Nouvelles de l’Institut Vavilov

En 2010, l'Institut Vavilov avait lancé un appel au secours, car ses terrains situés à Pavlovsk étaient [menacés par des projets immobiliers -> https://www.tela-botanica.org/actu/article3888.html].

En 2010, l’Institut Vavilov avait lancé un appel au secours, car ses terrains situés à Pavlovsk étaient menacés par des projets immobiliers . La presse ne s’est pas occupée de la suite. L’affaire est remontée jusqu’au président Dmitry Medvedev, qui a confirmé en 2012 la propriété de la station expérimentale de Pavlovsk à l’Institut Vavilov. Depuis lors, la position de l’Institut Vavilov n’a cessé de s’affermir. Il a récemment reçu des crédits importants pour contribuer à réduire la dépendance alimentaire de la Russie, compte tenu des sanctions imposées par l’Union européenne.

En 2015, l’institut a été renommé Institut panrusse des ressources génétiques végétales. Il s’appelait auparavant Institut panrusse des productions végétales.

En novembre 2107 s’est tenue à Saint-Pétersbourg une Conférence internationale sur Les idées de Vavilov dans le monde moderne, avec 400 participants. Elle se tenait dans les locaux de l’Académie des Sciences et de l’Institut Vavilov. Malgré son intitulé, peu de scientifiques de premier plan y ont participé, et les responsables internationaux des ressources génétiques étaient absents. La plupart des intervenants russes étaient âgés, ce qui se comprend quand on sait que les jeunes fuient les salaires de misère qu’on leur propose. La Russie envoie par ailleurs peu de jeunes se former à l’étranger, contrairement à la Chine.

L’ambiance de l’Institut Vavilov est étrange, comme hors du temps. L’homme Vavilov, mort de faim en prison en 1943, fait maintenant l’objet d’un véritable culte, qui se traduit par d’innombrables bustes et portraits. Les scientifiques donnent l’impression de travailler dans un musée. Les couloirs sont recouverts de panneaux retraçant les expéditions de Vavilov, son bureau est transformé lui-même en musée, et une grande carte du monde montre les centres d’origine, ainsi fixés pour l’éternité.

Que ferait Vavilov aujourd’hui ? A cette question simple d’une scientifique occidentale, on peut répondre qu’il ne se contenterait certainement pas de ressasser ses idées des années 1930, mais qu’il serait enthousiasmé par les découvertes récentes et qu’il en tirerait de nouvelles idées visionnaires. A quand un nouveau Vavilov ?

Crédit photo du logo :
By World Telegram staff photographer (Public domain), via Wikimedia Commons

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