Arrachage aveugle des Opuntias à Saint Bonnet du Gard !

Saint Bonnet du Gard, le 10 Décembre 2012.

LA MAIRIE ARRACHE, sans distinction de genre, LES OPUNTIAS sur un site magnifique qui ne gênent personne.
Je suis catastrophée.

Un site merveilleux
Je demeure dans le Gard, à SAINT BONNET DU GARD, sur un site classé, tout en haut de la colline, là où je n’ai pour voisin que la seule et belle garrigue et l’église romane fortifiée du XIIè siècle.

Le site exceptionnel où vivent paisiblement les Opuntias
Le site exceptionnel où vivent paisiblement les Opuntias

Tout autour de ma propriété,sur environ 2/3 m. de large, des opuntias (vulgairement appelé figuiers de barbaries) font la joie et le bonheur des touristes qui viennent visiter à 50 mètres l’Église située à 70 mètres de mon habitation.
J’ajoute qu’aucun cactus ne gêne le petit chemin de garrigue et que depuis une trentaine d’années et de mémoire d’homme, ces plantes ont toujours existé à cet endroit rocheux et se contentent de rester groupés sans prolifération alentour. (En effet, ce type de plante ne se reproduit que par bouture).

Les Opuntias en fleurs
Les Opuntias en fleurs

Un voisin en contre bas, s’est plaint auprès de la Mairie que quelques opuntias avaient envahis sa clôture….
Sous prétexte que la plante est une espèce classée « comme une espèce invasive » la Mairie de SAINT BONNET du GARD, a commandité le SYNDICAT MIXTE DES GORGES DU GARDON pour l’arrachage aveugle de tous les opuntias, sans distinction de genre, sans prendre compte, la beauté du site et l’intérêt qu’elle suscite, ni la stabilisation de l’espèce sur un espace rocheux et limité.

Partie de la haie descendante
Partie de la haie descendante

Ce site classé, fait l’émerveillement des marcheurs, et des visiteurs de l’Église Romane. Nous avons d’autres part quelques TORTUES Hermann (j’ai fait un film) qui viennent s’y abriter et se nourrir des raquettes et des fruits de l’opuntia.

Cette haie défensive existe depuis plus de 30 ans et constitue ma sécurité (dans ce lieu solitaire de garrigue, je n’ai aucune lumière, ni voisin attenant).

Mes interventions auprès de la Mairie pour arrêter le carnage se sont montrés vaines car ils se déclarent suivre (de façon aveugle) le décret selon laquelle ce cactus (il y a plus de 200 genres d’Opuntias !!) est envahissant et dangereux, sans possibilités de compromis ou de discussions.
Une partie des Opuntias à ce jour a été arrachée jusque sous ma clôture, mettant ainsi à nu l’endroit le plus bas du grillage..

Le massacre commencé le 7.12.2012
Le massacre commencé le 7.12.2012

… La commune aurait pu enlever ceux qui gênaient (voisin du bas), mais pas tout ce site exceptionnel!!

En plus du dommage causé à ce site rare et naturel, j’ai un terrain de 1200m2 bordé d’opuntias, ma clôture et moi même sont en danger !

Puis-je demander le visite d’un paysagiste expert ?

Si le « carnage continue », je vais devoir faire constater les dommages et conséquences de ma clôture, en place depuis plus de 30 ans.
Je suis moi même une ex-paysagiste et par conséquent, je mesure très bien la situation.

Je vous remercie d’avoir bien voulu me lire.
Vos conseils ou renseignements seront les bienvenus.

