Quels noms français normalisés pour les Dicotylédones, deuxième partie (Buxacées aux Droseracées)

Le projet "noms normalisés français" consiste à définir un NOM NORMALISE FRANÇAIS (NFN) pour chaque plante vasculaire de la flore de France métropolitaine. Découvrez le fruit du travail des telabotanistes avec les noms français normalisés pour les Dicotylédones (Buxacées aux Droseracées).

Sabline ou Arénaire ? Sédum ou Orpin ? Concombre-d’Âne ou Ecballie ? Etc. Autant de noms de genre qui méritent d’être mis dans la balance, afin de proposer une nomenclature française normalisée qui soit à la fois aisée à utiliser et fiable, c’est-à-dire qui puisse satisfaire à la fois les débutants et les botanistes expérimentés, en respect des traditions, mais aussi des dernières découvertes scientifiques.

Ce travail sur les genres de la flore de France se base sur les règles et recommandations du Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2014).

Cette nomenclature a pour vocation à être largement utilisée à l’avenir dans les textes de loi, les documents officiels et les ouvrages d’identification. Votre avis est donc important, comme pour les documents déjà publiés sur les genres jusqu’ici. Alors n’hésitez pas à contribuer en laissant des commentaires ci-dessous, sur les noms que vous aimez et ceux qui vous plaisent moins.

Pour des remarques et discussions plus complètes, vous êtes les bienvenus à participer au forum dédié à la discussion sur les noms français normalisés

En parallèle à ces NFN, chacun pourra bien sûr continuer à utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique, en veillant toutefois à conserver une équivalence avec les NFN ou avec les noms scientifiques. La nomenclature scientifique utilisée pour les genres est celle de Flora Gallica (Tison et de Foucault 2014).

Ce document reste ouvert à la relecture jusque fin octobre 2018

NFNBuxaceae-Droseraceae

David Mercier

11 commentaires

  1. Bonsoir,
    Je ne vois pas l’intérêt de normaliser la nomenclature des noms français de plantes. La nomenclature scientifique, en latin, est là pour éviter la pléthore de noms vernaculaires et, pour peu qu’on fasse un petit effort intellectuel, les botanistes du monde entier s’en satisfont très bien.
    Normaliser les noms français de plantes, ce serait sûrement mettre au panier tous les « synonymes », tous les noms anciens ou régionaux qui, s’ils n’ont aucune valeur scientifique, restent une mémoire vivante de la botanique.
    Par ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à mettre une initiale majuscule aux noms communs français de genre? Quand j’achète une carotte, je n’achète pas une Carotte! La majuscule est grammaticalement aberrante et témoin d’un usage suranné.
    Pour le genre (masculin/féminin) des noms de genres, qu’en sera-t-il? Dira-t-on un spiranthes ou une spiranthe? Un dactylorhize ou une dactylorhize (ou bien un orchis comme autrefois)?
    Sans compter les réorganisations nomenclaturales qui déplacent depuis de très nombreuses années les espèces dans un genre ou un autre:
    Traunsteinera globosa = orchis globuleux mais ce n’est pas un Orchis! En contradiction avec la phylogénie.
    Neotinea ustulata = orchis brûlé mais ce n’est pas un Orchis! Idem
    etc, etc…

    En résumé, pour répondre à la problématique des textes officiels, textes de lois, ouvrages d’identification où la précision des noms est capitale, je pense que la nomenclature scientifique latine doit primer, les noms vernaculaires n’étant qu’accessoires et donnés seulement à titre d’information.
    Bien cordialement

