La canne à sucre refroidit le climat !

La culture de canne à sucre, en plein essor au Brésil, aurait tendance à lutter contre le réchauffement climatique. C'est donc une double victoire écologique pour cette plante, déjà cultivée pour produire un carburant vert très utilisé dans ce pays.

La culture de canne à sucre, en plein essor au Brésil, aurait tendance à lutter contre le réchauffement climatique. C’est donc une double victoire écologique pour cette plante, déjà cultivée pour produire un carburant vert très utilisé dans ce pays.
La canne à sucre serait-elle la plante de l’avenir d’un point de vue écologique ? Les auteurs d’un article paru dans la revue Nature Climate Change en semblent convaincus, d’après les résultats d’une étude menée au Brésil. La canne à sucre serait même doublement verte, premièrement en servant de biocarburant pour les automobiles, et deuxièmement… en refroidissant la température autour des champs !

C’est une très bonne nouvelle, puisque depuis 1973 et la première crise de l’organisation des pays exportateurs de pétrole, les Brésiliens sont devenus des gros consommateurs de canne à sucre pour leur parc automobile : près d’un quart des voitures utilisent ce biocarburant. Si cela a pour conséquence de réduire significativement l’émission de dioxyde de carbone (CO2) liée aux transports, la canne à sucre nécessite toutefois un espace de culture conséquent, qui a été trouvé sur des terres autrefois cultivées pour produire des produits alimentaires, ou qui est malheureusement prélevé sur des terres vierges de la forêt amazonienne.

Mesure de l’impact environnemental

L’impact environnemental de ces nouvelles cultures se devait d’être mesuré pour s’assurer que le geste écologique promis par les producteurs de cette énergie verte était réellement profitable à la planète. Les scientifiques ont alors voulu étudier les conditions environnementales locales au niveau des zones cultivées, avant et après le passage à la culture de la canne à sucre.

Plutôt que d’appliquer des modélisations mathématiques, les scientifiques du Département d’écologie globale au Carnegie Institution ont analysé en détails des centaines de données satellites relevées régulièrement, incluant la température locale, la réflectivité de la lumière par les plantes (aussi appelé albedo, qui correspond au rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente) et l’évapotranspiration (l’eau évacuée par les feuilles des plantes et par le sol), au niveau de la région du Cerrado.

Lire la suite de l’article de Claire Peltier du 18/04/2010 sur le site Futura-Sciences.com

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Photo d’illustration : Marc Ryckaert , licence CC(by-sa)

8 commentaires

  1. Victoire écologique ?

    Je ne suis pas certain qu’encourager la production d’une plante au détriment d’une forêt, ou de zones d’agriculture dédiées à l’alimentation, puisse mener à une quelconque victoire écologique.

    Au mieux ça pourrait être une victoire thermique ; ou une découverte écologique (puisque l’on étudie ici les interactions entre ce type de cultures et l’environnement).

  2. Je suis bien étonné qu’on puisse dire des choses pareilles. Les auteurs de cette étude ont ils pris en compte le fait que la grande majorité des surface de canne à sucre au Brésil sont brulées avant la récolte (j’imagine que ces feux ont un dégagement énergétique dans l’atmosphère bien supérieur au refroidissement occasionné par la canne durant sa croissance).

  3. On se demande si un tel article n’est pas tout simplement de la désinformation. Avez-vous jamais traversé une zone cultivée en canne à sucre ? Je ne parlerai pas de la température, car un tel phénomène a peut-être été véritablement observé. Mais en matière de biodiversité, c’est une monstruosité : cette monoculture est pratiquée sur des surfaces impressionnantes, parfois avec irrigation. Rien d’autre ne pousse dans des étendues de l’ordre de la vallée, toute autre plante est exclue, éliminée. La vie sauvage est on ne peut plus pauvre. Un désert sauf de canne à sucre. Et le sol est exploité à fond, il crache ce qu’il peut. Alors, dire que c’est une culture écologique, c’est un peu fort.

  4. Je me demande si les auteurs de de cet article n’ont pas la cervelle un peu REFROIDIE ?
    La canne à sucre, plante chlorophyllienne, capte évidemment du CO2 .(Revoyez vos cours de (ex-) Sciences EXp. , c’était avant votre Bac.)
    Mais le sucre qu’elle fabrique (la Canne, Saccharum sp.) ne vaudrait-il pas mieux qu’il soit consommé par des humains que (via la transformation en alcool éthylique) par des VOITURES ???
    Et pourquoi capter et (relarguer)le CO2 par un cycle court (Défrichement ou remplacement d’une culture vivrière: canne-voiture-atmosphère) que par un cycle plus long (forêt- sol-atmosphère) ??

    C’est n’importe quoi cette argumentation.
    Vous connaissez l’état lamentable des Transports en commun au brésil ???
    « Vive la voiture écolo … à alcool » ?????
    Et roule ma Poule !!! Y-a-rien à voir, circulons.
    phLC (Toulouse)
    PS. J’a de tès bons amis Brésiliens…salut Fernanda et Béné.

  5. STOP AUX INFOS BIDON
    Halte aux faux gentils qui parlent de « plantes » pour nous faire avaler la fausse bonne nouvelle des bagnoles qui remplacent l’essence (chérie et si chére)par du « jus de canne ». Pourquoi ce site les laisse passer ???

  6. Je suis bien d’accord avec le précédent poste. Les cultures énergétique ne font que remonter le cours de denrées alimentaire augmentant la demande alimentaire non solvable, en gros de plus en plus de monde crève de faim… Et c’est sans parler des conditions de travail des employer agricoles dont une partie est traiter comme des esclaves.
    Bravo le Brézil!!! Bravo le G20!!

  7. non mais c’est quoi cet article bidon !!! telabotanica m’avait habitué a mieux …
    et le piege de carbone que constituait la foret primaire on en parle ?
    dans la protection de l’environnement, il n’y a pas que ce fichu gaz carbonique, il y a aussi la consommation de flotte, l’impact sur la biodiversité, les transports que génèrent la production …. bref il y en a plein d’autre !!!

    à quand un article sur les bienfaits des gazs de schistes sur l’environnement …?

  8. En même temps, quand on voit que celle qui a écrit l’article sort d’une thèse CIFRE avec Vanderhave (producteur de betteraves OGM), on peut s’imaginer quel est son positionnement vis-à-vis de l’écologie (au sens noble)…

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