Jacqueline MARKARIAN
(ex.LEHNING, paysagiste conseil du Languedoc-Rousillon)

Ne plus confondre : Opuntia et Opuntia…, Myriam Corsan, 2008 ; Article PDF (294 ko)
– Vous pouvez voir toutes mes photos sur FACEBOOK

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Photos d’illustrations de l’auteur

33 commentaires

  1. En complément de l’article, je vous précise que j’ai défini la variété d’opuntias arrachée actuellement étant l'{{ {{Opuntia engelmannii}}classée en liste grise}}(que je vous demanderai de bien vouloir me confirmer ou le contraire, si possible)
    La liste grise dite (en cours d’évaluation 2011), l’Opuntia Engelmanni échappe ainsi au décret des plantes invasives des opuntias classées en liste noire (Opuntia ficus indiga Miller ou figuier de barbarie – Puntia Rosea DC – et Opuntia stricta Haworth)
    Merci à tous,
    Jacqueline Markarian (ex Paysagiste Conseil du Languedoc Rousillon sous le nom de Jacqueline Lehning)

    1. Ces opuntias n’ont rien à faire dans ce paysage. Ce sont des plantes introduites. Je suis pour l’arrachage ou au moins une vigilance serrée. Comment se fait- il qu’il y en ai tant si ces plantes sont aussi sages que vous le dites? Elles me paraissent bien vigoureuses . Les touristes, en voila un bel argument ! Ils sont capables de se pâmer devant les eucalyptus en Corse.. N’importe quoi !

    2. « Au temps de ma folle jeunesse », lors de mon certificat de Botanique (années 60) , on ne parlait jamais de plantes invasives et il n’y avait pas de débats de ce style. Le maire de St Bonnet du Gard semble être un maire « exemplaire » sur la connaissance de la gestion de la flore de la région Languedoc Roussillon. Y a t’il eu une délibération du Conseil Municipal sur le sujet ou a t’il pris sa décision tout seul ?

      En fait, il y a des sensibilités différentes qui s’affrontent. Et pourquoi ne pas utiliser un désherbant chimique ? Allez, j’arrête les provocations inutiles : vive le maïs, espèce très invasive et gourmande en eau de plus.
      Mais j’aime les Opuntias; j’en ai dans mon jardin depuis plus de 30 ans.

    3. Merci à Jean-Pierre dont je partage l’avis. Visiblement hélas, les botanistes sont, eux, envahis d’éradicateurs qui font froid dans le dos ….et cela fait de la peine alors qu’ils devraient aimer et défendre la nature, y compris dans ses évolutions. Ces OPUNTIA ne menacent personne. Saint Bonnet du Gard, c’est superbe AVEC ses OPUNTIA ! !

    4. Laissez la Nature faire ce quelle veux, François TERASSON disait ceci : « La Nature n’a pas besoin qu’on la gère » Vive la brouillasse une richesse biologique…!

    5. Allez, amusons-nous un peu, en serrant les dents. Ecrivons « juifs », « arabes », « roms » ou « homosexuels » à la place d’Opuntia.. certains messages dégagent alors un parfum troublant…
      De nombreuses plantes initialement allochtones se sont établies en France et font désormais partie de notre flore. Avouons calmement que nous ignorons le destin des plantes importées sur le très long terme. La nature a des capacités d’auto-régulation que nous mesurons encore mal. La plupart des situations me semblent donc mériter réflexion et débat.. La présence d’une plante invasive peut aussi témoigner du déséquilibre d’un écosystème: l’ambroisie pousse sur les sols transformés en désert.. Ôter l’ambroisie ne guérira pas le sol.. Je renvoie les lecteurs intéressés par le sujet à un excellent dossier de la revue « Pour la science » édité en 2009: « La conquête des espèces ».
      Pour ce qui concerne les Opuntia, je suis surtout étonnée que le maire et son conseil municipal ne semblent pas avoir consulté ni tenu compte des arguments et des avis des personnes directement concernées: est-ce ainsi que va la démocratie?
      Et si Dutronc avait raison en affirmant que le monde entier est un cactus, à quoi bon s’acharner sur quelques uns…
      Vive la biodiversité sous toutes ses formes…
      Karine

    6. Merci Karine, bravo pour votre message ! Je me demande si ce sont les cactus qui piquent le plus à St-Bonnet du Gard. La consultation des personnes, directement concernées, me semble aussi relever du bon sens.

    7. Tout à fait Jacques. Merci pour ton soutien ! Karine a très bien choisi ses mots, j’ai bien aimé !! Surtout en approfondissant la couleur…qui n’est pas verte) et la politique… vis à vis des administrés !

    8. Bonsoir,
      Il semblerait que la Mairie et le syndicat commandité pour l’éradication de l’espèce ne connaissent pas l’existence des trois listes établies par le Conservatoire Botanique National Méditerranéen (de Porquerolles)….
      La liste rouge des espèces protégées,
      La liste grise de espèces en cours d’évaluation et
      La liste noire des espèces dites envahissantes..
      Dans les deux derniers cas, un expert doit en déterminer la variété, notamment pour une éradication.
      L’espèce en question est sur la liste grise.
      Le gros problème c’est que les mairies ne font aucune différence avec le nom commun dit « figuier de barbarie », et environ une bonne centaine d’Opuntias. Et d’autre part, ignorent totalement les conditions de vie des plantes sur le terrain.
      Et puis, franchement, un élagage, un nettoyage ne suffit-il pas pour une espèce non invasive vivant sur un terrain rocheux depuis des décennies ?

  2. Les Opuntias en général et Opuntia engelmanni en particulier sont très envahissants en milieu méditerranéen, au détriment de la végétation locale.
    L’arrachage de ces espèces me semble totalement justifié pour ma part.

    1. Bonsoir Christophe, Je vous précise que nous ne sommes pas dans un milieu méditerranéen ! Le climat dans les Hauts du Gard n’est pas le même.Il est infiniment plus rigoureux et plus sec. Nous avons des vents dominant placés en plein couloir de la vallée rhénane avec le mistral glacé, et une température qui peut descendre jusque -12° comme les hivers passés. Une variété qui ne se reproduit que par bouturage, et non par graine, vivant sur un terrain rocheux, n’a aucune chance d’être envahissante. {{La preuve}} en est que dans toute la garrigue environnante et elle est très vaste(hauteur 170m en moyenne)à part cette colonie, il n’y en pas d’autres…et c’est bien la raison pour laquelle je me bats.

      Nota : Les chasseurs et les agriculteurs sont tout à fait tranquilles de ce côté là.

  3. bonjour
    bonne initiative que de faire enlever ces opuntias
    votre belle église n’a pas besoin de cette exotique pour être mise en valeur
    Que les touristes appréciant cette plante en prélèvent un morceau cela pousse partout ne craignant ni le gel ni le feu
    certains endroits des Pyrénées orientales en sont couverts au détriment de la belle flore méditerranéenne
    De mémoire de tortue l’on vivait trés bien sans opuntia

    1. Bonsoir Eric,
      En botanique le sectarisme par définition, ne se rencontre que dans les encyclopédies. Je n’ai qu’une chose à vous dire concernant celles que vous nommez les « exotiques » :
      Si certaines ont connu une phase de colonisation pouvant s’apparenter à des invasions, elles sont depuis pour la plupart naturalisées et établies dans les écosystèmes sans générer de déséquilibres.

    1. Bonsoir Alexis,
      Je pense que je vous ai induit en erreur en vous parlant de décret. (je suis en train de faire des recherches à ce sujet). Il doit s’agir « d’Arrêté Ministériel ou Préfectoraux » » pour certains sujets, et par région comme ça a été le cas pour
      L’AMBROISIE, TRÈS ALLERGISANTE.
      Des arrêtés préfectoraux ont été
      pris, en Languedoc-Roussillon et plus.
      récemment dans le Vaucluse, interdisant
      leur plantation, au titre de la santé
      publique.Pour l’instant, je ne peux pas vous en dire plus.

