Natura 2000 : encore trop de zones protégées sont dégradées en France

Avec plus d'un tiers des Zones de protection spéciales touchées par des dégradations ou susceptibles de l'être, le dispositif européen de conservation de la nature reste lacunaire. C'est ce qui ressort d'une enquête du réseau associatif FNE.

Avec plus d’un tiers des Zones de protection spéciales touchées par des dégradations ou susceptibles de l’être, le dispositif européen de conservation de la nature reste lacunaire. C’est ce qui ressort d’une enquête du réseau associatif FNE.

34% des Zones protégées spéciales (ZPS, directive Oiseaux) et 19% des Zones spéciales de conservation (ZSC, directive Habitats) touchées par des dégradations ou susceptibles de l’être… Selon le dernier rapport de France nature environnement (FNE) sur le réseau Natura 2000, la France manque en partie à ses engagements de préservation de la nature. Et la situation évolue lentement : la fédération d’associations tire la sonnette d’alarme pour la quatrième fois, alors qu’environ la moitié des zones déjà mentionnées dans ses précédentes études (2004 et 2006) sont aujourd’hui encore concernées par ces dégradations.

Côté européen, en 2007 déjà, une première évaluation de l’UE concluait que « dans l’ensemble des régions biogéographiques et marines d’Europe, seul un maigre pourcentage des habitats et espèces évalués ont un état de conservation favorable ». Tout en notant qu’il faut, certes, du temps aux efforts de conservation de la nature pour porter leurs fruits. Prochaine évaluation européenne en 2012.

En France, la mise en œuvre de Natura 2000 a été « très compliquée, car certains représentants d’acteurs socio-professionnels sont ou se sont opposés à cette politique », explique FNE. Pour preuve, la France a été condamnée par la Cour de justice de l’UE, en 2010 par exemple, pour ne pas avoir transposé correctement la directive sur les habitats naturels. Aujourd’hui, FNE préconise de revoir les études d’impact des aménagements et activités humaines dans les zones protégées, afin qu’elles soient menées systématiquement, et « de manière objective et complète ». Ces évaluations devraient également prendre en compte les impacts cumulés de différents projets, selon la fédération. Et enfin, donner lieu à des solutions alternatives, ou bien à des mesures d’évitement ou de compensation suffisantes de ces projets pour que les zones Natura 2000 soient véritablement efficientes.

Lire la suite de l’article du 1 juillet 2011 par Angela Bolis sur le site Futura-Sciences.com

1 commentaire

  1. Nous avions une zone natura 2000 à proximité de notre village Walhorn 4711 Belgique…et maintenant le train passe dessus(TGV Bruxelles-Cologne-)Ils ont promis des « compensations »…Nous avons reçu des arbres plantés n’importe comment..et les routes pleines de trous!!
    Pardonnez mon scepticisme quant aux gentilles initiatives des idéalistes verts!!Il faut quand même toujours essayer!

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