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Auteurs : Guilhan Paradis & Marie-Laurore Pozzo di borgo
Guilhan Paradis est maître de conférences honoraire de la Faculté des Sciences de l’Université de Corse et Marie-Laurore Pozzo di Borgo travaille à l’Office de l’Environnement de la Corse et est conservatrice de la réserve naturelle des Tre Padule de Suartone.
Il n’est nullement besoin d’aller jusqu’aux pôles pour trouver des espèces adaptées à des conditions de vie extrêmes. Et c’est justement parce qu’elles sont temporaires que ces mares recèlent des trésors à absolument protéger.
Les mares temporaires dites “méditerranéennes” occupent des dépressions plus ou moins fermées, de supericie et de profondeur variables. Elles présentent, en cours d’année, l’alternance d’une phase d’inondation et d’une phase d’assèchement. L’inondation se produit, généralement de la fin de l’automne à la fin du printemps, par de l’eau douce oligotrophe* ou mésotrophe*, c’est-à-dire pauvre en éléments minéraux. L’assèchement commence à la fin du printemps et est à son maximum à la fin de l’été ou au début de l’automne. Les peuplements végétaux et animaux dépendent de l’alternance de la phase inondée, centrée sur l’hiver et de la phase asséchée estivale. Ces deux phases sont évidemment liées aux caractères du climat méditerranéen.
Lien: Article en téléchargement (fichier d'environ 1,9 Mo). Cet article a été publié dans la revue Stantari n°8 - février à avril 2007 - p 19 à 27
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