  4. Je suis consterné par les réactions ci-dessous.Au diable les intégristes ignares ! (si je peux me permettre ce pléonasme). S’ils avaient eu l’idée de consulter tela-bota, au lieu de râler, ils auraient pu voir que ces opuntias sont bien naturalisés dans la région méditerranéenne et cités dans les bonnes flores traditionnelles.
    toute ma sympathie à Jacqueline Markarian.
    Des vandales municipaux m’ont dessoudé des characées dans une belle source. Ils auraient mieux fait de rester aux 35 heures et de rester en RTT ce jour là.

    1. Tout à fait d’accord avec vous. Ras le bol de cette écologie débile en France…. Les maires se donnent bonne conscience en arrachant quelques plantes et bétonnent la côte !

    2. Bonsoir, en effet, c’est tout à fait ça ! Faire des actions « qui se voient » !!
      Faire des parkings où personne ne se gare en raison du manque de lumière, mettre un banc là où personne ne s’assoit, replanter les chrysanthèmes de la Toussaint forcés dans les serres ,fanés et crevés sur le côté d’une petite route (NE RIEZ PAS)…, faire des petits murets sous des platanes de 300 ans sous doute pour y planter des géraniums…couper un mûrier âgé de 200 ans… et j’en passe ! Chaque mairie devrait avoir par obligation parmi ses conseillers municipaux, un responsable compétant en horticulture !

      Et pendant ce temps, on ordonne l’éradication d’une espèce qui ne gêne pas et embellit un site…

  5. J’ai directement été averti de l’affaire il y a quelques jours. Voici la réponse que j’ai faite à la personne qui m’en avait informé (contactée par Mme M) et me demandait mon avis (qui ne va pas plaire à tout le monde!):
    ————————————
    Je ne suis pas au courant de la règlementation en la matière, mais si elle est en liste grise, je suppose qu’il ne doit pas y avoir obligation de l’arracher. Il doit y a avoir abus de pouvoir.

    C’est une espèce très rustique et qu’on trouve fréquemment. Certains l’appellent rastrera, rattaché à engelmannii, où l’on regroupe des tas de taxons différents. Elle s’étend si les conditions sont bonnes, notamment s’il y a assez de terre, mais est loin d’être une invasive comme certaines qui se reproduisent par graines. On ne peut pas être submergé: il est toujours temps de supprimer ce qui deviendrait gênant. Mes essais dans la nature montrent que, même en région méditerranéenne, où le froid est moins un facteur limitant qu’en Ariège, le developpement de ces plantes est limité soit par la faible épaisseur du sol, soit par la concurrence des plantes autochtones, souvent par les deux. Il suffit d’aller voir le Jardin de Foncaude (plantation directe dans la garrigue) pour le vérifier. C’est aussi ce que constate cette dame. Pour qu’elles prennent un grand développement, il faut un sol assez profond et bien limiter la végétation naturelle.

    Je pense que la mairie doit être influencée par la mode intégriste de ces soit-disant écolos qui ne sont pas du tout écologues et qui rêvent d’une nature-musée où on ne toucherait à rien, de jardins où on ne planterait que des espèces indigènes (à quoi bon un jardin, dans ce cas?), voire d’une planète où on éradiquerait le nuisible qu’est Homo sapiens. Un des aspects de cette mode est de voir des invasives partout.

    Je vois qu’on a mis en liste noire Agave americana et O. f-i, qui ne sont pas plus envahissants que rastrera. On peut toujours les limiter ou les supprimer à certains endroits trop favorables et où ils deviennent gênants. De toutes façons, hors le Roussillon et la Côte d’Azur, le froid les calme, voire les élimine de temps en temps. O stricta, par contre, est assez envahissant sur la Côte Vermeille, même dans certaines garrigues, sans que ça justifie une éradication. Quant à Cylindropuntia rosea, il est plus gênant car bien plus dangereux et il se dissémine aussi par les articles qui s’accrochent aux animaux en se détachant facilement et qui retombent plus loin.

