Assister la migration des plantes pour les sauver ?

Qui des plantes ou du changement climatique sera le plus rapide ? Dans cette course mortelle, les scientifiques essaient de tricher en aidant les plantes les plus lentes. Migration assistée disent-ils. Pour les perdants, il restera le congélateur...

Qui des plantes ou du changement climatique sera le plus rapide ? Dans cette course mortelle, les scientifiques essaient de tricher en aidant les plantes les plus lentes. Migration assistée disent-ils. Pour les perdants, il restera le congélateur…

Le changement climatique modifie, comme son nom l’indique, les conditions climatiques des milieux : température, humidité, évènements extrêmes, etc. Or, les espèces végétales se développent dans des conditions climatiques particulières qui définissent leur aire de répartition. En dehors de cette zone, les espèces ne peuvent survivre.

Si la vitesse de déplacement des aires de répartition, induite par le changement, est supérieure à la vitesse de dispersion d’une espèce, celle-ci est condamnée à disparaître. La capacité de dispersion d’un végétal caractérise son aptitude à coloniser de nouveaux territoires par la dispersion de ses graines, de ses spores ou de ses fragments (cas de la multiplication végétative).

Après une tentative réussie mais mitigée pour arracher à l’extinction une astéracée des dunes du lac Michigan en la transplantant, le Jardin Botanique de Chicago lança des équipes pour récolter les graines des populations de 1.500 espèces prairiales d’ici 2010 et 3.000 pour 2020. L’objectif est d’assurer la conservation de ces espèces mais aussi peut-être de leur permettre d’atteindre de nouvelles aires de répartition, en particulier si elles se dispersent peu.

L’expérience de l’astéracée du lac Michigan a montré que la population d’origine des graines était un facteur clef dans la réussite de cette migration assistée. Les collecteurs de semences cherchent donc à échantillonner au moins 20 populations différentes d’une même espèce pour recueillir 95% de la diversité génétique de cette espèce et préserver ainsi son potentiel d’adaptabilité.

Lire la suite de l’article du 22/11/09, par Grégoire Macqueron, sur le site de futura-sciences.com

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