Nous voulons des coquelicots

Appel citoyens pour lutter contre les pesticides de synthèse.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Pesticides. Signons l’appel citoyen – Nous voulons des coquelicots -, un appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides :

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8 commentaires

  1. Entre « tous les pesticides » et seulement « les pesticides de synthèse » selon les paragraphes, cette campagne de communication est particulièrement confuse. En se limitant à l’aspect floristique sur TB, si on veut aborder le sujet des mauvaises herbes des cultures, il faudrait que les organisateurs de cette pétition expliquent et explicitent pourquoi ils provoquent des ambiguïtés dans l’esprit du public entre les herbicides qui ne sont pas de synthèse et et ceux qui le sont. Par exemple, depuis le XIXè siècle, des personnes au soucis éthique cherchent des alternatives à des pesticides minéraux tels que ceux à base de cuivre (ex. bouillie bordelaise) : ce pesticide à large spectre (herbicide, bactéricide, fongicide, lombricide, etc.) s’accumule pour au moins des décennies dans les sols, allant jusqu’à rendre parfois les plantes résistantes qui y poussent de nombreuses années après toxiques pour le bétail. L’éducation et la réglementation pour la prise en compte de la protection de la flore nécessite, à mon avis, un minimum de rigueur ; et non des considérations exclusivement irrationnelles.
    Daniel Chicouène.

  2. Je ne vois pas en quoi cette initiative de se décorer de coquelicots en papier / plastique va faire avancer la cause et sera bénéfique pour notre environnement. C’est une malheureuse opération de comm très mal préparée.
    Si on ne veut pas de pesticides, on achète bio. Si on ne veut pas maltraiter les animaux on n’achète pas du poulet de batterie à 4€ le kg ou du porc au même prix. Et on ne perd pas son temps avec une opération commerciale pour vendre des cocardes.

    1. Sans vouloir entrer dans une polémique stérile, il faut tout de même être conscient que même en suivant vos préceptes nous sommes contaminés par ces pesticides et tout notre environnement en souffre, parce que certains n’ont pas cette conscience des choses.
      Lorsque l’action de quelques uns nuit à la majorité des autres, il faut bien réagir … comme l’on peut.

    2. La question n’est pas de VOULOIR manger bio, mais de préserver l’environnement. Or, tant que les exploitations bio resteront marginales (et dispersées… et éloignées… exemple, la purée de pommes de terre -en flocons, certes, je n’ai qu’à la faire moi même avec des vraies patates- vient d’Allemagne), on n’avancera pas. Et, en l’état, ce sera foutu avant que l’accès au bio soit économiquement possible pour tous.

      Par ailleurs, sur le seul point (secondaire) des cocardes, en allant sur le site de « nous voulons des coquelicots », vous pourrez télécharger GRATUITEMENT leur patron. Pour les faire vous même avec vos petites mains… 😉

  3. L’utilisation du coquelicot qui est le leader des plantes qui a développé une résistance aux herbicides est de mon point de vue assez originale car elle montre que la nature sait surmonter les expositions aux pesticides…en outre, la diminution de la toxicité et la rémanence des pesticides sur les 30 dernières années est exceptionnelle et il me semble inopportun pour une communauté scientifique d’y apporter une caution individuelle et scientifique…..Aucune étude sérieuse ne démontre une exposition renforcée ces dernières années aux pesticides mais plutôt une baisse drastique des seuils de quantification des appareils de mesure…soyons comme les plantes que nous chérissons : spectateurs des débats et à titre personnel restons dans l’éloge de la démocratie.

    1. Je vous invite à participer à l’Observatoire des Messicoles porté par Tela Botanica.
      Vous allez vous ennuyer fermement…

      Effectivement, le Coquelicot SEMBLE mieux résister aux pesticides. Pour autant, on n’en voit pas des champs non plus, tout juste 3-4 en coeur de parcelle et un peu plus en lisière. Alors que… Sur les terres « labourées par les obus » de l’après Première Guerre Mondiale, les coquelicots (et bleuets) formaient des champs. D’où le symbole du Coquelicot en Grande-Bretagne (et du Bleuet en France), les 11 novembre…

      Selon moi, si le Coquelicot « résiste », c’est plus une question de timing de germination des graines et de moindre traitement des bords de parcelles…

      Et à part le Coquelicot?
      Vous en voyez beaucoup, vous, de la Nielle des blés, du Miroir de Vénus ou du Pied d’alouette, pour ne citer que celles-là?…

      PS : La Démocratie, c’est être acteur et pas simple spectateur. Quant à l’Appel des Coquelicot, il est la démocratie. La voix de ceux qui en ont assez de ce système doit se faire entendre. Ni plus ni moins que le silence de ceux qui acquiescent ou laissent faire.

  4. Cette initiative même si elle n’est pas parfaite a le mérite d’afficher le refus par les citoyens de ces substances et vient s’ajouter à d’autres initiatives comme celle qui a cours depuis 2 ansdans la région toulousaine :http://adopteunherisson.bio/
    Il faut espérer qu’en multipliant ces initiatives destinées à rendre visible ce refus ceux qui doivent décider de stopper ce empoisonnement généralisé se décident enfin à agir !

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