Gembloux Agro-Bio Tech

Stage : les milieux urbains comme hotspots de futures invasions végétales

Gembloux Agro-Bio Tech propose un stage d'une durée variable allant de 2 à 6 mois sur les milieux urbains comme hotspots de futures invasions végétales : une étude d’espèces végétales exotiques le long de gradients urbains-ruraux en Belgique.

Contexte

Structures d’accueil :

Gembloux Agro-Bio Tech sera la faculté d’accueil principale du stagiaire. Fondée en 1860 et dépendante de l’Université de Liège, elle tient une place de choix, entre recherche et développement. La recherche scientifique y est répartie en deux unités : TERRA et Agro-Bio Tech. L’étudiant(e) sera accueilli(e) dans l’équipe “Biodiversité et Paysages” de l’unité Agro-Bio Tech. L’équipe cherche à mieux connaître et comprendre la biodiversité à l’échelle locale et globale, les espèces invasives et leurs impacts ainsi que les services écosystémiques.

Le projet dans lequel le stage sera inclus se déroule en collaboration avec l’Université d’Anvers, et particulièrement avec le Research Centre of Excellence Plants and Ecosystems (PLECO). Les principaux thèmes de recherche de ce groupe sont les études des effets des changements globaux sur les plantes et les végétations.

Contexte :

Les plantes invasives ont des impacts importants dans le monde entier et sont une des principales causes de perte de biodiversité. La prévention des espèces envahissantes émergentes est alors aussi importante que la lutte contre les espèces déjà fortement distribuées. Le climat est l’une des barrières qui permet ou non le filtrage des espèces végétales envahissantes juste après leur introduction. Depuis plusieurs décennies, l’augmentation des transports (matériels ou humains : augmentation de la pression de propagule) ainsi que le réchauffement climatique (augmentation de la compatibilité climatique) ouvrent de nouvelles régions aux invasions végétales, particulièrement les espèces originaires de régions climatiques plus chaudes. Les milieux urbains constituent un des premiers environnements où ces filtres sont éliminés, notamment par la forte concentration d’activités anthropiques. En effet, des études récentes ont montré que les milieux urbains concentrent les espèces invasives et permettent leur exportation vers les milieux ruraux alentours. De plus, les villes ont des microclimats particuliers tels que le phénomène d’îlot urbain de chaleur, occasionnant des températures plus élevées dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux. Ces deux caractéristiques des milieux urbains peuvent favoriser l’installation et le développement de nouvelles espèces végétales envahissantes pré-adaptées à des climats plus chauds.

Le projet s’intéresse à : savoir si et pourquoi les milieux urbains agissent comme des hotspots d’invasions végétales, comprendre les patterns d’invasions végétales présentes et futures (notamment en relation avec les changements globaux), étudier le développement de différentes espèces exotiques végétales en divers milieux et suivant leurs caractéristiques, et enfin d’analyser le(s) rôle(s) des milieux urbains versus ruraux dans l’évolution des espèces exotiques végétales.

Missions

Le stage s’intéresserait particulièrement à l’étude des réponses (localisation, développement, stress, etc.) d’une sélection d’espèces végétales invasives le long de gradients urbains-ruraux en Belgique. Les paramètres d’étude, le travail de terrain ainsi que les analyses peuvent évoluer selon les attentes du ou de la stagiaire.

Les principales tâches seraient :

  • Localisation et sélection de populations d’espèces végétales envahissantes cibles
  • Acquisition de données sur le terrain : caractéristiques aux niveaux populationnels et individuels (par exemple : niveaux de stress)
  • Traitement des échantillons : laboratoire
  • Rédaction du rapport

Les axes du stage sont modifiables et une discussion avec le ou la candidat⋅e est bienvenue.

Profil recherché

Nous recherchons un⋅e étudiant⋅e motivé⋅e et enthousiaste (de préférence en 1ère ou 2ème année de Master, mais les étudiant⋅e⋅s en licence 3 sont aussi accepté⋅e⋅s), en biologie et environnement, qui idéalement est à l’aise en anglais (écrit et parlé). De plus, être indépendant⋅e, avoir le permis et (si possible) une voiture, sont des paramètres importants, car certains travaux de terrain seront amenés à se dérouler en Flandres et à Bruxelles où cela sera utile.

Des connaissances en botanique, SIG, et en analyses statistiques sont grandement appréciées. Dans le cas où l’un ou plusieurs de ces paramètres ne sont pas connus, la volonté de se familiariser est essentielle.

L’organisation et la rigueur sont requises.

Poste et conditions

L’étudiant⋅e sera basé⋅e à Gembloux Agro-Bio Tech (Francophone) sous la supervision d’Arnaud Monty et de Charly Géron. L’étudiant⋅e travaillera aussi en collaboration avec l’Université d’Anvers (Anglophone).

La durée du stage peut varier, mais durerait de 2 mois (idéalement Juin-Juillet 2019) à 6 mois (idéalement commençant en Mars 2019).

Les sessions de terrain seront à planifier dans une grande partie de la Belgique, et une compensation sera possible.

Les conditions de stage suivront celles de l’institution d’accueil.

Modalités de candidature

Les questions doivent être adressées par mail à cgeron@uliege.be

Les CV et lettres de motivation devront être envoyées à cgeron@uliege.be avec l’objet : “Candidature stage stress 2019” avant le 12 Février 2019.

Les candidatures peuvent être réalisées en Anglais ou Français.

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