Faites de la science !

Du 12 au 16 octobre prochains, la fête de la science va animer le territoire français avec la possibilité d'aller à la rencontre des scientifiques. Mais savez-vous qu'il est possible pour les novices de flirter avec l'univers de la recherche toute l'année ? C'est ce que propose le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d'Altitude (CREA) par le biais de son programme de science participative Phénoclim qui invite les montagnards à participer au monitoring de l'impact du changement climatique sur les plantes.

Du 12 au 16 octobre prochains, la fête de la science va animer le territoire français avec la possibilité d’aller à la rencontre des scientifiques. Mais savez-vous qu’il est possible pour les novices de flirter avec l’univers de la recherche toute l’année ? C’est ce que propose le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d’Altitude (CREA) par le biais de son programme de science participative Phénoclim qui invite les montagnards à participer au monitoring de l’impact du changement climatique sur les plantes.

Phénoclim, comment ça marche ?

Ouverture des bourgeons, chute des feuilles ou floraison : les rythmes saisonniers des plantes sont étroitement dépendants de la température. L’étude de ces manifestations saisonnières permet donc de mesurer l’impact du changement climatique sur la biodiversité. Dans le cadre du programme Phénoclim, 2000 bénévoles scrutent les dates de ces évènements. Elèves et enseignants, particuliers et associations, gardes de parcs nationaux : ce réseau de sentinelles suit minutieusement des arbres de l’automne au printemps. Phénoclim est ouvert à tous.

Phénoclim, quels objectifs ?

La compréhension des modifications environnementales en cours demande un suivi sur le long terme. C’est l’ambition du programme Phénoclim qui étudie depuis 2004 dix espèces d’arbres et de plantes communes en montagne afin de déterminer si elles décalent leurs rythmes saisonniers (changement de couleur et chute des feuilles, floraison, feuillaison…) en réponse à l’évolution de la température. Outre cet objectif scientifique, Phénoclim vise à sensibiliser le grand public à l’impact du changement climatique sur la végétation en le rendant acteur du programme… une manière de faire prendre conscience que le changement climatique n’est pas un concept abstrait mais une réalité qui frappe déjà à notre porte.

Phénoclim, dernières tendances

Les observations récoltées par les participants au printemps dernier montrent que la végétation s’est réveillée avec en moyenne 15 jours d’avance. 2011 rentre donc dans les années particulièrement chaudes depuis les débuts de Phénoclim avec 2007 et 2008. Les températures clémentes de septembre vont-elles confirmer ces tendances ? C’est ce que devrait pouvoir déterminer la campagne d’observation de cet automne qui a déjà débuté.

Phénoclim en chiffres…

6 massifs montagneux concernés : Alpes, Vosges, Jura, Massif Central, Pyrénées, Corse
3 pays impliqués : France, Italie, Suisse
67 stations de mesure de la température
216 sites d’étude de la végétation (carte ci-contre)
4367 évènements signalés en 2010

Plus d’informations

Sur le CREA : www.creamontblanc.org
Sur le programme Phénoclim : www.creamontblanc.org/phenoclim

Contact
Floriane Macian
Chargée de communication scientifique
fmacian@creamontblanc.org
04 50 53 45 16

Communiqué de presse

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