Vu sur la toile #16

Découvrez les articles, vidéos et podcasts qui ont attiré notre attention ces dernières semaines. A la une cette semaine : "Une forêt pétrifiée datant de 4.500 ans refait surface après une tempête", un article à lire sur Futura Sciences.
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Nigel Callaghan CC BY SA 2.0

A la une : "Une forêt pétrifiée datant de 4.500 ans refait surface après une tempête" sur Futura Sciences

« Un spectacle impressionnant est apparu la semaine dernière sur les côtes galloises, entre les villages de Borth et d’Ynyslas dans le comté de Ceredigion, en Grande-Bretagne. C’est à la faveur d’un violent orage qu’a émergé cette forêt d’arbres fossilisés datant de l’âge du Bronze. Sous la force des vents, la mer a reculé, exposant le sable sous lequel se cachaient les arbres. »

Extrait de l’article sur Futura Sciences

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3 commentaires

  1. Le titre de l’article est au moins discutable : dans un vrai bois pétrifié, un phénomène de métasomatose (remplacement atome par atome ou molécule par molécule) a remplacé les composants du bois (cellulose, lignine) par un autre minéral, de la silice le plus souvent. Il en résulte une pseudomorphose : on croit voir du bois, y compris à échelle microscopique (cellules) mais il s’agit en fait de quartz et de calcédoine ! les « planches » de bois silicifié vendus par les marchands de minéraux sont dans ce cas. Ici, il s’agit seulement de bois ayant conservé sa nature chimique peu dégradée grâce à l’enfouissement qui l’a mis à l’abri de l’oxygène atmosphérique.
    Quant au terme de « fossile », on peut l’admettre pour la forêt qui a disparu mais pas pour les souches d’espèces toujours présentes et qui n’ont pas subi de transformation chimique de type fossilisation.

    1. Il n’y a pas de limite absolue, ni donc de « vrai bois pétrifié » par opposition à des « faux ». Tous les intermédiaires existent quant aux quantités respectives de molécules organiques et de molécules minérales, plus ou moins organisées en cristaux. Il serait fort étonnant qu’il n’y ait ici un peu d’adsorption minérale au moins. Le remplacement « atome par atome » ou molécule par molécule » est un mythe, les molécules organiques et minérales concernées ont des tailles et des développement spatiaux très différents. Enfin dès la mort de la cellule qui l’a engendrée la paroi secondaire est engagée dans un processus de vieillissement, au cours duquel les molécules qui la composent, lignines, celluloses, etc. évoluent graduellement. Ah aussi, on peut avoir des définitions plus ou moins intégristes du terme « fossile », des paléontologues admettent : « toute trace d’un organisme vivant qui ne l’est plus ».

  2. Tout à fait d’accord pour un processus graduel de la minéralisation d’un être vivant quand il meurt. Ce processus est la plupart du temps organique et dissipatif et finalement il ne reste plus de traces de l’organisme qui fut vivant. Certaines de ses structures peuvent être maintenue plus longtemps (os, coquillages) mais le sens commun n’appelle pas ça un fossile! Sans intégrisme je ne vaudrais tout de même pas galvauder le terme « fossile ». Et que des paléontologues admettent la définition « toute trace d’un organisme vivant qui ne l’est plus », il me semble que cette définition manque d’une dimension temporelle. Sinon la mouche morte trouvée en bas de ma fenêtre ce matin serait déjà un fossile! Cette définition manque aussi de l’aspect exceptionnel du fossile qui grâce à certaines conditions inhabituelles a pu garder une trace de sa forme jusqu’à aujourd’hui, minéralisé ou pas. Donc merci pour la (re)découverte de cette forêt fossilisée de l’age du bronze.

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