Aller aux menus Aller au texte
le logo de Tela Botanica
Moteur de recherche

Vous êtes ici : Publications en ligne > Articles > Les plantes envahissantes : une menace pour la biodiversité (Corse)

 

Corse : Les plantes envahissantes : une menace pour la biodiversité

Auteurs : Guilhan Paradis, Laetitia Hugot & Paula Spinosi

Guilhan Paradis est maître de conférence honoraire de la Faculté des Sciences de l’Université de Corse, Laetitia Hugot est responsable du Conservatoire botanique de Corse (OEC) et Paula Spinosi est assistante au Conservatoire botanique de Corse (OEC)

Introduction

On croyait ces plantes sur l’île depuis toujours et surtout bien inoffensives. Arrivées par hasard ou pour orner nos jardins, elles sont d’abord restées discrètes et se sont ensuite dangereusement multipliées. Elles représentent aujourd’hui une terrible menace pour la richesse naturelle de la Corse.

La Flore d’une région comporte des espèces considérées comme indigènes (ou natives ou autochtones) et des
espèces introduites (ou étrangères ou exotiques). Les plantes introduites sont de quatre catégories : naturalisées*,
adventices*, subspontanées* et cultivées*. Parmi les espèces naturalisées d’un territoire, on considère comme envahissantes (ou invasives) celles qui, “par leur prolifération dans les milieux naturels* ou semi-naturels*, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes” (d’après S. Muller). Les invasions biologiques (par les végétaux et les animaux) seraient la troisième cause d’appauvrissement de la biodiversité, les deux premières causes étant la modiication du climat et la destruction des milieux.

Comme l’a souligné D. Jeanmonod, on ne doit pas confondre les espèces invasives avec les pionnières et les mauvaises herbes. Les pionnières colonisent rapidement un terrain dénudé, par exemple après un incendie, ou après l’abandon d’un champ cultivé : la ronce et la fougère-aigle en sont de bons exemples. Les mauvaises herbes (dont les messicoles*) sont des “compagnes” des diverses cultures : elles affectionnent les terrains riches et occupent les champs et jardins après les labours. Ces pionnières et ces mauvaises herbes peuvent causer des dommages économiques mais ne bouleversent pas les écosystèmes car elles participent à leur équilibre.

Texte intégral

Lien: Article en téléchargement (fichier d'environ 970 Ko). Cet article a été publié dans la revue Stantari n°13 - mai à juillet 2008 - p 19 à 26

© Tela Botanica / 2000-2008 - Le réseau des Botanistes Francophones