Grenelle Citoyen des urgences environnementales

Appel à participation des responsables associatifs et des experts au
« Grenelle Citoyen des urgences environnementales » !

Madame, Monsieur,

En soutien aux associations environnementales participant au Grenelle
Environnement lancé par le gouvernement, WWF et ECOFORUM organisent le
« Grenelle Citoyen des urgences environnementales » dont l’objectif principal
est de recueillir le maximum d’informations provenant des associations et
des experts sur tout le territoire français. Les négociations des
associations travaillant au Grenelle de l¹Etat suivent leur cours, mais nous
souhaitons nous situer sur une plus longue échéance, et ¦uvrer au plus près
des réalités de terrain, grâce en particulier aux connaissances que les
associations locales sont les plus à même de connaître.

Que nous soyons pour ou contre le Grenelle Environnement de l¹Etat, notre
priorité à tous est de faire avancer le plus grand nombre de dossiers
environnementaux pour la protection de l¹environnement et de notre santé,
ainsi que pour la sauvegarde de notre planète. Décider de participer de
cette façon ne nous rend pas complices d’éventuelles « mauvaises décisions »
prises par le gouvernement et d¹éventuelles « promesses non tenues ».

Par la présente, et étant donné votre connaissance des problématiques
environnementales et votre implication dans la réflexion écologique, nous
vous invitons très cordialement à participer au « Grenelle Citoyen desurgences environnementales », en nous envoyant un texte décrivant l¹urgence
environnementale importante pour vous dans votre département. Regroupés par
domaines, vos textes et vos propositions serviront de base à la rédaction
collective d¹un livre intitulé « Urgences environnementales en France ».
Après l¹édition de ce livre, les textes envoyés par les associations
constitueront un recueil consultable sur Internet, sous réserve que chaque
texte respecte les normes démocratiques. Cliquer ici pour voir les modalités
de participation et notre charte.

Le «Grenelle de l¹environnement» de l¹Etat est annoncé pour le mois
d¹octobre 2007. Des collectivités locales et des partenaires sociaux(syndicats, organisations patronales) participent également à ce Grenelle.

Le gouvernement s’est récemment engagé à établir un «contrat» pour les cinq
ans à venir comportant des objectifs précis et concrets avec une évaluation
annuelle. A l¹issue des deux premières réunions avec les ONG et les experts,
six groupes de travail ont été constitués sur les thématiques suivantes :1° – Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande
d¹énergie
2° – Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
3° – Instaurer un environnement respectueux de la santé
4° – Adopter des modes de production et de consommation durables :
5° – Construire une démocratie écologique
6° – Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l¹emploi
et à la compétitivité

Nous sommes à votre disposition pour tout complément d’informations ouprécisions, et éventuellement pour mieux vous expliquer notre démarche.

Parallèlement, une action intitulée : « 1 minute pour la terre » vient d¹être lancée par WWF et
ECOFORUM, elle est destinée à fournir un profil « citoyen » à notre
consultation nationale.
Etant donné votre implication dans la protection de l¹environnement, nous
pensons que vous saurez trouver les meilleurs relais pour nous aider à
recueillir le maximum d¹avis du maximum de nos concitoyens. Nous vous
invitons bien évidemment à cliquez vous aussi. Votre avis nous sera
précieux.

Madame, Monsieur, en attendant vos textes, nous vous prions de recevoir nos
plus sincères amitiés écologiques.

Victor Hugo ESPINOSA, Président d¹ECOFORUM
Coordinateur du « Grenelle Citoyen des urgences environnementales »
06 73 03 98 84
www.ecoforum.fr

Daniel RICHARD, Président de WWF
www.wwf.fr
Assistants à la Coordination : Pour en savoir plus sur l¹équipe
Magalie LACROIX : 06 16 29 06 45
Andrée GUIGUET : 06 30 51 74 00

Pour voir les modalités de participation :
http://www.ecoforum.fr/Grenelle-Citoyen/Grenelle-Citoyen-Modalites.htm

Pour participer à la minute pour la Terre :
http://www.ecoforum.fr/minute-info.htm

Si vous souhaitez relayer « 1 minute pour la Terre » sur votre site :
http://www.ecoforum.fr/minute-plus.htm

4 commentaires

  1. Ensemble pour la Planète
    N’Géa, 7 rue François Anewy
    98800 – Nouméa
    ensemblepourlaplanete_nc@yahoo.fr
    http://www.eplp.asso.nc
    et
    UFC Que Choisir
    2, boulevard Vauban – Nouméa
    B.P. 2 357 – 98 846 Nouméa cedex
    Tél : (687) 28 51 20 – Fax : (687) 28 51 20
    nouvellecaledonie@ufc-quechoisir.org

    Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs Députés et Sénateurs Nouméa, le 20 juillet 20007
    Nous attirons votre attention sur une situation préoccupante en termes de santé publique concernant les populations de
    Nouvelle-Calédonie. Ses habitants se demandent comment des pesticides représentant des risques importants et avérés
    sur la santé sont encore utilisés alors que les autorisations de mise sur le marché (AMM) leur ont été retirés et parfois
    depuis plusieurs années.
    Dans le Rapport 2430 de l’Assemblée Nationale, vous estimiez légitime une telle préoccupation à l’égard du
    “Chlordécone” aux Antilles. Vous n’aviez pas accrédité la thèse selon laquelle, par négligence, on sacrifiait la santé des
    populations ultramarines, tout en protégeant celles de l’hexagone, au motif qu’une autorisation de vente n’est pas déli-
    vrée pour une zone géographique, mais au propriétaire d’une spécialité commerciale, pour un usage déterminé.
    A ce jour, des produits dangereux non autorisés en France métropolitaine ou en Europe sont “homologués” en Nouvelle-
    Calédonie où l’on enregistre le record mondial des cancers de la thyroïde (Institut Pasteur 2002) et les plus mauvais résultats
    du Pacifique pour les tumeurs du système nerveux et leucémies “Les cancers de l’enfant en Nouvelle-Calédonie” (Duran-
    tel P. 1991). L’Institut de médecine légale de Strasbourg dans “Mise en évidence de l’exposition aux pesticides” précisait
    dès 1999 que les risques neurologiques, de cancers, et les effets sur la fertilité n’étaient plus à démontrer. Nous savons que
    les fœtus sont exposés in utero aux molécules passant la barrière placentaire (Gary 2001; Belpomme 2004).
    En Nouvelle-Calédonie, plus de 40 pesticides sont utilisés sans AMM,
    et l’on sait que ces poisons agissent avec retardement comme une mine antipersonnel.
    Des milliers de litres d’endosulfan, (insecticide perturbateur endocrinien, chimiquement proche du Chlordécone), ont
    été pulvérisés sur les plantations de caféiers pendant des années. La dangerosité de ce produit et son mode d’épandage
    ont été plusieurs fois dénoncés localement, en 1998 “Avis d’alarme à Monsieur le Secrétaire général du Territoire” et en
    1999 “Le risque chimique en agriculture” (Ledroit B.). Ce pesticide n’a plus d’autorisation de mise sur le marché en
    métropole, mais il est “ homologué ” et toujours en usage en Nouvelle-Calédonie.
    De récentes analyses de résidus sur fruits et légumes commandées par l’UFC Que Choisir Nouvelle-Calédonie ont permis de
    déceler des dépassements de seuil réglementaire (LMR) et, fait plus inquiétant, l’usage de produits illicites (Heptachlore,
    anti-termites interdit en agriculture depuis 1986). Dans le même temps, la Direction des Affaires Vétérinaires, Alimentaires
    et Rurales (DAVAR) qualifie de plutôt satisfaisant son bilan d’analyses de résidus (Ref. 3320-1348 18/04/2007).
    Cette « Violence trans-lucide »
    connue mais non reconnue, imprègne le sang et soulève l’inquiétude de la population.
    Face à un risque connu, pouvant être mortel, il est fait obligation d’agir ; et il n’est plus possible de se réfugier derrière l’ar-
    gumentation invoquant, comme pour l’affaire du sang contaminé, un défaut de connaissance scientifique. La responsabilité
    des autorités calédoniennes, qui avalisent l’usage de produits dangereux interdits par l’Etat Français, est engagée.
    Nous devons envisager la présomption de faute inexcusable compte tenu de la connaissance actuelle en matière de no-
    civité des pesticides. Nous sommes en droit de considérer le défaut de diligence telle que le prévoit la loi du 13 mai
    1996 relative à la responsabilité en cas d’imprudence ou de manquement aux obligations de sécurité.
    Le principe de précaution condamne également l’inaction réglementaire, celle-ci devenant injustifiable de quelque ma-
    nière que ce soit. La précaution doit être envisagée dans sa dimension éthique, dans toutes les conditions de lieu et de
    temps au nom de l’intérêt général, non seulement des populations mais de toute l’humanité. L’homologation ou le non
    retrait de produits phytosanitaires reconnus comme nocifs sur la santé humaine est donc inexcusable.

    Aussi, nous sollicitons la création d’une commission d’enquête parlementaire relative à ce sujet.

    1. les véhicules à moteurs sont interdits dans les espaces naturels!(décret). Les représentants des communes doivent passer des arrêtés et les faire respecter. Ce n’est pas facile (lobby des quad et autres « motos vertes ») mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *