Défi écologique : retour de plantes disparues sur leur île natale

En cette fin d'année 2011, le [Conservatoire botanique national de Brest->www.cbnbrest.fr] lance un important programme de réintroduction de 30 plantes éteintes ou menacées de disparition à l'île Maurice. Cette opération exceptionnelle et complexe est l'aboutissement d'une action de conservation de la flore de l'île Maurice, dans laquelle s'engage le Conservatoire botanique depuis plus de 30 ans. Elle mobilise des scientifiques, des techniciens, des partenaires locaux et [Lafarge->http://www.lafarge-france.fr/], partenaire financier exclusif.

En cette fin d’année 2011, le Conservatoire botanique national de Brest lance un important programme de réintroduction de 30 plantes éteintes ou menacées de disparition à l’île Maurice. Cette opération exceptionnelle et complexe est l’aboutissement d’une action de conservation de la flore de l’île Maurice, dans laquelle s’engage le Conservatoire botanique depuis plus de 30 ans. Elle mobilise des scientifiques, des techniciens, des partenaires locaux et Lafarge, partenaire financier exclusif.

Surgie de l’Océan Indien il y a 8 millions d’années, l’île Maurice abrite de très nombreuses espèces végétales et animales uniques au monde. Autrefois éloignée de toute concurrence, ses milieux naturels sont aujourd’hui très vulnérables. Cette petite île, qui présente un taux d’endémisme parmi les plus élevés de la planète, représente ainsi un enjeu majeur pour la conservation de la biodiversité mondiale.

En l’absence de structures et de politiques locales spécialisées dans la conservation végétale, le Conservatoire botanique a initié, dès les années 70, la création de la plus grande collection au monde de plantes menacées de l’île Maurice. Cette étape a permis de sauvegarder de nombreuses espèces qui auraient sans cela disparues aujourd’hui. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs nécessité de grandes innovations dans l’utilisation des biotechnologies appliquées à la conservation (Dombeya mauritiana et Cylindrocline lorencei).

Cylindrocline lorencei
Cylindrocline lorencei

La démarche de conservation mise en œuvre pour cette flore mauricienne relie ainsi un sauvetage historique à un programme actuel de réintroduction d’espèces dans leurs milieux naturels. Ce programme majeur est une première dans le domaine de la conservation. Il bénéficie depuis 2007 d’un partenariat de mécénat environnemental exemplaire avec Lafarge, dans le cadre de sa politique menée pour la biodiversité.

Depuis trois ans, une phase préparatoire de multiplication intensive des végétaux a été lancée en collaboration avec les scientifiques du laboratoire Vegenov. Du 11 au 18 décembre 2011, Catherine Gautier et Bruno Bordenave, spécialistes du Conservatoire botanique, se rendront sur l’île Maurice afin de coordonner l’arrivée d’un premier lot de végétaux, avec le soutien et la coopération active des institutions mauriciennes (National Park Conservation Service).

Cette opération permettra aussi une phase d’échanges de savoirs faires et de conseils techniques entre partenaires scientifiques. Afin de préparer le retour en milieu naturel, des expéditions de reconnaissance seront organisées sur différents sites potentiels.

Il s’agit de la toute première étape d’un programme de réintroduction exceptionnel qui s’étalera sur plusieurs
années.

PLUS D’INFORMATIONS SUR : www.cbnbrest.fr

2 commentaires

  1. Ceci est d’une importance capitale. À vrai dire, c’est nécessaire partout dans le monde, si on désire conserver la biodiversité actuelle. Ce sont surtout les milieux différenciés qui sont les plus touchés de disparition et qui doivent être protégés; les bouleversements des sols fragilisent l’équilibre des associations végétales et permettent l’installation de plantes invasives. En espérant, que les autochtones réintroduites puissent à nouveau s’adapter et survivre dans une compétition naturelle qui suivra forcément.

  2. Ceci est d’une importance capitale. À vrai dire, c’est nécessaire partout dans le monde, si on désire conserver la biodiversité actuelle. Ce sont surtout les milieux différenciés qui sont les plus touchés de disparition et qui doivent être protégés; les bouleversements des sols fragilisent l’équilibre des associations végétales et permettent l’installation de plantes invasives. En espérant, que les autochtones réintroduites puissent à nouveau s’adapter et survivre dans une compétition naturelle qui suivra forcément.

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