    Tu peux confirmer ta réponse avec mon message, mais il faudrait que cette personne trouve un appui local pour contacter la mairie. Pourtant la seule mémoire collective locale prouve qu’il n’y a pas de péril imminent! Au pire, les limiter du côté des autres propriétés?

    1. C’est bizarre: j’ai consulté le forum quelques temps pour voir les réactions à ma contribution et votre réponse du 14 n’apparaissait pas.

      Du fait de la confusion qui règne dans la nomenclature des Opuntia, je peux simplement affirmer cette espèce est le plus fréquemment nommée engelmannii et que ça semble le plus vraisemblable. Rastrera n’est pas sûr, mais c’est quand même une forme d’engelmannii.

      En revenant sur cette discussion, je constate avec plaisir que les écologues sont encore majoritaires face aux intégristes. Ces derniers changeraient probablement d’avis s’ils s’initiaient à une science qui étudie les rapports des êtres vivants avec leur environnement (milieu physique et autres êtres vivants)et qu’on appelle l’écologie. C’est bon de le signaler, car, si tout le monde connait le terme, très peu en connaissent la vraie signification, tellement il est galvaudé.

    2. Bonjour Monsieur Labatut,
      Je vous remercie pour votre réponse. Vous pensez tout comme moi que la variété de l’opuntia est l’Engemannii (qui classée en liste grise, ne doit pas faire l’objet d’une éradication). Depuis, devant mon insistance, le chantier d’arrachage a été suspendu dans l’attente d’un expert botaniste (?). Le Midi Libre, intéressé, a publié un article le 7 janvier concernant cette éradication.

      (Une éradication justifiée de l’espèce a eu lieu à COLLIAS dans les Gorges du Gardon. L’invasion de l’espèce ayant été provoquée par le phénomène naturel des crues du Gardon ; la plante était devenue dangereuse pour l’homme : escalades, marche, canoé, etc..)

      Il est à craindre, pour l’avenir des sites méditerranéens, que sous prétexte qu’une plante exotique ait des « piquants », celle-ci soit systématiquement {{éradiquée}} -acte responsable- par certaines municipalités même si elle ne présente aucun danger pour l’homme et les plantes autochtones….

  6. Des plantes qui « n’ont rien à faire dans ces paysages »… Des « éradicateurs qui font froid dans le dos ». Ces deux types d’arguments qui s’opposent sont aussi légitimes l’un que l’autre et traduisent des points de vue culturels différents sur le phénomène d’invasion biologique. Ni l’un ni l’autre, à la formulation près, ne sont criticables.

    Le fond du problème est que l’on persiste à penser, la communauté scientifique en tête, que ce même phénomène d’invasion biologique est purement… biologique, quand il reste en réalité hybride puisqu’à la fois biologique ET culturel. L’impact effectif d’une invasion sur un écosystème n’est en effet pas moins important que la manière dont cet impact peut être ressenti par la société. La nature n’est pas avare de changements, et au bout du compte, c’est bien la manière dont une invasion biologique peut induire un changement qui nous importe, plus que ce changement lui-même. Un changement qu’en réalité, la science est bien en peine d’évaluer dans toute sa vertigineuse complexité.

    Malheureusement, et à quelques exceptions près, on ne reconnaît encore aujourd’hui qu’une seule de ces deux dimensions de l’invasion biologique : l’écologie et la biologie des invasions n’abordent donc en réalité jamais leur objet d’étude dans sa totalité. Cela vaut pour St Bonnet du Gard comme pour à peu près partout dans le monde… Mais faut-il dès lors s’étonner que cela donne lieu à autant de dialogues de sourds ?

  7. C’est touchant cette insistance sur la clôture sécurisante en ce coin reculé de la garrigue..
    Cela explicite quand même le sens de la démarche qui est plus proche de la protection d’un petit carré privé que d’une indignation face à la destruction d’un site ou d’une espèce.
    Cela dit ce n’est pas un raison pour arracher ces opuntia sans concertation préalable.

