Un mécanisme de communication chez les plantes qui s’apparente au système nerveux

L'Agence Science-Presse relaie un article paru (en anglais) dans la revue Science, on y décrit la découverte d’un système de signalisation chez certaines plantes.

Un article au titre un peu intriguant a été publié la semaine dernière dans la revue Science : Nervous system-like signaling in plant defense . On y décrit la découverte d’un système de signalisation chez certaines plantes utilisant le glutamate lorsqu’elles sont attaquées par des herbivores.

Le glutamate , un neurotransmetteur excitateur bien connu du cerveau des mammifères, se fixe alors sur un récepteur similaire à celui que l’on retrouve dans le système nerveux. Cela a pour effet d’augmenter la concentration de calcium circulant entre les cellules (rendue visible grâce à une protéine fluorescente ), ce qui avertit en quelque sorte le reste de la plante que l’une de ses feuilles est en train de se faire manger. En quelques minutes seulement, la plante pourrait alors mettre en branle des mécanismes de défense pour protéger ses autres feuilles.

La suite à lire sur le site de l’Agence Science-Presse.

Léa MARIE

10 commentaires

  1. Le « véganisme » découle d’une idéologie reposant sur les relations des humains envers les animaux, afin de les respecter et de veiller à leur bien être. A ce titre ses adeptes ne consomment aucune denrée d’origine animale… Cette idéologie va-t-elle s’étendre au monde végétal ?

    1. Le véganisme est surtout un mode de vie.

      Ce mode de vie découle d’une réflexion sur la place de l’animal dans notre société.

      Nos sociétés ce sont modernisés et se sont élevés en élargissant la protection des plus faibles.

      C’est dans la logique de cette progression sociétale, qu’on a aboli esclavagisme, on a fini par reconnaitre qu’ils étaient des êtres doués de conscience comme les autres. On a fini par admettre que les femmes avaient bien une âme comme les hommes. Ce qui n’était pas si évident que ça à une autre époque pas si lointaine que ça.

      On sais que la viande n’est pas nécessaire à notre bien être (voir qu’elle est néfaste au delà de 300/500g/semaine, étude OMS) de plus des études scientifiques démontrent que même-ci les animaux ne savent pas communiquer comme nous, ils ont bien une conscience de leur existence et des mauvais traitements qu’on leur fait subir.

      Tout comme les esclaves ou les femmes à une autre époque, il est peut-être temps de poursuivre ces avancés sociétales et de reconsidérer la place de l’animal dans notre société.

      Peut-être que la science nous apportera un éclairage nouveau sur les plantes et nous amènera à reconsidérer notre position sur le règne végétal ou fongique, qui sait ? Notre société n’est pas à l’abri d’autres progrès.

      En attendant, il est peut-être venu le temps, au vu des découvertes scientifiques, de faire progresser le droit animal ainsi que celui des générations futures, de l’inscrire dans notre constitution.

      Je ne suis pas végan, plutôt flexitarien/végétarien, et j’ai envi de croire qu’un avenir meilleur est possible pour mes enfants. La cause animale est très certainement une des voix les plus sérieuse pour préserver l’environnement, préserver notre humanité et les générations futures.

      Il faut de l’idéologie, cela permet de rêver un monde meilleur.

    2. A chaque nouvelle découverte ou nouvelle hypothèse concernant le monde végétal, le même refrain fait surface… Sous prétexte d’incertitudes sur la façon dont les plantes perçoivent et « ressentent » (avec de gros guillemets) leur environnement, certains préfèrent s’économiser une réflexion plus poussée sur notre relation au monde animal.
      Pendant que l’on disserte sur le cri de la carotte -fantasmé ou réel-, de véritables cris, eux, résonnent autour de nous.
      Bien-sur que la morale vegan est imparfaite, en partie arbitraire. Son but n’est pas de trancher une bonne fois pour toutes qui/quoi peut-on manger ou non, mais de faire avancer la société et son rapport au monde : souffrance, sur-exploitation des ressources, santé.
      Il est dommage que sur un site dédié à la botanique, aux espèces sauvages, le lien entre la dilapidation de nous ressources, l’obligation de rendements agricoles sou-tendant l’utilisation de divers pesticides et la consommation hallucinante de viande ne soit pas fait…avec la raréfaction de nombreuses espèces végétales.

    3. Bonjour,
      Ces commentaires sont hors-sujet, sans rapport direct avec le contenu de l’article, relatif à une découverte scientifique. Pour discuter du véganisme et de morale, vous êtes invités à passer en message privé.
      Le tri sera effectué dans les commentaires en fin de semaine.
      Bonne journée

  2. … Nos sociétés ce sont modernisées et se sont élevées en élargissant la protection des animaux à celle des végétaux …

    L’homme moderne n’étant plus omnivore devra poursuivre son évolution en suçant de la glace !

    En attendant il est peut être venu le temps, de nous faire croire au bonheur, ou l’homme respecterait sa propre espèce ? ce qui permettrait de rêver un monde meilleur.

