A-t-on résolu le mystère du déclin des abeilles ?

A en croire la "une" du prestigieux New York Times une équipe de chercheurs américains, qui mêle des universitaires à des traqueurs de nouveaux virus de l'US Army, aurait gagné la guerre du fameux syndrome d'effondrement des colonies (CCD). Pas moins !

A en croire la « une » du prestigieux New York Times une équipe de chercheurs américains, qui mêle des universitaires à des traqueurs de nouveaux virus de l’US Army, aurait gagné la guerre du fameux syndrome d’effondrement des colonies (CCD). Pas moins !

Très vite, cette étude au long cour, conduite avec des outils biomoléculaires d’exception, provoque l’espoir de quelques médias, mais aussi de sévères critiques d’importants spécialistes des abeilles sur leurs publications et sur leurs hypothèses.

Après plusieurs interviews de scientifiques américains et des lectures attentives, Vincent TARDIEU, auteur du livre « L’étrange silence des abeilles » livre son analyse.

Alors, vraie avancée scientifique ou propagande ? À vous de répondre en lisant cet article très intéressant sur le blog de Vincent Tardieu

Daniel Mathieu

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6 commentaires

  1. Vous connaissez sans doute cette citation, probablement apocryphe d’ailleurs, attribuée au Général de Gaulle: « Des chercheurs qui cherchent, on on trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche! » En tant que méliophile (nom que j’ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu’à ce jour il n’en existe officiellement pas encore), je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition de ces « chères petites », comme j’aime les appeler, sans lesquelles s’effondreraient nos ressources alimentaires! Il me semble toutefois qu’il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie, les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus reconnaissant eux-mêmes qu’ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d’une fragilisation des abeilles par d’autres facteurs. Si c’est le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d’intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation récente du non-lieu dans la célèbre affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l’annonce de cette découverte que l’on dit si décisive?)… Dans la même logique, citons aussi l’arrêté ministériel rejetant, sur la foi d’études menées sur des variétés de plantes qui n’intéressent pas les abeilles puisque cultivées en saison apicole creuse, l’abrogation de la mise sur le marché d’un autre pesticide, du nom de Proteus celui-là, sur les dangers duquel on ne dispose d’aucun recul… Lorsque les politiques conseillés par des experts à l’indépendance discutable prennent des décisions inspirées, voire arrachées, par des groupes de pression issus du pouvoir de l’argent, on connaît les résultats, du sang contaminé à la vache folle en passant par l’hormone de croissance… ce sont les abeilles qui font à présent l’objet de cet aveuglement ou de cette incurie dans le meilleur des cas, ou de cette corruption dans le pire, et cela ne se limite bien entendu pas à la France mais revêt une dimension mondiale. Et si on parlait par exemple, de l’hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre des abeilles européennes et d’autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l’Homme, alors que le mode de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j’ai lu récemment qu’il aurait été introduit en Europe, également par l’irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l’importation des bonzaïs! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a semées Mère Nature? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p’tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! J’ai d’ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site « un toit pour les abeilles », afin entre autres, de donner une réalité concrète à ma passion pour ces chères petites travailleuses de l’ombre. Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu’afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l’usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les… méliophiles!

    1. vous avez dit meliophile et pourquoi pas apiphile qui serait plus en rapport avec l’insecte bien aimé ?

    2. Meliophile est un joli mot ! apiphile a l’inconvénient de mélanger les racines latine et grecque ce qui n’est pas recommandé !

    3. Oui, apiphile, si vous aimez le genre Apis. Tous et toutes, pas seulement Apis mellifica. Melliphile avec les 2 L , si vous appréciez le miel et ses productrices. Mellivore ou melliphage si vous ne pouvez vous en passer…etc…
      Joël.

    4. Bonjour,
      Je propose HAppy-phile parce qu’il faut bien rire un peu dans la morosité ambiante…
      En tous les cas je ne serai pas Moustico-phile, ça jamais… enfin, peut-être qu’un jour , j’écouterai un enregistrement sonore de leur bzi-bzi en regrettant les petits boutons qui démangeaint et m’empêchaient de dormir… qui sait?
      Je suis en train de lire le livre sur l’ETRANGE SILENCE DES ABEILLES, ça fait peur… je préfèrerais le silence des moustiques!

    5. Pourquoi pas aussi « Papiphile » vu que ce sont souvent des « anciens » qui sont apiculteurs…
      Joël

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