    1. Bonjour, Il ne s’agit pas d’un carré privé, mais d’une zone rocheuse dans le périmètre d’un site classé d’une grande beauté dans lequel ces opuntias apportent une note esthétique. En outre ces plantes n’ont aucun caractère envahissant, mais hélas font l’objet d’une mode par laquelle « le figuier de barbarie » est une plante invasive, donc à éradiquer !! et ce sans aucune distinction de situation de terrain, ou d’espèces… La où une éradication n’a pas lieu d’être.(En effet, cette dernière totalement abusive, a commencé auprès de ma clôture posée il y a 30 ans en fonction des opuntias qui s’y trouvaient déjà… J’ajoute que « les éradications des espèces dites invasives » font travailler du personnel et apportent des subventions aux mairies ! C’est bel et bien une indignation et une porte ouverte aux Mairies !

  8. il faut éradiquer cet espèce envahissante.
    J’ai moi-même un figuier de barbarie qui m’envahit et qui m’empêchera sous peu de voir le soleil.
    J’aimerai savoir s’il y a un désherbant spécial contre ces cactus.
    Merci d’avance pour votre réponse

  9. Mmes , Mrs bonjour , je ne serai certes pas tendre avec ma vision sur les Opuntias , mais j’ai 65 ans et je suis né à Collias où les opuntias étaient très contenus sur le ravin du parc coté Gardon… à l’époque enfants ,nous courions dans toute la garrigue , notre terrain de jeu …sans l’ombre d’un danger venant des cactées.. Mais aujourd’hui , gardez bien votre enfant ou animal de ne pas courir en ces lieux car les pousses de 2 à 3 ans ne se voient pas dans les massifs de cystes , romarin , kermès ou autre et blessent gravement avec infection si mal soigné…çà c’est le coté confort rompu de notre garrigue . Pour ce qui est du coté biologique , ces cactées émettent de très longues racines dans les failles de falaises et concurrencent gravement les espèces endémiques et emblématiques tel le Genévrier de Phénicie ou autres aromatiques ou cyte..la liste est longue..et de plus émettent des hormones toxiques et racinaire à l’encontre des végétaux squattés .De plus avec la période de réchauffement leur expansion est spectaculaire . Beaucoup de promeneurs sont fréquemment blessés , chiens de chasse ou compagnie , chiens de truffe, élevage de mouton et toute faune qui s’y frotte ..les truffières infestées . A savoir que ce ne sont pas des endémiques , juste des invasives évadées de propriétés privés ..et qu’elle sont originaires du Mexique et de ses déserts… Certes splendides en fleurs … Leurs fruits sont d’une saveur très médiocres et les raquettes ne peuvent même pas servir le bétail… C’est une espèces « défensive » tout au plus .Sur Collias du village jusqu’à la Baume (Sanilhac) ,j’ai recensé et évaluer entre 150 et 200 tonnes de végétaux à éradiquer afin de protéger la biotope sur 4km de long et une largeur moyenne de 100 m… Je ne vous dis pas le coût ! Il faut pour cela déployer de grands moyens avec la population sensibilisée , les associations, les clubs de varape pour les falaises , les élèves encadrés afin de sensibiliser , les détenus en réinsertion , les chasseurs , bergers … toute personne apte et concernée . Mais le Syndic Mixte des Gorges a saisi ce projet en son nom dès que j’ai lancé la 1ere alerte comme un porte drapeau …et n’a pas mené les travaux de destruction selon les conseils et surtout abandonne la lutte parce que ça pique et aussi que ce sont des guignols cher rémunérés… mais ça c’est mon opinion et il le connaissent . C’est un vrai calvaire , n’en déplaise aux poètes floraux qui ne voient qu’une partie de l’iceberg ..

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