L’Observatoire Des Saisons s’adapte aux anomalies phénologiques…

Après dix années de collecte de données, les scientifiques de l'ODS ont été rattrapé.e.s par le changement climatique, et limité.e.s pour recueillir certaines données citoyennes du programme. Des conditions météorologiques inhabituelles ont entraîné des évènements phénologiques exceptionnels sur les végétaux.

Après dix années de collecte de données, les scientifiques de l’ODS ont été rattrapé.e.s par le changement climatique, et limité.e.s pour recueillir certaines données citoyennes du programme. Des conditions météorologiques inhabituelles ont entraîné des évènements phénologiques exceptionnels sur les végétaux.

Souvenez-vous ! Pendant deux années consécutives, les chercheur.e.s de l’Observatoire Des Saisons vous ont sollicité.e.s afin de noter ces « anomalies phénologiques », que nous avons recueillies minutieusement (une par une, par mail…).

   Nouvelles floraisons de lilas en novembre à Braives, en Belgique (Photo : G. Grosjean)
Nouvelles floraisons de lilas en novembre à Braives, en Belgique (Photo : G. Grosjean)

Des anomalies essentielles pour les chercheurs

Un premier « appel à observations phénologiques anormales » avait été lancé, en novembre 2015. En effet, en automne 2015, une petite vague de froid avait fait entrer les végétaux en dormance puis la douceur des températures avait induit une levée de dormance, induisant de nouvelles floraisons en automne et en hiver.*
En automne 2016, suite à une période très sèche et chaude suivi d’un retour de la pluie, des débourrements et floraisons d’automne ont eu lieu (une autre sorte de « court-circuitage » de la dormance.)**

Il s’agissait donc de pouvoir enregistrer une nouvelle fois dans la même année, des observations de certains stades de développement. Par exemple sur des amandiers, qui fleurissaient pour la 2ème fois (stades 61 et 65) : le site de l’ODS ne le permettait pas, mais c’est maintenant résolu !

Nouvelles fonctionnalités : enregistrer le même stade plusieurs fois par an ou une absence de stade

Attention : le protocole n’a pas changé !

Grâce au financement du réseau d’observatoires TEMPO, de nouvelles fonctionnalités ont été développées dans l’outil de saisie des données, qui constitue l’interface entre le réseau des observateur.rice.s et les chercheur.e.s de l’ODS.

– Enregistrer des observations d’un même stade phénologique plusieurs fois par an.

Attention ! Vous constaterez que l’outil de saisie est uniforme pour toutes les espèces de l’ODS, y compris les animaux. Mais attention, nous vous rappelons que pour les animaux et les herbacées, il est inutile d’indiquer plusieurs dates d’observation puisque c’est seulement la première apparition et la première floraison de l’espèce dans l’année qui intéressent les chercheur.e.s !

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– Enregistrer des observations d’absences de stade phénologique.

En effet, une absence d’occurrence d’un stade phénologique constitue une observation, une donnée scientifique.
Par exemple : mon pommier n’a pas donné de fruits cette année ; mon cerisier n’a pas fleuri ; ou mon hêtre n’a pas eu de fruits matures.


Attention
: si vous enregistrez une absence d’un stade, c’est que vous êtes certain.e de ne pas l’avoir raté. Si vous manquez l’observation d’un stade, il suffit de ne rien renseigner sous le code correspondant.

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* Voir l’interview d’Isabelle Chuine, fondatrice de l’ODS publiée par le webmagazine Terra Eco : Nature déboussolée : « Au sein de notre laboratoire, personne n’a jamais vu ça »

et le reportage de France 3 Languedoc-Roussillon diffusé le 26 février 2016.

** Voir l’article de l’ODS : Un nouvel automne atypique : le regard des chercheurs

3 commentaires

  1. Dans Isatis 31 (revue botanique du Midi toulousain),n° 15, nous avons rendu compte des floraisons tardives observables à Bruniquel (Tarn et Garonne) fin novembre 2015. Le contexte climatique est étudié à partir d’une station voisine.
    Nous avons constitué un groupe de travail continuant les observations.

    Louis Coubès et Cristian Tschocke

    1. L’équipe de l’Observatoire Des Saisons vous remercie pour votre contribution !

      Bonne continuation dans vos observations, en espérant que la vague de froid n’aura pas fait trop de dégâts sur les espèces déjà fleuries…

    2. Bonjour Pauline Lefort
      fin novembre 2015, nous avions observé une floraison particuluière.
      mais nous n’avions pas observé , en Tarn et garonne, la « petite vague de froid » que vous avez noté chez vous. Dans notre publication, nous donnons les résultats climatologiques que nous avions enregistrés. Une analyse climatologiqu reste à faire partout en France.
      En 2016 et 2017, nous n’avons pas observé un tel phénomène
      cordialement Louis Coubès

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