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Stage : Méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides – inclusion du dimensionnement des mesures compensatoires

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire – Agence française pour la biodiversité (AFB) propose un stage d’une durée de 6 mois sur Grenoble

Contexte
L’Agence française pour la biodiversité créée le 1er janvier 2017 est un établissement public du Ministère de la Transition écologique et solidaire qui exerce des missions d’appui à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de la connaissance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins.
Elle vient en appui aux acteurs publics mais travaille également en partenariat étroit avec les acteurs socio-économiques. Elle a aussi vocation à aller à la rencontre du public pour mobiliser les citoyens en faveur de la biodiversité.
Issue du regroupement de l’Agence des aires marines protégées, de l’Atelier technique des espaces naturels, de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et de Parcs nationaux de France, l’Agence française pour la biodiversité est composée de 1 200 agents répartis sur l’ensemble du territoire français en métropole et outre-mer. Les nombreuses missions confiées à l’Agence s’articulent, au plus près des territoires, au sein de 4 Directions métiers, d’une Direction de la communication et d’un Secrétariat général.
Les engagements pris par l’Etat français devant l’Union européenne dans le cadre de la mise en oeuvre de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) reposent sur la nécessité de :
– « prévenir toute dégradation supplémentaire de l’état des écosystèmes aquatiques ainsi que, en ce qui concerne leurs besoins en eau, des écosystèmes terrestres et des zones humides qui en dépendent directement »
– « préserver et améliorer l’état de ces mêmes écosystèmes aquatiques à travers la reconquête du bon état des eaux »
Les SDAGE précisent que les opérations ou travaux entraînant une détérioration totale ou partielle de zones humides s’accompagnent de mesures compensatoires permettant la recréation de zones humides équivalentes sur le plan des fonctions et de la biodiversité.
Les fonctions des zones humides sont très souvent mises en avant dans les politiques publiques de préservation pour les services qu’elles rendent aux activités humaines. Elles sont néanmoins rarement évaluées, à fortiori dans le cadre de l’instruction des dossiers « Loi sur l’eau ».
Au regard des exigences de la DCE, précédemment énoncés, les mesures compensatoires visant les « zones humides » nécessitent d’être mieux définies, notamment en tenant compte des fonctions impactées et restaurés sur les zones humides impactées et restaurées respectivement.
En 2016, une méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides a été publiée. Elle permet d’évaluer sur les zones humides continentales, si les gains fonctionnels après une action écologique sur un site de compensation, sont bien au moins équivalent aux pertes fonctionnelles occasionnées par un aménagement sur un site impacté. Irstea est un partenaire de premier rang associé au développement de cette méthode mené par l’Agence Française pour la Biodiversité, en partenariat avec des acteurs tel que Biotope, les Universités, le Cerema…
Dans la prochaine version de la méthode, il est prévu de fournir des informations aux parties prenantes intervenant dans la mise en oeuvre des mesures compensatoires pour qu’ils les dimensionnent pertinemment (par ex. prise en compte du délai pour restaurer un écosystème, du risque d’échec des mesures de restauration). Cette prochaine version est construite selon un processus itératif (prototypes testés sur le terrain, retours critiques, révisions, tests etc.) et participatif (sollicitation de scientifiques, de bureaux d’études, d’agents techniques de l’AFB ou des services de l’état par ex.). La prochaine version paraîtra début 2019.

Mission ou activités principales
Un stagiaire accueilli par l’AFB, encadré par Irstea en région Rhône-Alpes-Auvergne se verra confier :
– L’analyse du contexte de la compensation écologique des impacts en zones humides et des enjeux : bibliographie.
– La constitution d’un échantillon de sites en zones humides où tester le prototype 2018. Cet échantillon devra représenter les réalités de la compensation écologique des impacts en zones humides les plus couramment rencontrées, principalement sur le secteur Isère, Savoie et Haute-Savoie (par ex. zones humides et contextes écologiques plus ou moins anthropisés) : phase bureau préliminaire.
– Les tests de terrain du prototype 2018 de méthode sur l’échantillon de sites en zones humides préalablement déterminé : phase terrain de récolte de données.
– L’analyse de la restitution du résultat fourni avec le prototype 2018 de méthode. Cette analyse soulignera les points forts du prototype (par ex. permet-il de bien saisir la réalité observée sur le terrain pour dimensionner de manière pertinente les mesures compensatoires), mais également les points faibles. Le cas échéant, l’étudiant sera force de proposition quant aux améliorations à apporter. L’étudiant pourra aussi éventuellement indiquer comment améliorer les supports et l’interface utilisés pour utiliser la méthode.

L’étudiant devra être capable d’utiliser de manière critique le prototype de méthode proposée, d’analyser avec rigueur l’échantillonnage des sites et les résultats obtenus.
La démarche globale de ce stage s’inscrit dans l’optique de disposer, à long terme, d’un outil étayé par des bases scientifiques robustes, encore plus en phase avec la règlementation en vigueur qui régit la compensation écologique des impacts en zones humides et le contexte dans lequel les dossiers loi sur l’eau sont instruits. Le stagiaire aura l’occasion de se familiariser avec la réalité des dispositifs de compensation liés aux zones humides et un environnement scientifique et technique.

Planning
Durant 6 mois – printemps-été 2018 : de mars à août.
Phase 1 : mars – avril
> Immersion dans le cadre du stage (mission de l’établissement, environnement professionnel, bibliographie).
> Prendre contact avec les gestionnaires pour avoir un échantillon de sites tests où tester le prototype 2018 de méthode. Elaborer un protocole d’échantillonnage adapté au contexte écologique et socio-économique rencontré.
Phase 2 : mai – juillet
> Mettre en oeuvre des tests du « prototype » de méthode 2018 sur l’ensemble des sites tests sélectionnés.
> Faire une synthèse et une analyse des résultats des tests de terrain.
Phase 3 : août
> Faire une analyse critique sur l’échantillonnage des sites humides et le résultat des évaluations avec une attention toute particulière et forte portée aux aspects relatifs au dimensionnement des mesures compensatoires.
> Proposer des améliorations des méthodes testées.
> Rédiger un rapport de stage et préparer la soutenance orale.

Profil recherché
– Etudiant(e) de niveau master 2 en écologie ou toute discipline dans le domaine de l’environnement avec un fort intérêt pour les zones humides
– Bonnes compétences en écologie des zones humides, analyses des données
– Goût pour le terrain, y compris dans des contextes compliqués (par ex. montagne)
– Bonnes compétences rédactionnelles
– Maitrise élémentaire des outils géomatiques (par ex. QGIS)
– Bon esprit de synthèse
– Travail avec de multiples partenaires : Irstea, AFB, DDT, Cerema, Bureaux d’études…
– Bonnes compétences en anglais pour la bibliographie scientifique
– Autres – Véhicule personnel indispensable + permis de conduire.

Conditions
Lieu et unité fonctionnelle : Le stagiaire dépendra administrativement de la Direction de la Recherche, de l’Expertise et du Développement des Compétences de l’AFB, mais le stage sera basé à l’Unité Ecosystèmes Montagnards – IRSTEA de Grenoble (38)
Remboursement des frais de déplacement et de missions réalisés dans le cadre du stage.
Indemnité stagiaire : 554,40€ €/mois
base de calcul, soit (conformément à la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014)

Modalités de candidature
Les personnes intéressées devront adresser avant le 15 janvier 2018 leurs candidatures (CV détaillé et lettre de motivation) à l’attention de stephanie.gaucherand@irstea.fr en mentionnant bien le sujet de stage dans l’objet du mail.
Informations complémentaires : Tel : 04 76 76 27 45

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