    1. Merci pour ces réflexions claires et concises. Je vais tenter de répondre à chacun des points que vous avez abordé.

      1) En effet, la nomenclature scientifique, en plus d’être scientifiquement juste, est internationale, et c’est là un grand avantage. Parmi les défauts qu’elle présente, on pourrait citer :
      – une orthographe et une prononciation parfois très difficile, même pour un habitué, tels que Kosteletzkya, Katapsuxis, Neoschischkinia, Eschscholzia, Esholtzia, Cotoneaster hjelmqvistii, Cuscuta epithymum subsp. kotschyi, x Elyrtrordeum rouxii, Trigonella wojciechowskii, Taraxacum ooststroomii, etc.
      – une pléthore de synonymes
      – des noms en usage qui varient au cours du temps, en fonction des découvertes scientifiques, et qui perdent les usagers.
      – des noms parfois imprécis. Un exemple est Portulacca oleracea L. Lorsqu’on utilise ce nom, s’agit-il de l’espèce au sens strict, reconnaissable à ses graines majoritairement de plus de 0,85 mm de diamètre et pourvues d’une surface lisse entre les sillons délimitant les cellules de la surface de la graine, et qu’on appelait auparavant P. oleracea subsp. stellata, décrit sur la base d’un spécimen de l’Idaho ? Ou bien s’agit-il de l’espèce au sens large ? Les noms français Pourpier de l’Idaho et Pourpier maraîcher, noms donnés dans le cadre des noms français normalisés et qu’il s’agira de valider, permettront précisément de savoir de quoi on parle.
      Un autre exemple que je connais bien pour étudier des Ronces depuis des années, est celui de Rubus fruticosus L. Ce nom seul ne signifie pas grand chose. S’agit-il de Rubus plicatus Weihe et Nees, ou bien d’un ensemble taxonomique plus grand. Le nom français de Ronce plissée permettra une fois de plus de savoir de quoi on parle.

      2) Le genre grammatical des genres français est en effet parfois sujet à débat. Dans le document, vous trouverez le genre grammatical retenu pour chacun des noms français (une Stellaire, une Cardère, un Centranthe, etc.).

      3) La rigueur scientifique des noms français est aussi une priorité de ce travail. C’est pourquoi vous verrez dans le document de nombreux commentaires sur la phylogénie des espèces. Parfois, les noms français sont plus scientifiques que les noms scientifiques actuels, comme par exemple la division du genre Wahlenbergia en deux genres français, que sont Campanille (pour W. hederacea) et Wahlenbergie (pour W. lobelioides), ou la fusion des genres Valerianella et Fedia sous le même nom français de Mâche. En lisant ce document, vous verrez d’autres exemples de ce type dans la famille des Caryophyllacées et des Crassulacées.

      4) Mais il est vrai que les compromis existent, et sont, sauf erreur, intentionnels. Par exemple : le nom français de Campanule est conservé pour le genre français Campanula au sens de Flora gallica, alors qu’il s’agit d’un groupe qui devra être divisé en 3 ou 4 genres scientifiques à l’avenir (à moins que l’on rassemble les Phyteuma, Legousia et Trachelium au genre Campanula). C’est un débat, mais nous avons proposé de maintenir ce genre français dans son sens large, du fait de la grande proximité morphologique des groupes monophylétiques dont il est composé.

      5) Les majuscules aux noms de genre sont recommandées, mais non obligatoires. Vous pouvez très bien utiliser la nomenclature française normalisée sans majuscule. L’intérêt de ces majuscule est de pouvoir indiquer dans un texte où se trouve un nom français normalisé, et où se trouve un mot du langage courant. Le cas des carottes est un bon exemple. Dans une même phrase, il sera possible d’employer avec et sans majuscule, selon l’intention de spécifier un nom d’espèce ou pas : « J’ai acheté deux kilos de carottes et trois kilos de pommes de terres, et en rentrant du marché, j’ai fait une ballade près du port où j’ai découvert une nouvelle station de Carotte de Gadeceau. » En outre, cela met en valeur le terme d’espèce. En outre, c’est d’un usage répandu que de distinguer, grâce aux majuscules, l’Homme au sens d’espèce, et l’homme au sens d’un individu masculin. Mais encore une fois, rien n’oblige à utiliser les majuscules qui ne sont que recommandées.

      En résumé, j’attire votre attention sur le fait que les noms vernaculaires et les noms français normalisés sont deux choses différentes, même si les uns ont généralement inspirés les autres.

      Chaque nom français normalisé est en outre unique pour chaque taxon et se doit d’être stable dans le temps et d’un usage aisé (orthographe et prononciation). Il se doit ainsi d’être un point de référence stable, quand les noms français à la mode et les noms scientifiques, eux, sont mouvants. Il trouvent ainsi leur raison d’être, formant une sorte de pont entre le monde des sciences pures et dures, et le commun des mortels qui connaît les Carottes mais non les Daucus, ou encore les Pissenlits mais non les Taraxacum.

