Une pile microbienne à plantes pour l’électricité de demain ?

Des plantes vivantes pourraient être utilisées pour la production de bioélectricité ! Un prototype de pile microbienne vient d'être réalisé, alimenté par du glucose issu de la photosynthèse d'une plante. Les marais ou les rizières du globe pourraient de cette manière devenir des centrales électriques, ainsi que nos toits !

Des plantes vivantes pourraient être utilisées pour la production de bioélectricité ! Un prototype de pile microbienne vient d’être réalisé, alimenté par du glucose issu de la photosynthèse d’une plante. Les marais ou les rizières du globe pourraient de cette manière devenir des centrales électriques, ainsi que nos toits !

Marjolein Helder de l’université de Wageningen (Pays-Bas) et David Strik pourraient avoir trouvé une source d’énergie originale. Ces chercheurs ont utilisé la photosynthèse pratiquée par des végétaux supérieurs pour nourrir des bactéries produisant des électrons. Le projet est certes toujours expérimental, mais des tests se sont montrés concluants. D’ici quelques années, estiment-ils, des habitations pourraient être alimentées par des plantes cultivées sur les toits !

Les plantes ont recours à la photosynthèse pour fabriquer des sucres à partir d’eau, de gaz carbonique (CO2) et de lumière. Or, 40 à 70 % de ces sucres ne sont pas utilisés par ces organismes. Ils sont donc rejetés dans l’environnement par les racines, pour le plus grand plaisir des bactéries du sol. Celles-ci dégradent ces composés pour se fournir en énergie. C’est sur cette étape que les chercheurs ont décidé d’agir.

Une pile microbienne alimentée par des plantes
Des végétaux ont été mis en culture dans un milieu contenant des micro-organismes. En dégradant les exsudats (les sucres libérés), ces bactéries produisent du CO2, des protons (H+) et des électrons récupérables par une anode placée à proximité des racines. La cathode est quant à elle fixée à l’intérieur d’un second compartiment séparé du premier par une membrane perméable aux protons. La différence de potentiel entre les deux milieux engendre un courant électrique. Au final, les protons arrivés dans le second compartiment par diffusion vont réagir avec des molécules de dioxygène (O2) et des électrons issus de la cathode pour former de l’eau (H2O).

Lire la suite de l’article de Quentin Mauguit du 27 novembre 2012 sur le site Futura-Sciences

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Image d’illustration : youmat on sxc.hu

1 commentaire

  1. En 2010 déjà des chercheurs du CNRS avaient transformé l’énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique…
    Comme on ne peut pas mettre de lien, voir sur le site du Cnrs, le communiqué de presse du 16 février 2010
    …/presse/communique/1797.htm…

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