La cistanche, une belle fleur dans le désert

Contrairement à ses cousines les orobanches, qui sont un peu pâlichonnes avec leurs couleurs pastel, la cistanche arbore un jaune vif qui la fait remarquer de loin. De plus, elle est bien plus grande.

Contrairement à ses cousines les orobanches, qui sont un peu pâlichonnes avec leurs couleurs pastel, la cistanche arbore un jaune vif qui la fait remarquer de loin. De plus, elle est bien plus grande.

De passage en Algarve (Portugal) début avril, j’ai pu en observer dans le sable en limite d’une lagune littorale. Il se trouve que Claude Lemmel, qui participe au forum Afrique du Nord de Tela Botanica, nous a envoyé une « carte postale » du Sahara, prise fin mars, où l’on voit une profusion de cistanches sur fond de dunes et de chameaux. Quand on connaît la biologie de cette plante parasite, on peut identifier facilement l’arbre-hôte, qui est un Tamarix aphylla.

Cistanches à Khemliya (Maroc) - Claude Lemmel
Cistanches à Khemliya (Maroc) – Claude Lemmel

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La cistanche Cistanche phelypaea est en fait une ressource alimentaire importante pour les populations sahariennes. Marceau Gast l’a décrite de façon excellente. Les Touaregs en distinguent trois parties : la jeune inflorescence avant sa sortie de terre est consommée en légume comme une asperge ; la partie verticale située en-dessous est broyée, fermentée pour en éliminer l’amertume, séchée et ajoutée à la farine dans le pain ; enfin, la partie horizontale qui relie la plante à l’arbre, bien moins bonne, sert d’aliment de famine.

Cette plante est commune dans le Sahara, et se retrouve dans les sables du littoral du Maroc au Portugal, en Espagne et occasionnellement dans la Var.

>> Vous en trouverez une synthèse sur Pl@ntUse.

Michel Chauvet

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Image d’illustration :
« CistanchePhelypaea » par Ziegler175 – Travail personnel (Template:Original text). Sous licence Domaine public via OpenMedia

5 commentaires

    1. J’ai ajouté le lien vers la BD des Plantes d’Afrique, mais malheureusement, il n’y a aucune donnée. Par contre, le GBIF a des occurrences pour le Sénégal et le Niger. De plus, comme le nord du Mali fait partie du Sahara, la présence de la cistanche y est plus que probable.

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