    2. Entièrement d’accord. Orpin ou sedum, qu’importe ? Le but est de communiquer dans des lieux de culture ou de langue différente, et on y parvient, non pas par la « dictature » de la taxonomie, mais par les échanges. Ceci dit, je suis favorable à une appellation internationale (latine pour encore longtemps) pour les communications.

    3. Si vous lisez le document, vous verrez qu’il est proposé que les noms d’Orpin et de Sédum soient tous les deux conservés pour désigner deux genres distinctes. Le nom d’Orpin est réservé au groupe de Sedum rupestre, caractérisé par des fleurs à 6-7 pétales et des feuilles acuminées. Ce groupe morphologiquement et phylogéniquement plus proche des Joubardes que des Sédum, doit être classé en nomenclature scientifique dans le genre Petrosedum, et je suppose que ce sera le cas dans la prochaine édition de Flora gallica. Cette distinction permet de rendre la reconnaissance des genres plus aisée. Vous aurez plus de détails sur ce point en lisant ce document.

  2. Je n’ai pas répondu à tous les points de vos remarques qui concernent beaucoup de sujets.

    – Au sujet des noms régionaux ou anciens, ou tout nom vernaculaire, est un nom vernaculaire qu’il ne s’agit pas d’abandonner et de s’interdire d’utiliser. Libre à chacun d’utiliser les noms qu’il souhaite. Simplement, en utilisant un nom vernaculaire, on prend toujours le risque d’utiliser un nom ambigu, alors que les noms français normalisés sont créés pour être dépourvus d’ambiguïté.
    Mais finalement, on fait de même avec les noms scientifiques : on peut nommer Scirpus lacustris une plante qu’un autre botaniste nommera Schenoplectus lacustris, ces noms sont synonymes, et il suffit de le savoir.

    – Au sujet de la nomenclature des Orchidacées, le document est malheureusement provisoirement inaccessible du fait du remaniement récent du site internet Tela Botanica. Mais ce qui a été retenu, c’est de rassembler les genres Anacamptis, Himantoglossum, Neotinea et Orchis, et les genres hybrides x Anacamptorchis (Anacamptis x Orchis), x Neotinacamptis (Anacamptis x Neotinea), x Neotinorchis (Neotinea x Orchis), Orchimantoglossum (Himantoglossum x Orchis), dans le genre français Orchis. Ces genres présentent en effet des ressemblances morphologiques telles, qu’aucune clé dichotomique simple ne peux permettre de s’y retrouver. En outre, ces genres forment, avec les Sérapias et les Ophrys, un ensemble monophylétique au sein duquel de nombreuses hybridations intergénériques ont lieu.
    La Traunsteinerie (Traunsteinera) est un genre phylogéniquement proche des Chamorchis, et morphologiquement bien distinct, ce qui permet de le distinguer en nomenclature française normalisée.

    – Il est à rappeler que la notion de genre, y compris en nomenclature scientifique, est une notion subjective. Les études de phylogénie permettent parfois d’y voir plus clair, mais reste dans d’autres cas un élément qui laisse le choix au taxonomiste. Par exemple, séparer les genres Epilobium et Chamerion semble être possible, certains le font, d’autres non. Sachant cela, il est tout aussi arbitraire d’affirmer que Epilobium angustifolium = Chamerion angustifolium est un Epilobe, que d’affirmer que ce n’est pas un Epilobe. Mais comme il faut bien faire un choix, le nom français normalisé d’Epilobe est proposé pour l’ensemble Epilobium + Chamenerion, du fait de la proximité morphologique, et que l’ensemble forme un ensemble monophylétique.

    – Il y a des cas troublants comme le fait que les Troènes et les Lilas devront être réunis dans un même genre scientifique, au regard des données de phylogénie et des différences morphologiques finalement faibles. Et là encore, le nom français normalisé permettra de s’y retrouver, en conservant ces noms de genre, alors que la nomenclature scientifique aura changé.

