Théophraste d’Eressos par la Garance Voyageuse #MissionBotanique

Extrait de la Garance Voyageuse n°68. Dans l'histoire de la botanique occidentale, le premier nom qui s'impose est celui de Théophraste.

La Garance Voyageuse

La Garance Voyageuse est une revue botanique trimestrielle éditée par une association. L’association La Garance Voyageuse organise également des sorties botaniques.

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Théophraste d'Eressos (-372/-287)

Statue de Théophraste
Statue de Théophraste, CC BY-SA 2.5

Dans l’histoire de la botanique occidentale, le premier nom qui s’impose est celui de Théophraste. En effet, même s’il n’est pas le fondateur de cette discipline (notion par ailleurs bien vague), car d’autres avant lui s’étaient intéressés au sujet, il est le premier dont les œuvres nous soient parvenues avec une grande fidélité, signe que si ses textes ont été suffisamment copiés, recopiés et conservés par-delà les siècles, c’est qu’ils possédaient une richesse particulière.

Théophraste est né à Eressos, sur l’île de Lesbos (Grèce) en 372 avant l’ère chrétienne. Son père pratiquait la profession de foulon. Il est parti vers -354 pour Athènes où il a suivi l’enseignement de Platon. Parmi les disciples de Platon, il se lia avec Aristote, rencontre qui a marqué tout le cours de sa vie. En effet, Aristote refusait la séparation proposée par Platon entre montre sensible et monde intelligible, et, entre autres, prônait l’observation direct de la réalité pour pouvoir la comprendre. Cette exigence est la marque de l’oeuvre de Théophraste et constitue sa plus remarquable caractéristique.

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2 commentaires

  1. Il convient d’ajouter que l’œuvre de Théophraste a été inconnue de tout le Moyen-Age. On ne la citait qu’indirectement, à partir des citations faites par Pline l’Ancien. C’est à la Renaissance qu’elle a été redécouverte et publiée. On doit à Suzanne Amigues de magistrales traductions et réidentifications des plantes de Théophraste :
    – 1988-2006. Théophraste. Recherches sur les plantes. Traduit par Suzanne Amigues. Paris, Les Belles Lettres. 5 vol.
    – 2010. Amigues, Suzanne. Théophraste. Recherches sur les plantes. Paris, Belin. Ouvrage richement illustré, avec la traduction seule et un appareil critique simplifié.
    – 2012-2017. De causis plantarum, Les causes des phénomènes végétaux. Traduit par Suzanne Amigues. Paris, Les Belles Lettres. 3 vol.
    L’identification des plantes de Théophraste s’est appuyée sur la traduction anglaise de Hort, dont les choix se retrouvent gravés dans le marbre des dictionnaires usuels du grec (Liddell-Scott et Bailly). La traduction française de Suzanne Amigues renouvelle considérablement la question, en s’appuyant sur des données botaniques récentes.
    En conséquence, ceux qui souhaitent se référer aux noms grecs de Théophraste ne doivent pas recourir aux sources passées, si ce n’est pour éclairer les choix de Linné et des autres botanistes. Ils doivent partir de la version offerte par Suzanne Amigues, qui réfute dans un appareil critique important les identification erronées et en propose de nouvelles. Pour rendre accessible de façon simple ces nouvelles identifications, nous avons reproduit dans Pl@ntUse les index de la version de Suzanne Amigues, qui permettent de partir des noms grecs ou des noms scientifiques.

    https://uses.plantnet-project.org/f/index.php?title=Théophraste

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