Luronium natans et Saxifraga hirculus : plans nationaux d’actions

Deux projets de plans nationaux d'actions en faveur des espèces les plus menacées sont mis à consultation du public.

Deux projets de plans nationaux d’actions en faveur des espèces les plus menacées sont mis à consultation du public.

Dans le cadre de l’application de la directive européenne « Habitats-faune-flore » qui fixe des exigences de bon état de conservation des espèces d’intérêt communautaire, la protection des espèces menacées constitue une priorité.

En parallèle des mesures de protection strictes visant la non-dégradation des populations et des habitats de ces espèces (art L 411-1 du code de l’environnement), des plans nationaux d’actions visant les espèces les plus menacées (ainsi que d’autres espèces d’intérêt particulier) ont été mis en œuvre aussi bien en métropole que dans les départements ou collectivités d’outre-mer : 48 concernent la faune et 19 la flore.

Les Plans nationaux d’actions visent à organiser un suivi cohérent des populations de l’espèce ou des espèces concernées, à mettre en œuvre des actions coordonnées favorables à la restauration de ces espèces ou de leurs habitats, à informer les acteurs concernés et le public et à faciliter l’intégration de la protection des espèces dans les activités humaines et dans les politiques publiques. Dans certains cas, lorsque les effectifs sont devenus trop faibles, des opérations de renforcement des populations ou de réintroduction s’avèrent nécessaires et sont prévues dans le cadre des plans nationaux d’actions.

Les projets de PNA comportent trois parties :
– un état des lieux de la connaissance sur l’espèce et ses habitats ;
– la stratégie de conservation à long terme de l’espèce ;
– la liste des actions de connaissance, de communication et de restauration ou de protection réglementaire envisagées.

En savoir plus :

Plan national d’actions 2011-2015 en faveur de Luronium natans (Flûteau nageant)
– Voir l’article sur le site du Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
– Voir le Plan national d’actions pour Luronium natans (PDF 13,5 Mo)

Plan national d’actions 2011-2016 en faveur de Saxifraga hirculus (la saxifrage oeil-de-bouc)
– Voir l’article sur le site du Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
– Voir le Plan national d’actions pour Saxifraga hirculus (PDF 7 Mo)

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Photo d’illustration : Luronium natans, Jean-Paul Leguay, licence CC (by-sa). Illustration fournie par le réseau Tela Botanica (Carnet en ligne)

3 commentaires

  1. Bonjour,
    J’aimerai bien savoir ce que pense le ministère de l’environnement de l’ensemble des stations de Luronium natans qui seront ensevelies par le projet d’aéroport en Loire-Atlantique ?
    Le ministère est très fort pour faire faire des études. Pour protéger réellement les espèces c’est autre chose.
    C’est une habitude, je ne suis même plus surpris.

    1. Je suis un fervent defenseur de la Nature…sinon je ne serais pas ici…
      Mais je ne suis pas d’accord avec les fanas, qui pensent que la nature a tous les droits. Il faut tout faire pour la preserver, l’aider, la sauvegarder. Mais j’ai vu des gens bloquer la realisation d’un peage d’autoroute pendant 6 mois, parce qu’il y avait une jacinthe qui vivait la. Comment ne pas pouvoir la deplacer de 30 metres, lui trouver un habitat propre un peu plus loin, et voir lui permettre de se developper. Il faut aussi prendre en compte le developpement d’une region.
      Idem pour la realisation d’une 2 e rocade a Toulouse que les ecologistes ont refuses, le resultat… 3 heures pour traverser la ville, et 50 000 vehicules bloques qui viennent d’Espagne ou du Nord, donc qui ne prendront jamais le bus ou le tram…

    2. Dans quarante ans, il n’y aura plus de pétrole et vos autoroutes et aéroports ne serviront plus à rien. Il faut s’opposer au « développement » quantitatif qui n’est que de la croissance (on ne peut pas croitre indéfiniment dans un univers fini). Par contre, le développement qualitatif, le progrès humain, est durable (mais n’est jamais favorisé par les ministères et les régions, qui ne s’intéressent qu’aux choses matérielles).

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