Portrait d’une telabotaniste : Cécile Lambert, « la botanique est aussi une merveilleuse aventure humaine »

Une passion depuis petite, une maîtrise en botanique et en physiologie végétale et une rencontre spéciale avec le chef des espaces verts de sa ville : venez découvrir le portrait d'une telabotaniste passionnée, Cécile Lambert. Cet article a été écrit par Célia Ahier, chercheuse de trésors du réseau Tela Botanica, volontaire en service civique en 2018.
Photographie de Alkanna matthioli Tausch par Cécile Lambert, CC BY-SA Tela Botanica
Alkanna matthioli Tausch par Cécile Lambert, CC BY-SA Tela Botanica

La mercuriale, les lapins et les algues

“Une passion que l’on peut qualifier de très précoce puisque dès 3 ans et demi j’apprenais à reconnaître la mercuriale pour ne pas la mélanger avec les herbes des lapins. En toute logique, mes études se sont clôturées sur une thèse en morphogenèse des algues marines après une maîtrise de botanique et de physiologie végétale, et un DEA d’algologie (de nos jours on dit phycologie).”

La rencontre avec Tela Botanica

“Après un détour professionnel forcé chez les moléculistes (il faut bien vivre), j’ai replongé dans la botanique sitôt partie en retraite. Et forcément, la botanique de nos jours c’est Tela Botanica.”

Une rencontre avec le chef des espaces verts

Photographie de Poacée récalcitrante à déterminer par Cécile Lambert, CC BY-SA Tela Botanica
Poacée récalcitrante à déterminer par Cécile Lambert, CC BY-SA Tela Botanica

“Événement en 2018 : ma rencontre avec le chef des espaces verts de ma ville, à qui j’ai demandé l’autorisation de revenir faire mes relevés de Vigie-Flore sur des placettes situées l’une au milieu d’un rond-point, l’autre au bord d’une pelouse de la ville. Rencontre d’abord très contrainte : la crainte première de mon interlocuteur était que je ratisse la totalité des espèces présentes sur mes mini-transects, ou au contraire que j’affiche des obligations de protection incompatibles avec la gestion municipale si je tombais sur des espèces rares. Une fois ces craintes écartées, nous nous sommes retrouvés à papoter comme de vieux botanistes, surtout quand j’ai avoué ma préférence pour la placette située dans un terrain vague (« Oh, je vous comprends ! ») et mes angoisses de détermination d’une Poacée récalcitrante (« Moi, je dirais Festuca rubra »). Rousseau et Chamisso l’avaient bien compris : la botanique est, aussi, une merveilleuse aventure humaine !”

 

Si vous aussi vous avez envie de mettre à disposition vos observations pour d’autres telabotanistes, il vous suffit d’utiliser le carnet en ligne

CeL-3

Sur notre site Internet, vous pouvez retrouver des outils comme le Carnet En Ligne (CEL). Grâce à cet outil, vous pouvez télécharger et stocker toutes vos photographies. Le partage de ces photographies avec la communauté permet une entre-aide pour l’identification d’une espèce qui vous est inconnue grâce à Identiplante. Ces photographies alimentent la base de données de Flora Data utilisée ensuite pour eFlore (cartes de répartition, illustrations), PictoFlora ou d’autres projets externes.

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