Temps des plantes, temps des humains. Actes du séminaire d’ethnobotanique de Salagon 2013

Pour faire suite au séminaire de 2013 voici les actes du séminaire qui viennent de paraître :

Pour faire suite au séminaire de 2013 voici les actes du séminaire qui viennent de paraître :
Notre mesure du temps est bien différente de celle du végétal. Nombre de petites plantes annuelles lèvent avec les pluies de mars et meurent en mai, graines accomplies. À l’autre inverse, certains peuplements végétatifs d’un peuplier américain, à la propagation de souche théoriquement infinie, dépasseraient les 40 000 ans. Sans doute contemporaine des premiers états de la conscience, la perception des durées de vie variables chez les êtres a dû intégrer très tôt la grande longévité possible des plantes. Des arbres capables d’outrepasser l’espérance de vie des humains, voire des sociétés, fournissent à certains dieux la résidence permanente ou secondaire. Les arbres attestent l’ancienneté du monde, valident celle des empires, donnent un repère souverain à notre brièveté. D’un autre coté, la fulgurance des floraisons (lis minoen, lotus, prunier, iris, etc.), si elle illustre l’éclat bref de la jeunesse humaine, parle aussi des maturations profondes qui la précèdent et la continueront. Loin des simultanéités au premier degré, les mesures du temps manifestées par les plantes animent en nous des horloges et des calendriers qui intéressent autant l’imaginaire que la raison. Les rythmes du végétal contribuent à ordonner les nôtres.

Extraits de l’introduction – Pierre Lieutaghi.

Pour se procurer les Actes du séminaire d’ethnobotanique de Salagon des 10-11 octobre 2013 :
Prix 24 €
En vente à la librairie/boutique du musée de Salagon ou par correspondance en remplissant le bon de commande

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