Extraits du livre de Fuchs 1542 – Commentaires de l’histoire des plantes

Bernard Boudol nous fait partager quelques extraits de l'ouvrage de Fuchs, Commentaires sur l'Histoire des plantes, édité en 1542. Gentiane, menthe, sarriette, sauge et thym sont décrits dans ce document.

Bernard Boudol nous fait partager quelques extraits de l’ouvrage de Fuchs, Commentaires sur l’Histoire des plantes, édité en 1542. Gentiane, menthe, sarriette, sauge et thym sont décrits dans ce document.

Prologue
Leonhart Fuchs, dit le « Vater der Pflanzenkunde »[[père de la botanique, en français]], naquit en 1501 en Souabe à Wemding. Il suivit des cours à Erfurt pour obtenir le diplôme de médecin, puis devint professeur à l’Université de Tubingen. Là il s’orienta vers la botanique en étudiant les auteurs anciens tels que Hippocrate, Dioscoride et Galien. Il créa le premier jardin botanique en Allemagne.

En 1542, il édita en latin[[le latin langue véhiculaire correspondait à l’anglais d’aujourd’hui]] De historia stirpium commentarii. Ce livre fut traduit en français Commentaires de l’histoire des plantes la même année et édité à Lyon par Balthazar Arnoullet. Fuchs traduisit en allemand en 1543 son livre appelé New Kreüterbuch. Ce livre, où les plantes tant cultivées que sauvages étaient soigneusement décrites et dessinées, contenait en outre les vertus curatives desdites plantes.

Bien après sa mort survenue en 1566, le père Plumier découvrit à Haïti en 1697 une plante donnant une belle fleur, qu’il appela fuchsia, en hommage au pionnier de la botanique qui – par son livre – joua un rôle important dans la systématique des plantes que mit au point le suédois von Linné au XVIIIème siècle.

Bernard Boudol, l’auteur des présentes, s’est donc retrouvé possesseur d’un livre de ces Commentaires sur l’Histoire des plantes, édité en 1542 , mais qui a subi l’outrage des ans. Il ne reste que 195 plantes sur les 344 que cet éminent praticien souabe avait pris la peine de décrire.

Il sera présenté dans ce document :
– un extrait in extenso concernant cinq plantes sur les 195, bien connues pour leurs vertus tant aromatiques que médicinales, gentiane, menthe, sarriette, sauge, thym. Nous verrons avec quel soin l’auteur avait passé en revue les auteurs grecs, les auteurs latins, avant que de les décrire en s’appuyant sur des dessins remarquables [[ils seraient dus à Albrecht Meyer (dixit Brigitte Baumann, historienne de Fuchs)]] par leur qualité .

– un état alphabétique des 195 plantes restantes avec pour sept d’entre elles un dessin, et pour huit autres des citations jugées intéressantes. Il a été complété la présentation par le nom officiel linnéen. A cette occasion il fut observé qu’en général, le nom retenu était un de ceux cités par Fuchs, généralement en latin, parfois en grec ou en français latinisé. Ceci justifierait son appellation de père de la botanique.

– On notera aussi qu’en 1542, la langue française n’avait point encore subi l’influence hellénique qui apporta les trois accents : grave, aigu et circonflexe. Curieusement, en lisant, on éprouve la même impression que lorsqu’on lit aujourd’hui un message sur Internet dactylographié à partir d’un clavier anglais, donc sans accent !

Bernard Boudol

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Extraits – Commentaires de l’histoire des plantes

Outre les extraits présentés, Bernard Boudol est en possession de cet ouvrage (incomplet). Une mise à disposition de ce livre serait envisageable, dans le cadre d’une numérisation par exemple.
Pour plus d’informations, contacter Tela Botanica à accueil@tela-botanica.org

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