Grenelle de l’environnement I et II : La navette parlementaire taille dans le végétal

Paris, le 12 mars 2009 – Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, dit Grenelle I, le 10 février dernier. A l’Assemblée nationale, les députés avaient fait émerger le végétal qui avait complètement été omis dans le texte initial. Au sénat, les mesures phares sont élaguées. Reste maintenant pour l’Unep- les entreprises du paysage, et l’ensemble du secteur, à s’assurer que les volontés et principes préservés prennent des chemins concrets, notamment dans les textes du Grenelle II.

Grenelle I : la reconnaissance des bienfaits du végétal pour l’amélioration du cadre de vie urbain n’est pas gagnée

Le végétal, et notamment en ville, participe à la lutte contre le réchauffement climatique, à la préservation de la biodiversité et à la prévention des risques pour l’environnement et la santé.

Les amendements relayés par l’Unep auprès des députés, et notamment ceux du groupe d’études de l’Assemblée nationale « Jardins, paysages et horticulture », a permis que le texte inclue aujourd’hui :

– des programmes de recherche sur le stockage du carbone par le végétal et sur la contribution des végétaux à l’amélioration de l’environnement ;

– la mise en avant des techniques spécifiques utilisant le végétal : le bois-énergie, la phytoremédiation pour la réhabilitation de sites pollués, la création de zones enherbées ou plantées associées aux zones rendues imperméables.

Cependant, l’une des avancées majeure de l’Assemblée nationale – reconnaître la plantation d’arbres et de végétaux pérennes comme une des mesures nationales de lutte contre le réchauffement climatique – a été supprimée par le Sénat.

Cette suppression est regrettable dans un projet sur les grandes orientations de la France en matière de préservation de l’environnement : le législateur doit pouvoir reconnaître et encourager en toute simplicité les mécanismes naturels du stockage du CO2 par les plantes !

Le calendrier du passage en deuxième lecture à l’Assemblée nationale n’est pas encore connu, mais l’ensemble de la profession souhaite que le végétal puisse continuer à pousser dans le Grenelle.

Grenelle II : des mesures concrètes et des obligations car la création d’espaces verts, ça ne coule pas de source !

Le Grenelle I n’est pas encore voté mais déjà le projet de loi portant engagement national pour l’environnement, dit Grenelle II, propose des mesures concrètes pour mettre en œuvre les orientations prises par le Grenelle I.

Ce projet de loi introduit des modifications du code de l’urbanisme afin que le cadre de vie des Français se construise dans un environnement de qualité. Mais là encore, si le végétal et les espaces verts sont un peu plus présents, l’Unep fait des propositions concrètes pour que l’approche paysagère d’un projet d’aménagement soit reconnue pour assurer la cohérence des différentes fonctions urbaines :

– L’ouverture d’une zone à l’urbanisation devra faire l’objet d’une véritable réflexion sur les moyens de compenser le patrimoine naturel, agricole ou forestier détruit.

– La création d’espaces verts, l’aménagement de toitures ou murs végétalisés ou de noues paysagères seront à introduire en amont des projets.

– La gestion différenciée des espaces verts sera utilisée afin de créer de véritables espaces de natures en ville !

Emmanuel Mony, président de l’Unep, et Marc Loiseleur, 1 er vice-président de l’Unep et représentant de l’Unep au Conseil National du Paysage, se sont réunis avec Thibaut Beauté, président de l’AFDJEVP [[AFDJEVP : Association Française des Directeurs de Jardins et Espaces Verts Publics]] , Michel Péna, président de la FFP[[FFP : Fédération Française du Paysage]], Dominique Boutillon, présidente de la FNPHP[[FNPHP : Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières]] , et Pierre-Alain Madelaine, secrétaire du SYNAA[[SYNAA : Syndicat National de l’Arrosage Automatique]], pour préparer des propositions d’amendements dans ce sens. Elles ont été présentées au Conseil National du Paysage le 23 février dernier, afin d’être relayées au ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire.

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