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Le Séneçon du Cap laisse rarement indifférent. Les pucerons du printemps 2001 ont permis de reparler de son invasion et tout simplement de son identification. Malheureusement nous n’avons obtenu que peu de précisions sur l’attaque des pucerons elle-même. J'ai contacté Monsieur PELLICIER (dont il est question dans le message du 12 mai 2001 de Chantal HUGOUVIEUX). Celui-ci est effectivement prêt à nous donner des renseignements sur les champignons parasites mais ne peut rien pour nous quant aux pucerons. J’ajouterais que, suite au développement des pucerons, les coccinelles sont alors arrivées !
De passage dans les Pyrénées-Orientales (66) pour un relevé botanique, j'ai remarqué que le Séneçon du cap était envahi de pucerons noirs au niveau des boutons floraux ! Phénomène vu dans les Aspres ce lundi 23 avril 2001 et dans les Albères le mardi 24, alors que je ne l'avais jamais noté jusqu'à présent. Une personne aurait-elle plus d'informations à ce sujet ? J'aurais une photo à la disposition de toute personne intéressée.
Confirmation de la présence de pucerons noirs, en abondance, sur le Séneçon du cap : observation le 22 avril près de Peyriac de mer, dans l'Aude, sur de nombreux spécimens, lors d'une sortie commune avec la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude.
Je confirme également la présence en abondance d'un Puceron noir sur le Séneçon du Cap dans la Réserve naturelle de Roque-Haute (Hérault). Cette bestiole, dont la propagation est rapide, semble affaiblir considérablement la plante. Le Séneçon semble donc avoir trouvé un ennemi naturel qui pourrait l'arrêter dans son invasion. Affaire à suivre.
Hier, j'ai observé des séneçons attaqués par des pucerons à la gare de Prades (66) et avant-hier à Banyuls-sur-Mer.
"ON" me dit que, paraît-il, Senecio inaequidens n'aurait pas été aussi présent par le passé sur les bords des routes, remblais, etc. qu'il ne l'est aujourd'hui ! Ne ferait-il pas partie de ces plantes dites "invasives" dont on parle par ailleurs sur Tela ?
Malheureusement, mes exigences ne s'arrêtent pas là car mon souhait serait d'avoir (si possibilité) une très jolie photo du Senecio en question (du genre de toutes celles que nous pouvons voir sur Tela)! Rien que pour savoir... si je parle de la même "CHOSE".
Merci d'avance!
J'ai également observé ces fameux pucerons noirs sur Senecio inaequidens à Caissargues (Gard), certains bien encadrés par des fourmis.
Le puceron noir qui attaque cette année Senecio inaequidens a été observé dans le Tarn (région de Castres), donc en dehors de la zone méditerranéenne. Il semble se répandre assez vite. Noter aussi de nombreux pieds de S. inaequidens attaqués par un champignon parasite, une rouille, qui demande à être identifiée (s'agit-il de la rouille qui attaque Senecio vulgaris ?). Senecio inaequidens est actuellement l'une des plantes les plus communes et les plus ubiquistes dans les régions de Castres, Lavaur et Albi. Trouvera-t-il enfin des parasites capables de stopper son développement ?
Je connais bien un mycologue spécialisé dans les micromycètes parasites des plantes sauvages. Il s'agit de Philippe PELLICIER. Vous pouvez le contacter. Cela l'intéressera probablement.
(Antenne Régionale Centre Ouest Hainaut des Réserves Naturelles RNOB)
En Belgique, dans le Hainaut (sur les terrils, lieu de prédilection de S. inaequidens au détriment d'autres plantes... ) la rouille qui attaque S. inaequidens semble être la même que celle attaquant S. vulgaris (au moins en apparence). J'ai également observé des pucerons noirs et une observation de chenilles de Tyria jacobae. Mais, je ne pense pas que ces quelques parasites puissent mettre en péril l'extension de cette envahisseuse jaune (si l'un ou l'autre puceron pouvait transmettre un bon petit virus...)
J'ai déjà fait connaissance avec ses cousins S. vulgaris, S. jacobaea & S. fuchsii. A quoi reconnaîtrai-je S.inaequidens lorsque je le rencontrerai ?
Senecio inaequidens a été décrit dans la Flore de COSTE (3°supplément page 196 et dessins et photos à la fin ; puis 4° supplément page 717) sous le nom de Senecio harveianus.
Senecio inaequidens forme des touffes de 30 à 80 cm de haut, ramifiées dès la base sur les souches anciennes. Les tiges sont presque ligneuses à la base, feuillées sur toute leur longueur. Les feuilles sont étroitement lancéolées, molles, vertes et glabres, épaisses, entières ou un peu dentées et alors à dents inégales (d'où le nom inaequidens). Présence de stipules de forme variable sur les plantes jeunes seulement (souvent simple élargissement du limbe juste à la base). Les fleurs, en corymbe lâche, sont typiquement celle d'un Senecio : une seule rangée de longues bractées de longueurs à peu près égales et à extrémité noirâtre (en général une vingtaine), collées (mais pas soudées) entre elles par leurs bords membraneux translucides, avec quelques bractéoles à la base. Fleurs ligulées jaune d'or, de 10 à 15 sur le capitule. Une centaine de fleurs tubulées, de même couleur. Fruits surmontés d'une aigrette de poils. Fleurit et fructifie toute l'année, en dehors des périodes de gelée. Devenu très commun dans le Languedoc et le Sud-Ouest de la France, mais aussi présent ailleurs (par exemple dans le Nord de la France et en Belgique). Probablement introduit d'Afrique du Sud par les activités lainières (importation de peaux lainées, les toisons contenant des graines).
Une photo de cette envahissante jaune est sur le site Kekcestruc :
http://bernard.hallee.free.fr/kekcestruc/ficheident.php3?numfich=90
(lien vérifié début 2003 : sur ce site, on voit aujourd’hui un dessin plutôt qu’une photo ; mais on peut consulter sur le site de l’Agence Méditerranéenne de l’Environnement un article en ligne : voir dans la partie bibliographique de la présente synthèse.)
(mise à jour août 2007 : la fiche semble avoir disparu du site...)
En Belgique, elle commence à fleurir et la floraison s'étalera jusqu'aux gelées.
Senecio inaequidens est décrit dans la Flore des champs cultivés, JAUZEIN 1995 grâce à laquelle je l'ai déterminé l'année dernière à la suite d'une récolte sur les berges de la Vienne en Indre-et-Loire. Il ne ressemble à aucun autre. Vous trouverez facilement des photos sur l'Internet.
Je connais Senecio inaequidens depuis bientôt 6 ans d'abord dans la vallée du Cher puis ensuite dans les zones industrielles et talus centraux d'autoroute (A75) de la région de Clermont où il se répand de manières importante. Il est aussi très abondant dans les gorges d'Héric entre Lamalou et Olargues dans l'Hérault. Il me semble que cette station était aussi en expansion d'après les visites que j'ai faites sur le site en septembre 1999 et 2000. Quelqu'un a-t-il visité cette station récemment ? je constate aussi cette année l'invasion des inflorescences par des pucerons vert pomme, vert sombre ailés et noirs (plusieurs générations j'imagine ?). Le "prédateur" est présent en Auvergne aussi !!!
à suivre...
Dans le cadre d'un projet d'article, je cherche la date exacte d'apparition de Senecio inaequidens en France. En effet tous les documents récents donnent 1935 comme première donnée (dunes de Calais) mais j'ai comme référence L'HERMITTE, 1933, le Monde des Plantes. Comme je n'ai pu mettre la main sur cette publication, quelqu’un pourrait-il donner la bonne date (à l'occasion je suis preneur d'une copie de cet article) ?
Sur le site de Tela Botanica, vous trouverez l'index de la revue "Le monde des Plantes" depuis 1932. Une première piste peut être de parcourir cet index pour voir si vous trouvez l'article qui vous intéresse.
Recherche faite, on ne trouve pas d’article de l’HERMITTE dans le Monde des Plantes…
Messages rassemblés par : Francine RICOUART
Date : décembre 2002
Ont contribué à cette synthèse :
Synthèse réalisée à partir d'échanges ayant eu lieu sur tela-botanicae, forum des botanistes francophones, entre le 26 avril et le 25 mai 2001 et entre le 9 août et le 12 août 2002.
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