    Poussières d’étoiles

    1. Oui, oui, sucer de la glace et vénérer et protéger les virus, bactéries et prions qui se rassasient de nous avec une délectation dont je ne saisis pas bien la finalité.
      Et que l’homme respecte sa propre espèce ? Mais quelle drôle d’idée (que je partage volontiers) ! car si nous faisons des progrès scientifiques et techniques spectaculaires, il va s’en dire que notre morale est toujours à l’état larvaire, qu’ à la faveur de la moindre difficulté elle retournera à la norme préhistorique « moi manger toi ».
      Reste à étudier la physiologie des minéraux, la mémoire de l’eau dont son souvenir intense de la douleur de l’atome d’oxygène quand il se fait exploser par deux d’hydrogène…
      Sourions et rions, nous n’avons pas fini d’en apprendre de belles !

    2. Bonjour,
      Ces commentaires sont hors-sujet, sans rapport direct avec le contenu de l’article, relatif à une découverte scientifique. Pour échanger sur d’autres sujets, comme la morale, vous êtes invités à passer en message privé.
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      Bonne journée

  3. Pour répondre à ces considérations sur le véganisme, le vrai problème à mon bon sens et ma sensibilité au vivant est la condition de vie et d’abattage des animaux d’élevage.
    Si un animal a vécu dans des conditions minimum de bien être, donc de liberté et nourriture adaptée, et s’il est transporté et abattu avec un minimum de précautions pour lui éviter les angoisses et la souffrance des méthodes actuelles, alors l’omnivore que nous sommes peut satisfaire à sa nature.

    Ce qui est insupportable, ce sont les conditions de vie et d’abattage de nos perpétuelles petites victimes. On coupe les
    jambes des grenouille et le reste de leur corps s’amoncelle en tas d’agonie. Idem pour les lapins écorchés vivants, qui continuent à agoniser eregardant sans paupière leurs bourreaux.

    Comme disait Marguerite Yourcenar, végétarienne, je ne veux pas manger d’agonie.

    Le problème n’est pas de manger ou pas de la viande, mais de considérer le vivant comme un bien matériel à la tonne, sans aucune considération pour la vie et les milliards de vies sacrifiées à notre appétit dans les plus cruelles conditions.

    La terres se révolte, et elle fait bien. L’erreur de l’homme, c’est de se considérer comme en dehors du vivant. Se voir en dehors et au dessus du reste du vivant, comme étant d’une essence exceptionnelle qui lui donnerait un droit de cuissage sur ce vivant. C’est cela l’erreur et le crime : cet antropocentrisme délirant. Et plus l’homme est un salopard, plus il nous emmerde avec son « humanisme », un gros mot dans sa bouche de prédateur qui ne pense que sonnant et trébuchant.

    Si nous étions d’essence différente, quel besoin aurions-nous d’avoir comme les autres animaux des organes de sens, du sang, un système digestif, etc… Nous serions désincarnés comme dans les films de science fiction. Non, nous sommes des animaux, qui nions aux autres animaux sensibilité et intelligence, ce qui n’est pas une preuve que nous possédions l’une et l’autre.

    Aimer le vivant ce n’est pas une posture intellectuelle, c’est un « état ». Et cet état permanent qui nous met en relation directe ET MUTUELLE avec le monde animal et végétal, est une perception très fine de l’environnement, source de surprises, de rencontres, et d’émerveillement.

    Je prends à la main ou avec un verre la plupart des bestioles qui paniquent contre la vitre, pour les mettre dehors. A ce propos j’ai trouvé comment attraper les mouches : m’approchant doucement, j’ai constaté qu’une mouche ne s’envolait pas. J’en ai déduit que leur système visuel adapté pour échapper aux mouvements rapides, ne l’était pas pour les mouvements lents, qui doivent leur être imperceptible. Quant elles sont dans le verre, vous le renversez légèrement vers le haut pour qu’elles tentent une sortie par le fond du verre, et vousmettez la main ou un objet plat sous le verre pour les libérer dehors.

    Une mouche, pffttt ! direz-vous… Eh bien lorsque l’on est sensible à ce monde devenu parallèle, on ne fait plus le distingo, on perçoit la vie, quelle que soit sa forme. Ainsi j’arrose les herbes dites mauvaises avec les bonnes, même si je dois les arracher plus tard. Je ne vais pas en plusles laisser mourrir de soif…

    A force de ressentir ce vivant, il se passe des choses bizarres mais qui m’enchantent. Comme une perruche échappée dans les bois depuis plusieurs jours qui se pose à côté de moi, que j’ai prise à la main et dont j’ai pu retrouver la propriétaire désespérée. Ou un oeuf qui criait et que j’ai fait naître et grandir, (ce qui représente beaucoup de temps et de soins, j’en conviens) puis rendu à ses congénères dans le jardin d’à côté.

    De toutes mes expériences, une évidence m’est apparue, comme un grand secret ignoré par l’homo crétinus : « LA VIE EST UNE » : CQFD

    1. Bonjour,
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      Bonne journée

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