    Bref, il s’agit d’une tâche bien complexe, comme vous pourrez vous en rendre compte en lisant ce document, et les autres qui suivront.

    1. Bonsoir,
      Tout d’abord je vous remercie pour vos réponses précises, argumentées et pleines de conviction à mes interrogations.
      Il est vrai que j’aurais sans doute dû prendre connaissance des documents joints avant de publier mon commentaire. Il y a plusieurs éléments de réponse et la finalité du projet y est bien précisée.
      Cependant, je continue à douter qu’un nom normalisé français puisse être plus précis qu’un nom scientifique (c’est à dire avec auteur, date et référence complète de la publication). Les Congrès internationaux de botanique qui se tiennent régulièrement ne sont-ils pas là pour assurer la validité et la précision de cette nomenclature scientifique?
      Je comprends le souci de rendre « la science aimable » plus accessible au commun des mortels, les décideurs surtout qui peuvent se sentir légitimement dépassés par la nomenclature scientifique pure et dure, mais la vulgarisation n’est-elle pas contradictoire avec la précision scientifique, aussi ardue soit-elle? Il me semble que dans tous les domaines de la science, on ne peut pas rendre compte simplement de phénomènes très complexes.
      Bien cordialement

    2. Bonsoir,

      merci M. Mathé pour votre nouveau message, et je comprends tout à fait que l’on puisse douter sur le fait que les noms scientifiques puissent être moins précis que les noms français normalisés. Et vous avez raison sur ce point : le nom scientifique est plus scientifique que le nom français normalisé. Paradoxalement, c’est d’ailleurs ce qui engendre son imprécision, car la science est en perpétuelle recherche de la vérité, alors que le nom normalisé est là pour stabiliser les choses.

      Si l’on regarde attentivement le Code international de nomenclature, un nom scientifique est défini non pas par sa diagnose ou sa description (même si ces éléments sont indispensables à la validité du nom), mais par un type. Ce type est un spécimen (ou plus rarement l’image d’un spécimen) dans le cas d’une espèce ou d’un taxon de rang inférieur à l’espèce. Et il s’agit d’une espèce dans le cas d’un taxon de rang supérieur à l’espèce. Ainsi, par exemple, Linné a décrit le genre Linum comme un genre à fleurs à 4 ou 5 sépales, où il a décrit différentes espèces, telles que Linum radiola, L. narbonense, L. usitatissimum, etc. A l’époque, on ne définissait pas un type (c’est obligatoire seulement depuis 1953), et il a été décidé (ici en 1907, par J. K. Small, N. Amer. Fl. 25: 67), que l’espèce type serait Linum usitatissimum L. Bien avant, en 1756, J. Hill (Brit. Herbal 227) a décrit le genre Radiola sur la base de Linum radiola, défini par des fleurs à 4 sépales ; ce botaniste modifiait ainsi le taxon Linum, en lui enlevant l’une de ses espèces, et il devenait alors un genre toujours pourvu de fleurs à 5 sépales : Linum n’était alors plus le même taxon. La définition de ces deux genres au sens de Hill, Radiola et Linum, a été finalement adoptée, et reste encore aujourd’hui en usage. Cependant, depuis quelques années, grâce à la phylogénie, on sait que Radiola linoides est une espèce située au coeur de la diversification des Linum, et devra sans doute être rattachée à nouveau ce genre, à moins que l’on ne divise le genre Linum en plusieurs genres très proches afin de conserver le genre Radiola. En tout cas, cet exemple montre que le nom Linum de Linné (décrit en 1753, dans son fameux Species plantarum), a pris des sens différents au cours du temps, et que ce n’est pas terminé.

      En revanche, les nom français normalisé sont fixés à un sens taxonomique, non pas seulement sur un type. Ainsi, dans ce cas précis, les noms français Lin et Radiole, correspondent aux genres scientifiques appelés Linum et Radiola aujourd’hui. Et ces noms ne sont pas exacts scientifiquement, puisque les données de phylogénie nous montrent que ces deux genres ne sont pas à séparer, ou bien que le genre Lin est à diviser en plusieurs.

