques espèces décoratives qui sont plus ou moins installées et qui commencent à occuper des espaces, encore marginaux, mais non négligeables (Agave americana, Amaryllis belladona, Carica candinamarcensis, Cymbalaria muralis, Eschscholzia californica, Lobelia tupa,photo 6/08 Oxalis deppei, Solidago chilensis, Teline monspessulana, Tropaelum majus, Watsonia ardernei, etc ...).
Enfin, il est malheureusement incontestable que plusieurs espèces sont d’ores et dèjà de vrais problèmes écologiques (Acacia dealbata et A. melanoxylon, Albizia lophantha, Aristotelia maqui, Cupressus goveniana et C. macnabiana, Eucalyptus globulus, Lardizabala biternata, Rubus ulmifolius, Ugni molinae, Vinca major, etc. ...) qui devraient entraîner de toute urgence des actions fortes et efficaces.
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