Quels noms français normalisés pour les Rubiacées ? Et quelques autres familles…

Le projet "noms normalisés français" consiste à définir un Nom Français Normalisé (NFN) pour chaque plante vasculaire de la flore de France métropolitaine. Découvrez le fruit du travail des telabotanistes avec les noms français normalisés pour les Rubiacées et quelques autres familles de Dicotylédones.

Passerine ou Thymélée ? Vigne-vierge ou Parthénocisse ? Fabagelle ou Zygophylle ? Etc. Autant de noms de genre qui méritent d’être mis dans la balance, afin de proposer une nomenclature française normalisée qui soit à la fois aisée à utiliser et fiable, c’est-à-dire qui puisse satisfaire à la fois les débutants et les botanistes expérimentés, en respect des traditions, mais aussi des dernières découvertes scientifiques.

Ce travail sur les genres de la flore de France se base sur les règles et recommandations du Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2014).

Cette nomenclature a pour vocation à être largement utilisée à l’avenir dans les textes de loi, les documents officiels et les ouvrages d’identification. Votre avis est donc important, comme pour les documents déjà publiés sur les genres jusqu’ici. Alors n’hésitez pas à contribuer en laissant des commentaires ci-dessous, sur les noms que vous aimez et ceux qui vous plaisent moins.

Pour des remarques et discussions plus complètes, vous êtes les bienvenus à participer au forum dédié à la discussion sur les noms français normalisés

En parallèle à ces NFN, chacun pourra bien sûr continuer à utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique, en veillant toutefois à conserver une équivalence avec les NFN ou avec les noms scientifiques. La nomenclature scientifique utilisée pour les genres est celle de Flora Gallica (Tison et de Foucault 2014).

Ce document reste ouvert à la relecture jusque fin février 2019.

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8 commentaires

  1. Bonjour Monsieur Mercier

    J’apprécie beaucoup votre listing des noms français normalisés, de surcroît étant en train de rédiger un atlas bota pour une région en Belgique.
    J’ai malheureusement « rater » le premier document NFN avant le NFN Buxaceae-Droseraceae. Serait-il possible de me l’envoyer ou me signaler où je pourrais le télécharger? Un grand merci.
    Bien à vous
    Olivier Roberfroid – Formateur Nature Natagora-Wallonie

    1. Bonjour,

      toutes ces versions ne sont encore que provisoires. Concernant les familles, il reste les Apiacées (Ombellifères), et ensuite, une relecture d’ensemble amènera à modifier encore quelques noms. Donc, patience, pour utiliser ce travail !

    2. Dans le fascicule « Buxaceae-Droseraceae », je ne comprends pas la logique appliquée sur le genre /Ipomoea/ : pourquoi il serait séparé en Patate pour un végétal et Ipomée pour tous les autres ? D’après le guide de nomenclature que vous vous êtes fixés, on devrait avoir en principe un seul nom par genre. Les exceptions prévues au §2.1.2 ne semblent pas s’appliquer, sinon, il faudrait faire des exceptions pour toutes les plantes cultivées… Pour être cohérent, il faudrait appeler le genre « Ipomée » comme vous avez prévu, puis d’ajouter l’épithète « patate‐douce ».

  2. Merci Cyprien pour cette autre question.
    L’une des règles du guide est d’éviter au maximum de modifier les noms des plantes alimentaires très connues, et la Patate douce est l’une d’elle. Comme de nombreuses plantes cultivées, elle comporte de nombreux cultivars, tels que Beauregard, Covington, Diane, Hernandez, etc. Ainsi, le nom de ces cultivars pourra être assez court, tel que Patate douce Beauregard, Patate douce Covington, etc. Adopter Ipomée patate-douce engendrerait des noms très noms que peu de personne n’utiliserait, tel que Ipomée patate-douce Beauregard. J’ai quand même soumis votre remarque au comité, car elle est toutefois très juste : la Papate douce est un Ipomea tout à fait typique du genre scientifique, et il serait idéalement préférable de la rattacher au genre Ipomée. On pourrait éventuellement proposer Ipomée douce ou Ipomée patate, mais ce sera un changement de nom pour tout le monde, et il s’agit d’éviter autant que possible des changements de noms français concernant des plantes très connues. Bref, la quadrature du cercle est ici difficile à faire !

  3. Pour compléter mon propos : à propos des plantes cultivées comme la Patate douce, ce n’est pas vraiment l’article 2.1.2 qui s’applique, mais plutôt l’article 5, consistant à retenir le nom commun, y compris lorsque celui-ci est différent de celui des autres espèces du genre.
    (Voir le Guide de nomenclature des noms français normalisés :
    tela-botanica.org/actu/IMG/Guide_NFN.pdf (précédé de https://www.)

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