      Et il est à noter dans cet exemple, que les noms scientifiques actuels Radiola et Linum ne sont pas exacts non plus.

      Mais le nom français normalisé est plus précis. Pour l’instant, on ne voit pas de différence en terme de précision, car la littérature scientifique est unanime pour considérer Radiola et Linum distincts. Mais quand ils seront à nouveau réunis sous le nom de Linum, ou bien quand Linum sera divisé en plusieurs genres (pour respecter la monophylie dans un cas comme dans l’autre), alors le nom scientifique Linum L. deviendra ambigu. Et lui ajouter les référence de sa publication dans le Species plantarum ne changera rien à son ambiguïté.

      On notera que le Code international de nomenclature mentionne une possibilité de rendre précis un nom scientifique : il s’agit de l’emendavit (art. 47 du Code de Shenzen). Or, cette possibilité est très peu connue, et rarement utilisée. Ici, le nom scientifique dépourvu d’ambiguïté pour Linum est « Linum L. emend. Hill ». Ce nom indique qu’il s’agit du genre Linum tel que publié par Linné et tel que redéfini par Hill.

      Tout cela est assez technique, mais j’espère avoir pu vous illustrer le fond de la question. J’ai pris l’exemple d’un genre séparé en deux, mais j’aurais pu faire de même avec une espèce parfois divisée en plusieurs (Portulacca oleracea, Rosa canina, Rubus fruticosus, Prunella grandiflora, Galeopsis angustifolia, Salix cinerea, Plantago coronopus, Myosotis discolor, Myosotis palustris, Montia fontana, etc.), et le raisonnement aurait été le même.
      Et je passe sur des cas assez rares d’espèces dont le type a été mal interprété, ce qui a pu engendrer un usage de nom scientifique inadapté, parfois pendant longtemps, tel que Ranunculus ficaria pour lequel la sous-espèce diploïde produisant de nombreuses graines bien développées était considérée comme le type par de nombreux botanistes (subsp. ficaria, et ainsi, l’autre sous-espèce se reproduisant par bulbilles était appelée subsp. bulbifer). Cependant le premier spécimens type désigné, qui a donc priorité, est justement la plante qui a été appelée subsp. bulbilifer. Les choses ont été remises dans l’ordre récemment, avec la publication d’une subsp. fertilis pour ce qu’on appelait auparavant subsp. ficaria. Il s’en suit que « Ranunculus ficaria L. subsp. ficaria » est un nom très ambigu. Ces cas sont heureusement assez rares.

      En tout cas, merci de m’avoir donné l’occasion d’expliquer plus en détail certains des aspects techniques de ce travail.

      Bien cordialement

  3. Bonjour et bravo pour cette lourde tâche à laquelle vous vous attelez. Quand je réalise des étiquettes de sentier botanique, bien souvent, je ne sais quel nom français choisir. Parfois, je me sens obligé d’inscrire un nom différent de ce que moi j’ai toujours pratiqué, mais je ne prétend pas avoir raison… Là nous aurons un précieux référentiel que j’appelle depuis longtemps de mes vœux.
    Y aura-t-il prochainement une colonne dédiée dans le référentiel « muséum » ?

    1. Merci pour vos félicitations et vos encouragements. La nomenclature française normalisée sera en effet disponible dans le référentiel du muséum, fin 2021, si tout va bien. Ils seront également disponibles sur Tela Botanica au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

    2. Tela Botanica, cadre dans lequel s’inscrit le travail méthodique et rigoureux de David Mercier, a été mandaté par le Ministère de l’écologie pour constituer ce corpus de Noms français, unique pour chaque taxon. La raison, du coté du ministère, est de pouvoir nommer sans ambiguïté, en langue française, le nom des plantes cités dans les arrêtés de protection, en plus du nom scientifique, comme en impose la loi. Ces noms sont bien entendus transmis au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) pour être utilisés dans le référentiel TAXREF.

  4. Je poursuis ma réponse à David Mercier. L’ethnobotanique nous oblige à prendre en considération tous les noms vernaculaires mais l’aspect linguistique n’est qu’un élément dans l’histoire de la connaissance, de l’utilisation et des représentations du vivant.

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